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    Liens sélectionnés par Health On the Net Foundation dans le cadre de l'émission 36.9° diffusée le mercredi 02 mai 2012, 20:05 sur TSR 1:

    Distilbène: un héritage empoisonné

    Distilbène: un héritage empoisonné Un œstrogène de synthèse, le distilbène a été largement prescrit aux femmes enceintes entre les années 1948 et 1977 . Ce médicament a été commercialisé par différentes industries pharmaceutiques et vendu sous 200 noms différents. La molécule, censée éviter les fausses couches s'est non seulement révélée inutile, mais a généré des malformations , des accouchements prématurés et des problèmes de santé importants non seulement chez les enfants, mais chez les petits enfants des femmes à qui il avait été prescrit . Ces effets transgénérationnels semblent même affecter aujourd'hui la 3ème génération.

    Voici l' histoire exemplaire de l'utilisation d'une hormone dont les conséquences se paient des années plus tard . Elle doit nous faire réfléchir aux dangers que pourraient avoir sur le long terme tous les perturbateurs endocriniens.

    Diéthylstilbestrol (DES)

    • Historique
      Le diéthylstilbestrol (DES), estrogène de synthèse non stéroïdien a été utilisé en France entre 1948 et 1977, sous les noms de spécialités Distilbène® et Stilboestrol-Borne®, chez les femmes enceintes pour prévenir les avortements spontanés, les hémorragies gravidiques, ainsi que dans d'autres complications de la grossesse telles que la toxémie gravidique et le diabète gestationnel. C'est aux USA en 1971 que les premiers cas de cancers du vagin chez des jeunes filles qui avaient été exposées in utero au DES ont attiré l'attention. Un des premiers cas français d'adénocarcinome vaginal chez une jeune fille a été publié en 1975. En France, l'indication "avortements spontanés à répétition" a été supprimée en 1976 et la contre-indication d'utilisation chez la femme enceinte a été ajoutée en 1977.
      Juin 2011
      Source: Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (fr)
    • Contexte actuel
      Les années 1948 et 1977, environ 200 000 femmes ont été traitées par DES pendant leur grossesse en France. En tenant compte des avortements et de la mortalité fœtale et néonatale, le nombre d'enfants nés de ces grossesses est estimé à 160 000 (soit 80 000 filles et 80 000 garçons exposés in utero ) et ont aujourd'hui un âge compris entre 33 et 63 ans. Les problèmes liés à l'exposition in utero au DES restent donc d'actualité et la surveillance doit se poursuivre sur la génération à venir (enfants de parents exposés in utero ) pour évaluer les effets multi-générationnels. Les résultats d'une enquête récente indiquent que la mémoire se perd et que seule une partie du corps médical connaît précisément les conséquences de l'exposition in utero au D.E.S. C'est pourquoi l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) a décidé d'informer à nouveau les personnes exposées et les professionnels de santé sur les modalités de dépistage et de prise en charge de ces patients.
      Juin 2011
      Source: Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (fr)
    • Distilbène® en 2012
      Dans quel cas le médicament DISTILBÈNE est-il prescrit?
      Ce médicament contient une hormone de synthèse de la famille des estrogènes. Cette hormone féminine est utilisée exclusivement chez l'homme dans le traitement du cancer de la prostate.
      Mars 2012
      Source: eurekasante.fr (fr)
    • Perturbation endocrinienne
      Les liens de causalité entre xénobiotiques et perturbation endocrinienne chez les humains sont plus rares. La tragédie du diéthylstilbestrol (DES) est pourtant là pour rappeler qu'une substance chimique se comportant comme une hormone est capable non seulement d'affecter gravement la santé des personnes exposées, mais également d'entraîner des troubles irréversibles dans leur descendance. Le cas du DES révèle que:
      - le placenta humain n'est pas une barrière impénétrable aux xénobiotiques ;
      - l'exposition de la mère peut avoir des effets inattendus sur la progéniture, même plusieurs décennies plus tard;
      - l'exposition aux PE peut avoir des conséquences graves sur la santé, incluant la survenue de cancers
      Février 2007
      Source: Medecine/Sciences (fr)
    Conséquences pour la 1er génération

