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    Emission 36.9° diffusée le mercredi 25 septembre 2013, 20:15 sur RTS 1:

    Le vaccin selon Bill Gates - Le paludisme

    Le vaccin selon Bill Gates - Le paludisme Voilà 50 ans que les scientifiques se démènent pour enrayer les ravages du paludisme, une maladie qui fait près d'un million de morts par an. Alors que les subventions pour la recherche fondent comme neige au soleil, les 500 millions de dollars investis dans l'opération par GlaxoSmithKline (GSK) et Bill Gates sont contestés. Devant la caméra, les rivaux émettent des doutes sur l'efficacité du vaccin.

    Paludisme

    • La maladie : Paludisme (palus = marais) ou malaria (mal'aria = mauvais air)
      Le paludisme est dû à un parasite, le Plasmodium, transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l'être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s'attaquent aux globules rouges. Le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Ces symptômes apparaissent généralement dix à quinze jours après la piqûre de moustique. En l'absence de traitement, le paludisme peut entraîner rapidement le décès par les troubles circulatoires qu'il provoque. Dans de nombreuses régions du monde, les parasites sont devenus résistants à plusieurs médicaments antipaludéens.

      Les principales mesures de lutte contre le paludisme prévoient: un traitement rapide et efficace par des associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine, l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide et la pulvérisation d'insecticide à effet rémanent à l'intérieur des habitations pour lutter contre les moustiques vecteurs.
      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé
    • Causes
      Le paludisme est dû à des parasites du genre Plasmodium transmis d'une personne à l'autre par des piqûres de moustiques Anopheles infectés, appelés «vecteurs du paludisme», qui piquent principalement entre le crépuscule et le petit matin.
      Il existe quatre types de paludisme humain:
      - Plasmodium falciparum;
      - Plasmodium vivax;
      - Plasmodium malariae;
      - Plasmodium ovale.
      Les Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax sont les plus répandus. Le Plasmodium falciparum est le plus mortel.Ces dernières années, on a enregistré aussi certains cas humains de paludisme à Plasmodium knowlesi – un paludisme du singe rencontré dans certaines zones de forêts d'Asie du Sud-Est.
      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé
    • Transmission
      Le paludisme est transmis exclusivement par les piqûres de moustiques Anopheles. L'intensité de la transmission dépend de facteurs liés au parasite, au vecteur, à l'hôte humain et à l'environnement.

      Une vingtaine d'espèces anophèles différentes sont présentes localement en quantités importantes à travers le monde. Toutes les espèces importantes de vecteurs piquent la nuit. Les Anopheles se reproduisent dans l'eau et chaque espèce a ses préférences; certaines par exemple préfèrent l'eau douce de faible profondeur comme les flaques, les rizières et les empreintes laissées par les sabots d'animaux.

      La transmission est plus intense aux endroits où les espèces de vecteurs ont une durée de vie relativement longue (ce qui permet au parasite de compléter son cycle de développement à l'intérieur du moustique) et piquent plutôt les êtres humains que les animaux. Par exemple, la longue durée de vie et la forte préférence pour l'homme des espèces africaines de vecteurs expliquent que plus de 90% des
      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé
    • Symptômes
      Le paludisme est une maladie caractérisée par des épisodes fébriles aigus. Les symptômes apparaissent au bout de sept jours ou plus (généralement 10 à 15 jours) après la piqûre de moustique infectante. Les premiers symptômes – fièvre, maux de tête, frissons et vomissements – peuvent être modérés et difficiles à attribuer au paludisme. S'il n'est pas traité dans les 24 heures, le paludisme à P. falciparum peut évoluer vers une affection sévère souvent mortelle.

      Les enfants fortement atteints développent fréquemment un ou plusieurs des symptômes suivants: anémie sévère, détresse respiratoire consécutive à une acidose métabolique ou paludisme cérébral. Chez l'adulte, on observe aussi fréquemment une atteinte de tous les organes. Dans les zones d'endémie, les personnes peuvent parfois être partiellement immunisées, et il peut y avoir des infections asymptomatiques.

