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    Emission 36.9° diffusée le mercredi 27 mars 2013, 20:15 sur RTS 1:

    Diagnostic pré-implantatoire: oui ou non?

    Diagnostic pré-implantatoire: oui ou non? Encore interdit en Suisse, le diagnostic pré-implantatoire va être soumis au vote du peuple. Cette technique permet de savoir après fécondation in vitro si l'enfant à naître présente de graves maladies ou malformations génétiques. Le DPI évite la question de l'avortement mais pose celles de l'eugénisme et de la place du handicap dans notre société.

    Procréation médicalement assistée (PMA)

    • Terminologie et acronymes

      La procréation médicalement assistée (PMA) correspond à l'ensemble des techniques visant à aider les couples hypofertiles à concevoir en dehors de l'union naturelle et à mener à terme une grossesse. Ces techniques font référence à une terminologie et à des acronymes, dont voici une liste non exhaustive
      • FIVETTE : fécondation in vitro et transfert d'embryons

      • IAC : insémination artificielle avec sperme de conjoint

      • IAD : insémination artificielle avec sperme de donneur

      • ICSI : de l'anglais "Intracytoplasmic sperm injection", injection intracytoplasmique de spermatozoïde

      • MESA : de l'anglais "Microsurgical epididymal sperm aspiration", aspiration micro chirurgicale de spermatozoïdes dans l'épididyme

      • TESE : de l'anglais "Testicular sperm extraction", extraction de spermatozoïdes dans le testicule

      • DEC/TEC : transfert d'embryons congelés-decongelés


      aout 2011
      Source: CHUV
    • Fécondation in vitro et transfert d'embryons (FIVETE)

      La FIVETE est une technique qui consiste à ponctionner les follicules ovariens, à isoler les œufs (ovocytes) et à les mettre en présence de spermatozoïdes (du conjoint ou d'un donneur). Après une incubation de 16-20 h, les ovocytes imprégnés (fécondés) sont identifiés. Parmi ceux-ci, 1 à 2 ovocytes imprégnés sont mis en culture en vue du transfert d'embryons frais. Selon la loi Suisse, trois embryons au maximum peuvent être transférés. Cependant, afin d'éviter les risques et les complications qu'engendrent les grossesses de triplés, nous nous limitons en règle générale à transférer 2 embryons. Les ovocytes imprégnés surnuméraires sont immédiatement cryoconservés pour une utilisation ultérieure, en accord avec la loi Suisse.L'injection intra-cytoplasmique d'un spermatozoïde (ICSI) est une technique spéciale de la fécondation in vitro indiquée notamment dans les cas d'infertilité masculine. Dans ce cas, un spermatozoïde est injecté directement dans un ovocyte. Les spermatozoïdes peuvent provenir d`un éjaculat ou d'un prélèvement micro-chirurgical de spermatozoïdes dans l'épididyme (MESA) ou dans le testicule (TESE).Les indications pour une FIVETE sont l'infertilité tubaire, l'infertilité inexpliquée, l'endométriose sévère ou les échecs d'autres traitements; l'indication principale pour une ICSI est l'infertilité d'origine masculine.
      aout 2011
      Source: CHUV
    • Cycle FIV (Fécondation in vitro)

      • Etape 1(Stimulation ovarienne) :
        Pour stimuler les ovaires et la production de plusieurs ovocytes, deux médicaments sont utilisés

      • Etape 2(Déclenchement de l'ovulation) :
        L'ovocyte n'est fécondable par le spermatozoïde que s'il a préalablement repris sa division méiotique et expulsé le premier globule polaire. On considère alors qu'il est mature.

      • Etape 3 (Prélèvement des ovocytes) OPU :
        La plupart des prélèvements d'ovocytes sont réalisés sous une légère anesthésie générale en salle d'opération. Exceptionnellement, une anesthésie locale ou loco-régionale peut être proposée. Ce fait est discuté avec le médecin et avec l'anesthésiste avant l'intervention.