    • "Mères DES"
      On appelle « mères DES » les femmes qui ont pris du DES pendant une ou plusieurs grossesses.
      En 2001 , les résultats préliminaires d'une étude statistique menée aux Etats-Unis ont fait penser que les cancers du sein étaient un peu plus fréquents chez les femmes ayant reçu du DES pendant leur grossesse. Selon les auteurs, le risque était accru de 35% environ. Les mêmes auteurs ont publié en 2006 des résultats plus complets concernant 7.675 « mères DES ». Chez elles,
      - le risque de cancer du sein est effectivement faiblement augmenté,
      - le risque de décès par cancer est le même que pour les autres femmes.
      - ce risque n'augmente pas avec l'âge de ces femmes.

      En pratique
      - Le risque de cancer du sein est un peu augmenté chez les femmes qui ont pris du DES en cours de grossesse.
      - Il leur est conseillé de faire un examen gynécologique annuel et un dépistage par mammographie tous les deux ans.

      Autres études:
      - Breast Cancer in Mothers Given Diethylstilbestrol in Pregnancy.
      - Breast Cancer in Mothers Prescribed Diethylstilbestrol in Pregnancy.
      Juin 2006
      Source: des-france.org (fr)

    • Le Distilbène: Etat des lieux 32 ans après
      Les patientes ayant reçu du Distilbène® in vivo ont, en vieillissant un risque accru de développer un cancer du sein, sans surcroit de cancer ovarien ou endométrial. Une atteinte d'autres organes n'est pas exclue.
      2010
      Source: Université Henri Poincaré Nancy 1, Mémoire: Charlotte Kowalski (fr)
    Conséquences pour la 2ème génération

    • Enquête sur l'état des connaissances relatives aux effets indésirables liés à l'exposition in utero au diéthylstibestrol (DES)

      Effets indésirables connus chez la femme exposée au DES in utero
      Les complications les plus citées sont les problèmes de fertilité (cités par 59 %), les malformations utérines (56 %) et les complications obstétricales (54 %), citées dans plus de la moitié des questionnaires. Le risque de cancer du col ou du vagin est cité par 42 %, et le terme précis « adénocarcinome à cellules claires » par 15 %.

      Connaissances relatives aux complications observées chez les hommes exposées inutero au DES
      Les complications chez l'homme exposé in utero sont moins connues des gynécologues, seuls 58 % ont cité au moins une complication, 27 % ont répondu qu'ils n'en connaissaient pas et 15 % n'ont pas répondu. Les malformations de l'appareil urogénital sont les premiers troubles cités (44%), viennent ensuite des troubles de la fertilité (27 %).
      Juin 2011
      Source: Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (fr)

    • "Filles DES" - Fertilité
      Pratiquement une femme sur trois exposées au distilbène in utero est susceptible d'avoir des problèmes pour concevoir une grossesse. Les causes en sont multiples :
      - les malformations utérines empêchent la nidation et le développement d'un embryon ;
      - les anomalies des trompes peuvent gêner la fertilité en cas d'obstruction et augmenter le risque de faire une grossesse extra-utérine ;
      - des anomalies de la glaire cervicale sont souvent associées (glaire absente ou imperméable aux spermatozoïdes) ;
      - des anomalies de l'ovulation peuvent aussi être associées. Les autres conséquences sur la grossesse :
      - les malformations utérines exposent à des risques de fausses couches précoces et tardives ;
      - les accouchements prématurés, les cerclages préventifs et les repos précoces durant la grossesse sont plus fréquents.
      Novembre 2010
      Source: e-sante.be
    • "Filles DES" - Risque de cancer du sein
      Pour les « filles DES » de plus de 40 ans quelle que soit la dose de DES reçue, le risque est comparable à celui d'une femme ayant un cas familial proche. La même surveillance est donc proposée. On sait déjà qu'il est conseillé un examen annuel avec frottis chez les « filles DES ». Il faut donc continuer ce rythme de consultation annuelle comportant un examen des seins et ajouter le dépistage par mammographie chaque année.
      Mars 2010
      Source: des-france.org (fr)
    • "Filles DES" - Adénocarcinome à cellules claires du vagin ou du col utérin
      L'adénocarcinome à cellules claires du vagin, décrit par Herbst en 1970, est une complication rare (1/1000 adénoses vaginales), survenant en moyenne vers 20 ans. Ce cancer peut être prévenu par la réalisation annuelle d'un frottis de dépistage.