      Pour les paludismes à P. vivax et à P. ovale, des rechutes cliniques peuvent se produire des semaines ou des mois après la première infection même si le patient a quitté la zone impaludée. Ces nouveaux épisodes sont dus à des formes hépatiques «dormantes» (qui n'existent pas avec P. falciparum et P. malariae), et un traitement spécial – ciblé sur ces stades hépatiques – est impératif pour guérir complètement le malade.
      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé
    • Qui est exposé?
      Près de la moitié de la population du monde est exposée au paludisme. La plupart des cas de paludisme et des décès dus à cette maladie surviennent en Afrique subsaharienne. Toutefois, l'Asie, l'Amérique latine et, dans une moindre mesure, le Moyen-Orient et certaines parties de l'Europe sont également affectés. En 2011, 99 pays étaient confrontés à une transmission continue du paludisme.

      Les groupes de population les plus spécialement à risque sont:

      - Les jeunes enfants vivant dans des zones de transmission stable qui n'ont pas encore développé une immunité les protégeant contre les formes les plus sévères de la maladie.
      - Les femmes enceintes non immunisées le paludisme entraîne des taux élevés de fausses couches et peut provoquer des décès maternels.
      - Les femmes enceintes semi-immunisées dans les régions de forte transmission. Le paludisme peut entraîner des fausses couches et un faible poids de naissance chez le nouveau-né, en particulier lors de la première et de la seconde grossesse.
      - Les femmes enceintes semi-immunisées infectées par le VIH dans les zones de transmission stable ont un risque accru de contracter le paludisme pendant toute leur grossesse. En cas d'infection palustre du placenta, ces femmes ont aussi un risque plus élevé de transmettre l'infection à VIH à leurs nouveau-nés.
      - Les personnes vivant avec le VIH/sida.
      - Les voyageurs internationaux en provenance de régions exemptes de paludisme car ils ne sont pas immunisés.
      - Les immigrants venus de régions d'endémie et leurs enfants qui vivent dans des zones exemptes de paludisme et qui retournent dans leur pays d'origine pour y rendre visite à des amis ou à de la famille sont également exposés, car leur immunité a diminué ou disparu.

      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé
    • Cycle évolutif du plasmodium falciparum
      Le paludisme est une maladie parasitaire causée par un hématozoaire du genre Plasmodium et transmise à l'homme par des moustiques femelles du genre Anophèles. L'agent pathogène du paludisme est un hématozoaire du genre Plasmodium, appartenant à l'embranchement des Sporozoa et à l'ordre des Hæmosporidae. Cent vingt trois espèces du genre Plasmodium ont été répertoriées et possèdent des cycles biologiques similaires. Ce sont des parasites intracellulaires obligatoires des vertébrés transmis par des moustiques femelles. Afin que le cycle complet puisse s'accomplir, il doit y avoir adéquation entre le parasite et son hôte vertébré, ainsi qu'entre le parasite et le moustique vecteur.

      Le cycle de développement de Plasmodium est un cycle complexe qui comprend un hôte intermédiaire (l'homme pour ce qui nous concerne), où il se trouve sous une forme haploïde et se multiplie de manière asexuée, et un hôte définitif, l'Anophèle femelle, où a lieu la reproduction sexuée.

      L'infestation naturelle de l'homme se fait par inoculation des sporozoïtes pendant la piqûre de l'anophèle (a). Les parasites ne restent pas plus d'une demi-heure dans le sang, puis vont se réfugier dans les hépatocytes où ils se multiplient dans le cytoplasme en formant de volumineuses cellules plurinuclées, les schizontes hépatocytaires (b). Quand ces schizontes sont mûrs, la cellule-hôte est lysée et libère autant de mérozoïtes qu'il y avait de noyaux dans le schizonte (c). Cette période est cliniquement muette et dure de 1 à 3 semaines.