      • Etape 4 (Recueil et la préparation du sperme) :
        Le recueil du sperme est réalisé à proximité immédiate du laboratoire environ 1.5 heures après la ponction. Une abstinence de 2-4 jours est recommandée, car cette durée permet d'obtenir un maximum de spermatozoïdes mobiles.

      • Etapes 5(Mise en fécondation in vitro) :
        En FIV classique, quelques heures après l'OPU, 50'000 spermatozoïdes sont mis en présence de chaque complexe cumulus-ovocyte. Cette mise en fécondation est réalisée dans une boîte de culture à 4 cupules (voir photo). Chaque boîte est identifiée avec le nom des patients et mise à incuber à 37°C en présence de 6% CO2, 5% O2 et 90% N2 dans un incubateur (voir photo). Lorsque le faible nombre de spermatozoïdes rend impossible la mise en fécondation classique, on a recours à l'ICSI

      • Etape 6 ( Identification des ovocytes imprégnés, la mise en culture des embryons et la congélation des ovocytes imprégnés surnuméraires)
        Une fois qu'un spermatozoïde a pénétré dans l'ovocyte, les matériels génétiques d'origine paternelle et maternelle apparaissent sous forme de structures appelées pronucléi. Ainsi, 16-20 heures après la mise en fécondation, les ovocytes imprégnés (ovocytes fécondés) sont identifiés par la présence des deux pronucléi (noyaux maternel et paternel) et de deux globules polaires.

      • Etapes 7: Transfert d'embryons
        Le transfert d'embryons est réalisé 48-72 heures après le prélèvement des ovocytes. Le transfert s'effectue par voie vaginale, au moyen d'un fin cathéter et est indolore. Le transfert se fait sous ultrason avec vessie à demi pleine.


      Source: CHUV
    • Stimulation ovarienne avec ou sans insémination intra-utérine (IIU) par le sperme du conjoint (IAC)

      La stimulation ovarienne permet de palier à une faiblesse du signal ovulatoire (signal hormonal).Elle est effectuée par la prise de médicaments per os et/ou d'injections de gonadotrophines. Des contrôles réguliers avec échographies et dosages hormonaux visent à ajuster la dose de stimulation reçue afin de limiter le risque de grossesse multiple (jumeaux) et d'effectuer le déclenchement de l'ovulation au moment opportun. L'insémination (IIU) est effectuée après le déclenchement de l'ovulation. Une fois que le jour et l'heure de l'insémination ont été fixés par le médecin responsable, le laboratoire d'andrologie (LABR) donne un rendez-vous au conjoint pour le prélèvement de sperme (par masturbation) une à deux heures avant l'insémination. Le sperme doit être préparé au laboratoire pour en isoler les spermatozoïdes mobiles et éliminer le plasma séminal. L'insémination est réalisée par un médecin, alors que la patiente est en position gynécologique. L'insémination, en principe indolore, consiste à introduire la suspension de spermatozoïdes dans l'utérus au moyen d'un cathéter souple. Si l'IIU n'est pas nécessaire (bonne qualité de sperme), le couple aura des rapports après le déclenchement de l'ovulation. Dans des cas rares les IIU peuvent être effectuées en cycle spontané.
      Source: CHUV
    • Insémination artificielle avec sperme de donneur (IAD)

      L'insémination avec sperme de donneur est effectuée en cycle spontané ou stimulé, ceci étant déterminé de la même façon que pour les IAC. Le sperme, qui est conservé à -196°C sous forme de paillettes, est décongelé une heure et demie avant l'insémination. Il est soumis à une préparation semblable à celle qui est utilisée pour le sperme frais. La procédure d'insémination est également identique à celle décrite pour les IAC.

      Le donneur est attribué au couple par un médecin de l'UMR de manière à correspondre au plus proche des caractéristiques du conjoint. Les éléments pris en compte sont la taille, la couleur des cheveux, des yeux et de la peau, ainsi que le groupe sanguin. Une mise en quarantaine du sperme congelé permet de s'assurer que le donneur n'est porteur d'aucun germe sexuellement transmissible, tel que le virus du SIDA, ceux de l'hépatite B et C, le cytomégalovirus.