      Herbst (1971), Adenocarcinoma of the Vagina — Association of Maternal Stilbestrol Therapy with Tumor Appearance in Young Women
      Herbst (1970), Adenocarcinoma of the vagina in adolescence. A report of 7 cases including 6 clear-cell carcinomas (so-called mesonephromas)
      Juillet 2011
      Source: doctissimo.fr (fr)

    • "Filles DES" - Dysplasie du col
      Dans le New England Journal of Medicine, une grande étude de suivi d'une population de femmes américaines fait le point sur les risques associés à l'exposition in utero au diéthylstilbestrol, notamment pour le cancer du sein et une forme rare de cancer du vagin ou du col de l'utérus.

      Les néoplasies cervicales intra-épithéliales de grade supérieur à 2 (CIN2+): pour cette forme de lésion précancéreuse du col de l'utérus, 40 cas ont été observés chez les femmes non exposées, contre 208 chez les femmes exposées. L'exposition in utero au DES multiplie ainsi le risque de CIN2+ par 2,28 (intervalle de confiance à 95% : 1,59-3,27).
      Octobre 2011
      Source: Institut National du Cancer (fr)

    • "Filles DES" - Anomalies de l'appareil génital
      L'exposition au DES in utero peut entraîner chez certaines des «filles DES» :
      les anomalies structurales, morphologiques et fonctionnelles au niveau du vagin, du col et du corps de l'utérus, des trompes, avec par ordre de fréquence :
      - adénose (ectopie cervico-vaginale de la muqueuse cylindrique) : présence en dehors de sa localisation normale de la muqueuse cylindrique du col utérin. Elle est observée chez environ 30 % des jeunes femmes exposées et asymptomatiques, et chez 60 % des jeunes femmes exposées et qui ont des signes cliniques d'appel. Généralement la guérison est spontanée. La lésion d'adénose est susceptible de saigner ou de s'infecter et peut être aggravée par des gestes abusifs sur le col (coagulation, cryothérapie et laser) ;
      - autres anomalies cervico-vaginales (20 % à 60 % des jeunes femmes exposées) : des anomalies structurales du col et du vagin peuvent être observées. La plus fréquente est l'hypoplasie du col utérin (absence ou diminution du relief du col, aspect en cimier de casque) ;
      - anomalies utérines : souvent associées aux anomalies précédentes avec par ordre de fréquence décroissante : utérus en forme de T et cavité utérine de petite taille, hypoplasie utérine (utérus petit dans sa globalité), rétrécissement de la cavité utérine (pseudosynéchies), strictions, diverticules de l'utérus ;
      - anomalies des trompes : trompes grêles à la coelioscopie.
      Juin 2011
      Source: Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (fr)
    • "Fils DES"
      Les « fils DES » ont été exposés au DES in utero, c'est-à-dire qu'ils sont nés d'une mère ayant reçu du DES pendant la grossesse.

      Chez ces garçons, on a mis en évidence une plus grande fréquence de kystes bénins de l'épididyme, des hypotrophies des testicules, des cryptorchidies et des hypospadias.

      Dans une étude récente ( Perez K.M. 2005), il a été observé une légère diminution de la fertilité, sans toutefois réduire la probabilité d'être père.