      Source: Faculté de médecine de Montpellier-Nîmes - Dr C. Morelle – DFGSM2/3 –– UE De l'agent infectieux à l'hôte
    • Pathologies coexistantes
      Les zones géographiques ou sévissent le paludisme et les infections a VIH se recouvrent tres largement, d'ou le nombre important de sujets atteints a la fois d'une infestation palustre et d'une infection a VIH. L'aggravation de l'immunodépression liée au VIH peut également entrainer une aggravation des manifestations du paludisme. Chez les femmes enceintes et porteuses du VIH, les effets indésirables du paludisme placentaire sur le poids de naissance de l'enfant sont majores. Dans les zones d'endémie stable, les malades porteurs du VIH partiellement immunises contre le paludisme peuvent souffrir d'infestations plus fréquentes avec une charge parasitaire plus élevée, alors que la ou la transmission est instable, l'infection a VIH est associée a un risque accru de paludisme grave et de décès du au paludisme .
      Source: Directives pour le traitement du paludisme - OMS - Organisation mondiale de la Santé
    Epidémiologie

    • Estimation selon l'OMS
      Selon les dernières estimations, on a enregistré, en 2010, 219 millions de cas de paludisme (avec une marge d'incertitude comprise entre 154 millions et 289 millions) qui ont causé 660 000 décès (avec une marge d'incertitude comprise entre 490 000 et 836 000), soit une diminution de la mortalité de 25% au niveau mondial par rapport à 2000 et de 33% dans la Région africaine de l'OMS. La plupart des décès surviennent chez des enfants vivant en Afrique, où chaque minute un enfant meurt du paludisme. D'après les estimations de la charge de la maladie au niveau des pays dont on dispose pour 2010, 80% des cas surviennent dans 17 pays. À eux seuls, le Nigéria et la République démocratique du Congo totalisent plus de 40% du nombre total estimatif de décès par paludisme dans le monde.
      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé
    • Le paludisme en Suisse de 2006 à 2010
      Durant la période 2006-2010, 180 cas de paludisme en moyenne ont été déclarés chaque année en Suisse au sein de la population résidente. Les hommes ont été plus souvent touchés que les femmes, cette différence pouvant s'expliquer par des facteurs aussi bien socio-économiques (respect de la chimioprophylaxie, comportement en voyage, destination) que biologiques. Les personnes d'origine africaine âgées de 16 à 49 ans ont été les plus touchées; les deux tiers d'entre elles étaient des hommes. Ces personnes ont été contaminées avant tout par P. falciparum à l'occasion de visites à des amis ou à de la famille en Afrique. Le tourisme était le premier motif de voyage chez les Suisses, qui ont été infectés principalement par P. falciparum et, pour la majorité, en Afrique. Une consultation de médecine des voyages est vivement recommandée avant tout séjour dans une zone d'endémie. Ce sont surtout les Africains qui devraient être mieux sensibilisés aux risques encourus dans leur pays d'origine. Des informations importantes sur la prévention et la prophylaxie du paludisme en voyage sont disponibles à l'adresse www.safetravel.ch.
      Source: Confédération suisse - Le paludisme en Suisse de 2006 à 2010 (Etat des données au 1er mars 2011)
    Diagnostic