      Les indications à l'IAD peuvent être l'azoospermie (absence de spermatozoïde) dans le sperme éjaculé et dans des biopsies testiculaires, l'échec d'autres traitements de l'infertilité masculine (ICSI) ou le risque de transmission d'une maladie.
      Source: CHUV
    • Intra-cytoplasmic sperm injection (ICSI)

      L'injection intra-cytoplasmique d'un spermatozoïde a été développée à l'Université Libre de Bruxelles dans le Centre du Professeur A.C. Van Steirteghem par le docteur G. Palermo. Utilisée chez l'homme pour la première fois en 1991-1992, elle est aujourd'hui appliquée par tous les Centres de PMA du monde entier. Elle permet d'améliorer les taux de fécondation et de grossesse chez les patients présentant une hypofertilité d'origine masculine.

      Réalisée à l'aide de micromanipulateurs sous contrôle microscopique, l'ICSI nécessite une longue expertise. Un spermatozoïde mobile et d'aspect morphologique normal est sélectionné, puis immobilisé par fracture du flagelle. L'ovocyte préalablement débarrassé des cellules nourricières qui l'entourent est à son tour fixé à une micropipette de maintien. La pipette d'injection contenant le spermatozoïde est alors introduite dans l'ovocyte, et après s'être assuré que la membrane de l'ovocyte (oolemme) est bien percée, le spermatozoïde est délicatement déposé, puis la pipette est retirée.
      Source: CHUV
    • Risques de la procréation médicalement assistée

      La procréation médicalement assistée (PMA), comme toute autre technique médicale, comporte certains risques.

      Malformations et aberrations chromosomiques:
      Plus de cinq millions d'enfants ont vu le jour dans le monde grâce à une FIV ou à une ICSI. Les données épidémiologiques sur la santé et le développement de ces enfants sont toutes rassurantes. Des suivis dans le monde entier continuent.

      Jusqu'à ce jour, le nombre de malformations congénitales observé chez les enfants issus d'une FIV ou d'une ICSI est légèrement supérieur à celui observé parmi la population générale. Selon les résultats des grandes études, chaque 15e enfant après conception spontanée est touché par une malformation, chaque 12e après FIV-ICSI. Les malformations congénitales ne semblent pas directement liées à la technique de la PMA (FIV ou ICSI). Beaucoup de malformations sont détectables par l'ultrason.

      Les aberrations chromosomiques, comme par exemple la trisomie 21 (Down syndrome ou mongolisme), peuvent être dépistées par des examens sanguins et échographiques précoces (12ème semaine) et/ou peuvent être détectées par un examen invasif (choriocentèse / amniocentèse).

      Le risque de fausse-couche est en moyenne de 20-26% (légèrement augmenté par rapport aux femmes avec conception spontanée). Ceci s'explique par l`âge biologique élevé des femmes qui font une FIV par rapport aux autres femmes et également par le fait que le diagnostic de grossesse est très précoce.

      La transmission génétique d'une infertilité paternelle à la descendance masculine: risque intervenant clairement dans les procédures d'ICSI et de FIV, surtout lorsque l'hypospermatogenèse est due à une mutation du chromosome Y. Notons que ce risque existe théoriquement également lors d'une conception naturelle.
      Source: CHUV
    Législation sur la procréation médicalement assistée

    • Suisse : Loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA) du 18 décembre 1998 (Etat le 13 juin 2006)

      Art. 1 Objet et but

      1 La présente loi fixe les conditions de la pratique de la procréation médicalement assistée des êtres humains.

      2 Elle assure la protection de la dignité humaine, de la personnalité et de la famille; elle interdit l'application abusive de la biotechnologie et du génie génétique.