      Aucun cancer chez les garçons n'a été rattaché à l'exposition au DES, hormis ceux liés à la cryptorchidie, dans le cas où celle-ci n'aurait pas été traitée.
      Décembre 2005
      Source: des-france.org (fr)

    • Le Distilbène a t-il engendré des troubles psy chez les enfants exposés ?
      Le Distilbène pourrait aussi être responsable de troubles psychiatriques. C'est, en tous cas, ce que soutient l'association Hhorages (Halte aux hormones artificielles pour les grossesses), rassemblant plus de mille familles dont les enfants sont victimes de dépressions sévères, d'anxiété, de troubles du comportement alimentaire, de schizophrénie, etc. Une dizaine d'entre-elles ont déjà porté plainte.

      [...] A l'association, 1 223 témoignages de mères ayant pris du Des pendant leur grossesse ont été enregistrés. Sur 1 676 enfants imprégnés dans le ventre de leur mère, 916 souffrent de troubles psychotiques, 448 ont, par ailleurs, des malformations génitales ou des maladies somatiques.

      [...] Rien d'étonnant, apparemment, pour le Dr Oussama Kébir, psychiatre : « Le Distilbène appartient à la famille des perturbateurs endocriniens. Or, ces derniers sont capables de dérégler la machinerie qui régule les gènes à tous les niveaux, y compris celui du système nerveux central ».

      31 familles vont participer à une étude Pour tenter d'apporter une réponse scientifique à l'hypothèse d'un lien de causalité, le médecin a dirigé une étude dont les résultats interrogent. Dans une même famille, en comparant des frères exposés au Des et des frères non exposés, il relève que dans 80 % des cas, ceux qui ont été en contact avec la molécule in utero ont des troubles psychiatriques. A contrario, il n'y a pas de troubles chez les frères et sœurs non exposés. Le Dr Kébir va maintenant aller plus loin en lançant une étude sur 31 familles afin de comparer leur épigénétique, à savoir les signaux qui témoignent d'un impact de l'environnement sur les gènes. La recherche devrait démarrer en septembre 2012 sur environ 75 personnes. 450 000 « bornes informatives » seront analysées à partir de leur Adn. « Ce sera un argument crédible pour dire que l'exposition pendant la grossesse peut perturber d'une manière durable, voire massive, l'épigénome, affirme-t-il. C'est une piste car on sait que la régulation épigénétique est importante dans les troubles psychiatriques ». Résultats attendus à la fin de l'année 2012.

      Articles:
      Diethylstilbestrol and risk of psychiatric disorders: a critical review and new insights.
      Psychological consequences of DES exposure in utero.
      Mars 2012
      Source: viva.presse.fr (fr)

    Conséquences pour la 3ème génération Liens vers des associations de patients

    • Les Filles DES
      Les Filles DES est une association créée par des filles victimes du distilbène® en désir d'enfant. Elle se veut être un lieu où vous trouverez de l'information concernant le distilbène et ses implications, les suivis médicaux, l'assistance à la procréation, l'adoption...
      Source: lesfillesdes.com (fr)
    • Réseau D.E.S. France
      L'association Réseau D.E.S. a pour but d'informer des personnes concernées, de les soutenir et de coopérer avec:
      - les professionnels de santé
      - les organismes officiels de la Santé (DGS, AFSSAPS, ANAES)
      - les élus : sénateurs, députés,
      - les groupes DES ACTION dans le monde
      - les médias, pour améliorer l'information et la prise en charge médicale des personnes subissant les effets du DES.
      Source: des-france.org (fr)
    • Halte aux HORmones Artificielles pour les GrossessES
      Le but d'HHORAGES-France, c'est d'établir la relation de cause à effet entre la prise d'hormones sexuelles de synthèse lors des grossesses et tous les troubles générés, à plus ou moins long terme, chez les enfants issus de ces grossesses.
      Source: HHORAGES-FRANCE (fr)

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