    • Procédure lors de suspicion de paludisme au retour des tropiques
      Le paludisme ne se manifeste souvent qu'après le retour; cette maladie doit donc, en cas de fièvre (température axillaire supérieure à 37,5 °C) apparaissant suite à un voyage en zone endémique (Afrique, Océanie, Asie ou Amérique latine), être inclue dans le diagnostic différentiel.
      Les premiers signes de la maladie peuvent dans de rares cas, survenir plus de six (et jusqu'à douze) mois après l'exposition à des piqûres infectieuses. L'infection est confirmée par l'examen microscopique d'une goutte épaisse et l'espèce est déterminée à l'aide d'un frottis sanguin. Il est important que les résultats soient disponibles rapidement.
      - Un résultat fiable provenant d'un laboratoire expérimenté devrait être disponible dans un délai maximal de 12 heures.
      - Faute de disposer d'un tel laboratoire, il est possible d'effectuer un test rapide et une formule sanguine complète (exclusion d'une parasitémie élevée) dans un cabinet ou à l'hôpital, et d'envoyer en même temps 5 ml de sang EDTA à un centre spécialisé.
      - Si le diagnostic de laboratoire ne peut être établi dans un cas de forte suspicion clinique de paludisme, une thérapie doit être initiée. Dès que le diagnostic définitif en provenance du laboratoire spécialisé est disponible, la thérapie peut alors être complétée ou interrompue.
      Si l'état général du patient est mauvais, il faut l'hospitaliser et consulter immédiatement un spécialiste (médecine tropicale et médecine des voyages ou un infectiologue). Il ne faut pas oublier que la chimioprophylaxie ou l'administration parallèle d'antibiotiques peuvent rendre difficile l'établissement du diagnostic. La mise en évidence d'anticorps antipaludiques par un examen sérologique est non pertinente au stade aigu de la maladie. Les résultats de l'examen sanguin doivent être confirmés par un laboratoire compétent
      Source: Confédération suisse - Prophylaxie antipaludique pour les séjours à l'étranger de courte durée - mars 2006
    • Accès universel aux tests diagnostiques du paludisme.
      En 2010, l'OMS a recommandé que tous les cas suspects de paludisme soient confirmés par un test de diagnostic avant traitement. Les résolutions récentes de 2011 sur le paludisme de l'Assemblée générale des Nations Unies et l'Assemblée mondiale de la Santé ont mis l'accent sur l'importance des tests de diagnostic pour le paludisme afin d'atteindre les objectifs fixés d'ici à 2015. Le Partenariat RBM (Roll Back Malaria) s'est fixé de nouveaux objectifs concernant l'accès universel aux tests diagnostiques du paludisme tant dans le secteur public que privé ainsi qu'au niveau communautaire.
      Source: OMS - Accès universel aux tests diagnostiques du paludisme. Manuel pratique Version révisée, février 2013
    • L'Institut de médecine tropicale critique le test du paludisme de l'OMS
      L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis en place des tests rapides pour détecter le paludisme, à cause de l'augmentation du coût du traitement de la maladie. L'Institut de médecine tropicale (IMT) d'Anvers critique ces tests rapides dans un communiqué de presse, vendredi.

      Face à l'augmentation des coûts du traitement contre le paludisme, l'OMS a mis en place un test de dépistage avant de traiter la maladie. Les chercheurs de l'IMT concluent que la nouvelle approche n'est pas fiable. Ceux-ci ont effectué des recherches au Burkina Faso pour vérifier s'il est utile de mettre en place ces tests.

      Selon l'IMT, les tests ne permettent pas de déceler tous les cas de paludisme, en particulier chez les jeunes enfants. "Le test ne convient pas pour les régions où le paludisme est très fréquent. Les résultats ne sont pas fiables et il est trop coûteux de l'effectuer sur toute la population. L'OMS devrait traiter les enfants dans ces régions simplement s'ils ont de la fièvre. Ils sont les plus vulnérables, tandis que le paludisme est rarement grave pour les adultes", explique Zeno Bisoffi, chercheur à l'IMT.

      Un test rapide coûte 0,70 euro, tandis qu'un traitement à l'artémisinine revient à 1 euro par enfant et à 2 euros par adulte. Transmis par le moustique anopheles, le paludisme est facile à éviter et à soigner. Pourtant, chaque année, 650.000 personnes meurent encore de cette maladie, principalement des enfants africains.
      Source: RTBF: le site de la Radio Télévision Belge Francophone
    Traitement