      3 Elle prévoit l'institution d'une Commission nationale d'éthique.
      Source: Confédération suisse
    • France : Loi n° 2004-800 du 6 août 2004 relative à la bioéthique

      L'assistance médicale à la procréation s'entend des pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, la conservation des gamètes, des tissus germinaux et des embryons, le transfert d'embryons et l'insémination artificielle. La liste des procédés biologiques utilisés en assistance médicale à la procréation est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé après avis de l'Agence de la biomédecine
      Source: Legifrance.gouv.fr
    Dépistage et diagnostic

    • Dépistage et diagnostic prénatal d'une maladie congénitale d'origine génétique durant la grossesse.

      a) Dépistage d'une maladie génétique avant la naissance :

      Le dépistage prénatal se définit comme un contrôle et une recherche non ciblée à travers des méthodes non invasives, de possibles anomalies.
      Le dépistage n'est pas obligatoire et reste à l'appréciation de la future mère.
      Toute femme enceinte ne désirant pas connaître une éventuelle issue défavorable à sa grossesse, n'est pas obligée d'effectuer les tests de routine envisagés à l'hôpital comme chez le gynécologue installé en cabinet. Nous avons pu nous entretenir avec le Docteur Jean Marie Pellegrinelli, gynécologue à la maternité des HUG, qui a pu nous informer sur les différentes techniques de dépistages prénataux de routine, que nous allons énumérer ci-dessous.

      Techniques d'exploration prénatales :
      • Prise de sang :Une prise de sang est effectuée à toute femme enceinte, à l'Hôpital cantonal de Genève. Elle permet de mettre en évidence la possible positivité pour les pathogènes suivants: l'hépatite B, le VIH, la syphilis, le cytomégalovirus ainsi que la drépanocytose si la mère a des origines africaines
      • Analyse ultrasonographique: échographie : Les ultrasons sont une procédure non invasive dans la mesure où il n'y a pas de radiations ionisantes.Elles sont réalisées à la 12e et à la 20e semaine de grossesse.
      • Dépistage sérique du 1e r et 2e trimestre : Faut-il dépister toutes les maladies? la loi sur les analyses génétiques, votée en 2004, établit:
        1. Un dépistage ne peut être effectué que si le programme a été autorisé par l'autorité fédérale compétente.
        2. L'autorisation ne peut être délivrée que
          a. s'il existe un traitement précoce ou des mesures prophylactiques
          b. s'il est prouvé que la méthode d'analyse fournit des résultats fiables
          c. si un conseil génétique adéquat est offert


      b) Etablissement d'un diagnostic prénatal de maladies génétiques :

      Le diagnostic prénatal est un diagnostic ciblé, effectué sur la base d'un soupçon ou indication préalable.
      Les tests sont effectués si la maladie est grave, d'apparition précoce, d'une fréquence suffisante, accessible à un traitement efficace, détectable par un test fiable, peu coûteux et applicable à grande échelle Le diagnostic prénatal peut suivre de façon temporelle le dépistage si une anomalie est détectée. Le diagnostic des maladies héréditaires peut être déterminé au moyen de différents outils, dont un certain nombre est énuméré ci dessous.
      Les cellules fœtales sont prélevées pour une analyse moléculaire ou chromosomique (établissement d'un caryotype) par:
      • Amniocentèse : C'est un prélèvement du liquide amniotique, effectué entre la 15e et 16e semaine, contenant les cellules fœtales, par une aiguille creuse introduite par la paroi abdominale. Elle peut se faire avec une anesthésie locale.Avant d'entreprendre ce test, il faut avoir la vessie pleine.
        L'amniocentèse permet de diagnostiquer les anomalies telle que l'anencéphalie, le syndrome de Down, la spina bifida. Elle permet aussi de voir si les poumons du fœtus sont bien développés dans le cas d'un accouchement précoce.
        Les risques de cette procédure sont une infection du fœtus, une perte de liquide amniotique, un saignement vaginal, pouvant conduire à une fausse couche.
      • Choriocentèse: C'est un prélèvement de tissu décidual provenant du placenta(villosités choriales), possible à partir de 11 12 semaines de grossesse. Le gynécologue place un cathéter à travers le col de l'utérus jusqu'à atteindre les villosités choriales.
      • Cordocentèse : Prélèvement de sang fœtal par le cordon ombilical, possible à partir de 2022semaines de grossesse.
      • diagnostic préimplantatoire : Cette méthode est interdite en Suisse.