    • Le paludisme en Suisse: comment le traiter?
      Les artémisinines à courte durée d'action, combinées avec des substances à demi-vie plus longue, sont parmi les médicaments de choix dans le traitement des crises aiguës de paludisme. Il y a en outre d'excellentes raisons pour recourir, dans les hôpitaux suisses de moyenne ou de grande taille, à l'artésunate parentéral dès que possible face à une malaria grave – indépendamment del'espèce de parasite impliquée –, ou lorsqu'on suspecte une évolution défavorable. Après au moins 48 heures, autrement dit dès que les patients sont capables de prendre un traitement par voie orale et en respectant une fenêtre thérapeutique de quelques heures, il est conseillé d'administrer encore un traitement final sous la forme d'un cycle complet avec une préparation combinée. Aussi bien les formes orales que parentérales des artémisinines nécessitent une surveillance attentive durant au moins quatre semaines à la recherche d'une hémolyse jusqu'à ce que d'autres examens aient démontré l'innocuité du traitement.
      Source: Forum Med Suisse 2013;13(3):33–34
    • Directives pour le traitement du paludisme

      Traitement du paludisme simple à plasmodium falciparum

      - Utiliser des associations thérapeutiques à base d'artémisinine de préférence à la sulfadoxinepyriméthamine (SP) + amodiaquine (AQ) pour le traitement du paludisme simple à P. falciparum.

      - Si l'on utilise une CTA, il faut au moins trois jours de traitement avec un dérivé de l'artémisinine.

      - La dihydroartémisinine + pipéraquine (DHA + PPQ) est une possibilité pour le traitement en première intention du paludisme simple à P. falciparum dans l'ensemble du monde.

      - Adjonction d'une dose unique de primaquine (0,75 mg/kg) au traitement par une CTA du paludisme simple à falciparum à titre d'antigamétocyte, notamment dans le cadre d'un programme de pré-élimination ou d'élimination.

      Traitement du paludisme grave à placemodium falciparum

      - On administrera de l'artésunate en intraveineuse de préférence à la quinine pour le traitement du paludisme grave à P. falciparum chez l'adulte.

      - Un traitement d'au moins 14 jours par la primaquine est nécessaire pour le traitement radical du paludisme à P. vivax.
      Source: OMS - Directives pour le traitement du paludisme deuxième édition 2011
    Prévention

    • Conseils médicaux aux voyageurs - Maladie en bref
      Le paludisme (la malaria) est une maladie parasitaire transmise par des moustiques qui piquent la nuit. Elle se manifeste par de la fièvre et un état grippal et peut être mortelle. Elle sévit dans de nombreuses zones tropicales et sub-tropicales du monde. Chaque année des milliers de voyageurs en sont atteints. Pour la prévenir, protégez-vous des piqûres de moustiques le soir et la nuit (lotions anti-moustiques, moustiquaire, etc.) et prenez scrupuleusement un médicament antipaludique (chimioprophylaxie) si vous vous rendez dans une zone à haut risque ou un traitement de secours dans les régions à faible risque. Le paludisme est particulièrement grave pour les femmes enceintes et les enfants. Toute fièvre, pendant ou après un voyage en zone d'endémie doit vous faire suspecter une crise de paludisme et consulter un médecin dans les plus brefs délais.
      Source: SafeTravel.ch
    • Prévention du paludisme chez les personnes se rendant en Asie du Sud (Inde, Bangladesh, Népal): modification des recommandations
      Le Groupe suisse de travail pour les conseils médicaux aux voyageurs (GSV) et l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommandent à tous les voyageurs se rendant en Asie du Sud, d'emporter un traitement de réserve contre le paludisme au lieu de recourir à une chimioprophylaxie. Cette recommandation entre en vigueur immédiatement.
      La méfloquine, les combinaisons d'atovaquone/proguanil ou d'artéméther/luméfantrine peuvent être recommandées comme médicaments antipaludiques de réserve en Inde. La méfloquine est utilisée en monothérapie. Les deux préparations combinées atovaquone/proguanil (Malarone®) et artéméther/ luméfantrine (Riamet®) se sont révélées efficaces en Suisse pour le traitement des cas de paludisme non compliqués.
      Source: Confédération suisse
    • Prophylaxie antipaludique pour les séjours à l'étranger de courte durée
      Groupe suisse de travail pour les conseils médicaux aux voyageurs (GSV)* et Office fédéral de la santé publique (OFSP)**
      Les séjours jusqu'à 3 mois sont considérés «de courte durée»

      Chaque année, 200 à 300 cas de paludisme sont déclarés en Suisse. La maladie s'avère mortelle pour 1 à 3 voyageurs non immuns.
      La protection antipaludique s'articule autour de quatre points:
      - prise de conscience du risque avant, pendant et après un voyage dans une région endémique
      - prévention des piqûres de moustiques
      - prise régulière d'une chimioprophylaxie
      - en cas de fièvre: diagnostic et traitement rapides

      Source: Confédération suisse
    • Les longs séjours (plus de 3 mois)
      Les séjours de plus de 3 mois nécessitent généralement des conseils spécifiques donnés par des spécialistes (Institut de médecine tropicale, centres de vaccination,spécialistes en médecine tropicale).
      La prophylaxie d'exposition doit être expliquée en détail.
      La chimioprophylaxie médicamenteuse classique se caractérise par la prescription de méfloquine. Lorsque la tolérance est bonne, ce médicament peut être pris pendant plusieurs années.
      L'auto-traitement d'urgence constitue, pour les voyageurs de longue durée dans les régions à risque élevé une alternative ou un complément judicieux, selon la situation.
      Source: Confédération suisse
    • Chimio-prophylaxie
      Dans les régions à risque élevé où prédominent les souches de P. falciparum sensibles à la méfloquine, il est recommandé d'utiliser la méfloquine (Méphaquine®, Lariam®), l'atovaquone/proguanil (Malarone®) ou la doxycycline(monohydrate) sans restrictions particulières.
      Auto-traitement d'urgence
      Dans les régions à risque paludique moyen à faible, où prédominent les souches de P. falciparum sensibles à la méfloquine, nous recommandons l'utilisation d'artéméther/luméfantrine (Riamet®), d'atovaquone/proguanil (Malarone®) ou de méfloquine (Méphaquine®, Lariam®).
      Les mesures de protection non médicamenteuses ne sont pas à négliger. Il est recommandé aux personnes séjournant en plein air d'appliquer des répulsifs (lotions anti-moustiques) sur les parties découvertes du corps et de porter des vêtements clairs et amples dès la tombée de la nuit. Il est en outre conseillé de dormir dans des pièces climatisées où l'on a préalablement pulvérisé un insecticide (spray anti-insectes) ou d'utiliser une moustiquaire imprégnée d'insecticide.

      Source: Confédération suisse
    Recherche Vaccins Antipaludiques

    • Les essais cliniques de vaccins
      Les essais cliniques Comprennent quatre phases, le passage d'une phase à la suivante étant conditionné par les résultats obtenus en termes d'innocuité, d'immunogénicité puis d'efficacité.

      Essais de phase I :
      Ils ont pour objectif d'évaluer chez l'homme l'innocuité et l'immunogénicité des vaccins. Ils sont effectués d'abord sur des volontaires adultes du pays où est développé le vaccin. Ces adultes sont généralement non immuns vis-à-vis du paludisme. Les essais de phase I doivent ensuite être reproduits chez des adultes puis des enfants semi-immuns (i.e. vivant en zone d'endémie) car l'exposition naturelle au paludisme peut influer sur l'immunogénicité et l'innocuité des vaccins. À ce stade, des tests immunologiques conventionnels sont réalisés (e.g. tests Elisa) pour vérifier l'immunogénicité et donner des indications utiles pour le choix des doses et du calendrier vaccinal.

      Essais de phase II :
      Ils visent à évaluer l'efficacité potentielle du vaccin dans des conditions d'exposition expérimentale (phase IIa) ou naturelle (phase IIb) à l'infection. Pour tester les vaccins dirigés contre les stades pré-érythrocytaires du parasite, les infections expérimentales se font par des moustiques infectés. En général les piqûres de cinq anophèles suffisamment infectés permettent d'assurer l'infection d'un individu non immun. Une surveillance étroite de la parasitémie sanguine est assurée par frottis sanguins ou PCR en temps réel pour traiter les volontaires avant qu'ils ne soient malades [50]. Pour les vaccins dirigés contre les stades sanguins asexués, un modèle d'infection expérimentale par des hématies parasitées a été mis au point pour évaluer l'impact d'une vaccination sur le taux de croissance parasitaire estimé par PCR en temps réel.