      c) Conseil génétique

      Chaque analyse génétique nécessite une information sur les examens de dépistage, leurs possibilités et leurs limites, ainsi que leurs résultats. Cette nécessité d'informer les parents est essentielle pour l'anxiété et l'incompréhension. C'est ainsi que le conseil génétique accompagne souvent le diagnostic prénatal.
      Juin 2010
      Source: Université de Genève - Médecine
    • L'élargissement du diagnostic préimplantatoire aux affections cancéreuses

      La première petite fille sélectionnée pour ne pas être porteuse du gène BRCA1 prédisposant aux cancers du sein est née le 9 janvier 2009 à Londres
      Cette sélection génétique résulte du diagnostic préimplantatoire (DPI), technique consistant à rechercher certaines anomalies sur des embryons obtenus par fécondation in vitro puis à n'implanter que ceux qui en sont indemnes. La naissance de ce bébé a entrainé un fort retentissement international en raison des peurs que le DPI cristallise, à savoir un glissement progressif vers la sélection d'individus sur des critères médicaux jugés injustifiés ou sur des critères non médicaux.
      Source: www.ethique.inserm.fr - Sandra Franrenet, mars 2009
    Diagnostic préimplantatoire

    • Diagnostic génétique préimplantatoire

      Le diagnostic génétique préimplantatoire ou DPI désigne une procédure consistant à détecter une maladie ou une anomalie congénitale dans un embryon obtenu par fécondation in vitro (FIV). Il s'agit chaque fois d'une détection très ciblée d'une anomalie bien déterminée, pratiquée chez des personnes qui présentent un risque élevé de transmettre leur affection à leurs enfants.
      Source: www.univ-hospitals.be
    • Procédure diagnostique préimplantatoire

      La procédure est, schématiquement, la suivante : une demande émanant du généticien s'occupant du couple ; demande ensuite discutée au sein d'une équipe pluridisciplinaire (constituée de gynécologues-obstétriciens, de généticiens, de biologistes et de psychiatres). Quand le feu vert est donné, la prise en charge thérapeutique comporte une stimulation ovarienne multifolliculaire dans le cadre d'une fécondation in vitro. La fécondation se fait ensuite par injection intracytoplasmique d'un spermatozoïde. «Cette technique permet en effet d'éviter la contamination des cellules embryonnaires par de l'ADN paternel du fait de la présence de spermatozoïdes fixés à la zone pellucide» explique le Pr Frydman.

      Il ajoute que les embryons obtenus sont «évalués» au troisième jour de développement, puisque ne pourront être biopsiés que les embryons constitués d'au moins 6 à 8 blastomères de taille homogène. La zone pellucide est alors ouverte grâce à un laser et un à deux blastomères sont prélevés sur l'embryon. L'analyse génétique devra ensuite être réalisée dans les 24 à 48 heures afin de pouvoir transférer les embryons indemnes de la maladie au stade de blastocyste.
      Source: Rev Med Suisse 2011;7:1282-1283
    Législation sur le diagnostic préimplantatoire

    • Législation européenne - Étude de législation comparée n° 188 - octobre 2008 - Le diagnostic préimplantatoire
      le diagnostic préimplantatoire est encore interdit en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Suisse ;
      les pays qui l'admettent, c'est-à-dire la Belgique, le Danemark, l'Espagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, en élargissent progressivement le champ d'application, mais sans nécessairement en prévoir l'emploi pour détecter des prédispositions cancéreuses.
      Source: senat.fr
    • Législation européenne - Document de base sur le diagnostic préimplantatoire et prénatal : Conseil de l'Europe Situation clinique et situation Juridique (20 octobre 2011)

      Pays où le DPI est autorisé :

      Quinze pays disposent d'une réglementation spécifique autorisant certaines utilisations du DPI : la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, la Géorgie, la Grèce, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Fédération de Russie, la Serbie, la Slovénie et la Suède.