      Essais de phase III
      Ils sont effectués dans les populations cibles naturellement exposées au paludisme qui bénéficieront du vaccin s'il reçoit finalement son autorisation de mise sur le marché (AMM). Ces essais ont pour objectif de démontrer l'efficacité du vaccin dans des conditions normales d'administration. Aucun vaccin antipaludique n'a encore atteint ce stade. Une AMM pourrait probablement être délivrée à un vaccin qui diminuerait significativement (e.g. avec une efficacité supérieure ou égale à 50 %) le risque d'accès palustre simple. Il est cependant improbable qu'un vaccin soit recommandé s'il n'a pas démontré son efficacité sur les formes graves du paludisme. Les essais de phase III pourraient impliquer quelques centaines à quelques milliers de personnes, voire plus si un vaccin doit être évalué sur les formes graves du paludisme, ou être comparé à un vaccin antipaludique de référence précédemment enregistré plutôt qu'à un placebo, les essais devraient alors être multicentriques.

      Phase IV de l'évaluation des vaccins
      Après délivrance d'AMM, elle vise à identifier leurs effets indésirables rares sur plusieurs milliers ou dizaines de milliers de personnes. Elle offre l'opportunité d'évaluer l'efficacité des vaccins contre les formes graves et la mortalité palustre par des études cas témoins.
      2006
      Source: ScienceDirect - Médecine et maladies infectieuses 36 (2006) 414–422
    • Déclaration d'Helsinki de L'AMM - Principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains
      1. L'Association Médicale Mondiale (AMM) a élaboré la Déclaration d'Helsinki comme un énoncé de principes éthiques applicables à la recherche médicale impliquant des êtres humains, y compris la recherche sur du matériel biologique humain et sur des données identifiables.
      La Déclaration est conçue comme un tout indissociable. Aucun paragraphe ne peut être appliqué sans tenir compte de tous les autres paragraphes pertinents
      Source: Association Médicale Mondiale
    • Vaccins contre le paludisme : perspectives et réalité
      La mise au point de vaccins contre le paludisme a connu une accélération marquée au cours des dix dernières années. Le nombre d'essais cliniques a augmenté et quelques antigènes ont été essayés en zone d'endémie. Aucun candidat vaccin n'a encore montré une efficacité suffisante et durable qui soit utile pour la santé publique. Les essais ont cependant montré sans ambiguïté qu'un certain niveau d'immunité clinique anti-palustre pouvait être induit par vaccination, dans des conditions expérimentales ou sur le terrain. Les avancées dans le développement de vaccins contre le paludisme sont présentées dans cette revue.
      Source: ScienceDirect - Médecine et maladies infectieuses 36 (2006) 414–422
    • Un vaccin efficace contre le paludisme : utopie ou objectif réaliste ?
      Lorsqu'un anophèle infecté effectue un repas sanguin, il peut injecter quelques dizaines de sporozoïtes, la forme infectante du parasite (Fig. 1). Après quelques minutes, ces derniers peuvent atteindre et envahir des hépatocytes où ils se multiplient (schizogonie hépatique). Au bout d'une à deux semaines, quelques dizaines de milliers de mérozoïtes sont libérées dans le sang et envahissent les hématies pour s'y multiplier dans un cycle érythrocytaire asexué de 48 heures (P. falciparum,P. vivax et P. ovale) ou de 72 heures (P. malariae). Au cours du cycle sanguin, une petite proportion des Plasmodium prennent des formes sexuées (gamétocytes), males ou femelles, qui, une fois ingérées par un anophèle peuvent se féconder, produire un zygote et initier le développement du parasite chez le vecteur. Seuls les stades sanguins asexués sont responsables de la pathogenèse.
      Source: ScienceDirect - Médecine et maladies infectieuses 36 (2006) 414–422
    • Recommandations de l'OMS pour la vaccination systématique - tableaux récapitulatifs
      Afin d'aider les gestionnaires de programme à établir des calendriers de vaccination optimaux, l'OMS a compilé des informations clés sur ses recommandations actuelles de vaccination de routine en deux tableaux récapitulatifs.