      Pays où le DPI est interdit :

      L'utilisation du DPI est expressément interdite en Autriche, en Italie et en Suisse.
      Cette interdiction repose sur les raisons suivantes
      - le fait que la loi en vigueur « sur la procréation individuelle vise exclusivement à apporter une aide en cas de stérilité » (Autriche) ;
      - la protection du statut de l'embryon (Italie) ;
      - un risque de l'extension de la sélection des embryons (d'après leur sexe ou d'autres caractéristiques), les risques potentiels pour l'embryon à la suite de l'intervention et le risque d'erreur de diagnostic (Suisse).
      Il est noté que la Suisse réexamine actuellement l'article pertinent de la Constitution fédérale ainsi que, la loi applicable au DPI afin d'autoriser certaines indications et de préciser les conditions.
      Source: Conseil de l'Europe
    • Législation Suisse - Diagnostic préimplantatoire : procédure de consultation concernant une admission réglementée

      Berne, 29.06.2011 - Le Conseil fédéral propose de remplacer l'interdiction du diagnostic préimplantatoire (DPI) dans la loi sur la procréation médicalement assistée (LPMA) par une admission réglementée. Pour ce faire, il est nécessaire de modifier l'article 119 de la Constitution fédérale concernant la procréation médicalement assistée et le génie génétique dans le domaine humain. Le projet est mis en consultation.
      Source: Confédération suisse - Office fédéral de la santé publique
    • Prise de position de la Fondation Gen Suisse concernant la révision de la loi sur la procréation médicalement assistée et de l'article 119 de la Constitution fédérale Juillet 2012

      Le rapport sur les résultats de la consultation relative à la modification de l'article 119 de la Constitution fédérale et de la loi sur la procréation médicalement assistée a été publié en juin 2012. Sur la base de ce rapport, le Conseil fédéral a pris la décision d'autoriser, sous conditions, le diagnostic préimplantatoire (DPI). Le Département fédéral de l'intérieur (DFI) travaillera jusqu'en début d'année 2013 sur les ébauches de cette modification de loi.

      La Fondation Gen Suisse approuve pleinement la décision du Conseil fédéral d'autoriser le DPI et de permettre la cryoconservation d'embryons. Gen Suisse considère la modification sous conditions de l'article 119, en guise de remplacement de l'interdiction générale du DPI, comme un progrès au niveau de la qualité de la procréation médicalement assistée en Suisse. Cependant, Gen Suisse conseille, concernant certains points, un ajustement de la nouvelle proposition de loi afin de satisfaire au concept de «good medical practice» actuellement en vigueur, d'éviter la discrimination des personnes touchées, et de prendre en compte la qualité, ainsi que les coûts, d'une telle intervention.

      Selon Gen Suisse, les points suivants devraient être revus:
      1 .La révision ne tient pas pleinement compte du concept de «good medical practice» actuellement en vigueur
      2 .Les personnes porteuses de maladies héréditaires sont discriminées par la nouvelle proposition de loi
      3. La loi est démesurément restrictive en regard des possibilités d'utilisation du DPI
      4. La présente loi entraîne la réalisation de telles analyses à l'étranger

      Juillet 2012
      Source: Fondation Gen Suisse
    Ethique du Diagnostic préimplantatoire

    • Le diagnostic préimplantatoire et l'argument de l'eugénisme

      Conclusion : Les faiblesses de l'argument invoquant l'eugénisme par rapport à des pratiques contemporaines de diagnostic génétique, particulièrement le DPI, sont les suivantes : Le «paradoxe de la salle d'embarquement platonicienne»: on raisonne comme si les âmes des personnes futures attendaient d'être embarquées vers l'existence, et qu'elle ont un droit égal au voyage.
      Si le DPI est une transgression, c'est une transgression sans victime: il n'affecte le «droit de vivre» d'aucune personne mais rend possible l'existence future d'une personne dépourvue d'une certaine pathologie (Attention: Il ne rend évidemment pas possible la «perfection génétique»! Un test génétique ne répond jamais à une question non posée!).
      La sélection de l'absence d'une pathologie par le DPI ne peut être comparée à l'imposition d'un mode de vie particulier
      Source: Prof. Alex Mauron, Institut d'éthique biomédicale
    • DPI : un projet de loi incompréhensible

      Résumé : Le diagnostic préimplantatoire (DPI) consiste, dans un cadre de procréation médicalement assistée (PMA/FIVETE), à examiner une cellule de l'embryon avant son introduction dans l'utérus de la femme, dans l'optique de détecter une maladie héréditaire grave. Le DPI est actuellement prohibé par la loi fédérale sur la PMA, alors qu'il est autorisé dans des pays comme la Belgique (où existe un programme important) et la France. La Commission nationale d'éthique (CNE) a établi deux rapports et sa large majorité considère l'interdiction actuelle comme inadéquate; toutefois, elle est partagée quant à l'éventualité de concevoir un bébé-espoir, ou bébé-médicament, dont le profil HLA (human leukocyte antigen) permet le traitement d'un frère ou soeur malade déjà né(e). Une motion initiée par Felix Gutzwiller et acceptée en 2005 a requis le Conseil fédéral de modifier la loi. Le projet que ce dernier a mis en consultation en février déçoit malheureusement: en principe, il ouvre la porte au DPI mais l'assortit de conditions restrictives telles que le terme d'hypocrisie vient à l'esprit.
      Source: Martin, Jean - Bulletin des médecins suisses = Schweizerische Ärztezeitung, 2009, Vol. 90, n° 13, p. 552
    Médias

    • Handicap et diagnostic à l'aube de la vie : espoir ou dérive?

      Regards croisés sur le diagnostic préimplantatoire Axel Kahn au coeur du débat « helvéthique »
      Le 30 août dernier, ce sont près de 400 participants qui se sont rendus au colloque organisé par Pro Infirmis Vaud au Centre de congrès et d'expositions de Beaulieu à Lausanne. Avec des regards croisés sur le diagnostic préimplantatoire (DPI)1, les différents orateurs ont donné des éclairages percutants bien que nuancés. Axel Kahn, Professeur, médecin généticien, chercheur, Président de l'Université Paris Descartes, a accompagné le colloque, en l'introduisant et en le clôturant.
      aout 2011
      Source: Pro Infirmis
    • Diagnostic préimplantatoire: «La Suisse n'a plus le choix»

      La jurisprudence européenne exige une adaptation de la législation, explique le professeur de droit lausannois Charles Joye
      juillet 2012
      Source: letemps.ch
    • Nouveau feu vert de Berne au diagnostic préimplantatoire Maladies génétiques

      Le Conseil fédéral a confirmé son soutien à cette technique pour les couples qui risquent de transmettre une maladie grave à leurs enfants. Mais les conditions seront strictes.
      juin 2012
      Source: lematin.ch
    • Diagnostic préimplantatoire: porte ouverte

      Les couples risquant de transmettre une maladie grave à leur enfant devraient pouvoir recourir au diagnostic préimplantatoire (DPI) en Suisse. Le Conseil fédéral est prêt à lever l'interdiction de cette technique. Le peuple aura le dernier mot, une modification de la constitution étant nécessaire.
      juin 2011
      Source: rts.ch
    • Diagnostic préimplantatoire ; vingt ans après

      «FIV». Qui, il y a vingt ans, connaissait la signification de cet acronyme ? On lui préférait la formule «bébé éprouvette» avant, souvenons-nous, que n'émerge la «Fivete» (Fécondation in vitro et transfert embryonnaire). Combien serons-nous, dans vingt ans, à ne pas savoir de quoi il retourne avec le «DPI» ? Et comment comprendre que cet acronyme soit apparu d'emblée sans que personne ne songe à traduire cette pratique par «tri géné tique embryonnaire» ? Ce n'est sans doute pas qu'une affaire de vocabulaire.
      Source: Rev Med Suisse 2011;7:1282-1283
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