      Le tableau 1 récapitule les vaccinations de routine recommandées pour tous les groupes d'âge - enfants, adolescents et adultes. En tant que tel, il donne un aperçu des recommandations sur la vaccination pour tous les âges, y compris les séries primaires et les doses de rappel.

      Le tableau 2 donne des informations détaillées sur les vaccinations de routine pour les enfants, y compris l'âge à la première dose et les intervalles de temps entre les doses. Il réitère les recommandations sur les séries primaires et les doses de rappel.

      Dans le tableau 3 L'OMS a renforcé ses recommandations pour la vaccination interrompue et retardée. Ces situations irrégulières peuvent être un challenge pour les travailleurs de la santé qui ne savent pas quoi faire.

      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé
    • Questions et réponses sur les vaccins antipaludiques
      Quelle est la situation actuelle en matière de recherche sur les vaccins antipaludiques ?
      Il n'y a actuellement aucun vaccin antipaludique homologué. Des essais cliniques sont en cours pour plus d'une vingtaine de projets. Parmi eux, le vaccin au stade le plus avancé est évalué dans le cadre d'un essai clinique en phase 3. Ce produit s'appelle RTS,S/AS01 et a été mis au point sur la base d'un partenariat entre GlaxoSmithKline Biologicals et l'Initiative pour un vaccin antipaludique (MVI) de PATH, avec des fonds de la Fondation Bill & Melinda Gates. L'essai clinique du RTS,S a au moins 5 à 10ans d'avance sur les autres vaccins candidats. Le RTS,S/AS01 est un vaccin contre Plasmodium Falciparum qui ne devrait pas conférer de protection contre le paludisme à P. vivax .
      Novembre 2012
      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé
    • Vaccins antipaludiques : pléthore de candidats, petit nombre d'antigènes
      Il existe au moins 94 candidats vaccins antipaludiques. Ils sont dérivés de seulement une vingtaine d'antigènes (Fig. 1). Comme il peut être nécessaire d'ajuster la formulation ou le système d'administration de chacune de ces molécules, le nombre d'essais à effectuer est encore supérieur. Même si nombre de ces molécules en développement ont pu donner des résultats encourageants, il n'existe aucune garantie qu'une d'elle ou qu'une de leurs combinaisons permettra d'induire un niveau suffisant d'immunité. Cela continue à justifier l'exploration de nouvelles approches de recherche de vaccins.

      Les candidats vaccins se distinguent d'abord par les stades parasitaires auxquels les antigènes sont exprimés. De ces stades dépendent l'effet attendu du vaccin et le type de réponse immune susceptible d'être protectrice.

      4.1. Vaccins contre les stades pré-érythrocytaires
      Les vaccins contre les stades pré-érythrocytaires (Fig. 1)
      doivent induire des réponses immunes visant les sporozoïtes ou les schizontes hépatiques. Le but est d'empêcher toute libération de mérozoïtes dans le sang. Pour induire une immunité chez des individus non-immuns, l'efficacité de ce type de vaccin doit être de 100 %. Dans le cas contraire, s'il ne réduisait que de 90 % ou moins le nombre de schizontes hépatiques ou de mérozoïtes libérés, le vaccin ne pourrait que retarder de quelques heures à quelques jours la survenue de manifestations cliniques


      4.2. Vaccins contre les stades sanguins asexués
      Un vaccin contre les stades erythrocytaires asexués (Fig. 1) viserait soit à empêcher l'invasion des hématies et donc à contrôler les densités plasmodiales circulantes, soit à empêcher l'évolution des infections vers les formes cliniques et potentiellement graves de la maladie. La mise au point d'un tel vaccin se heurte à différents obstacles : les difficultés d'évaluation expérimentale chez l'homme, l'absence de modèle animal pertinent et l'absence de corrélat immunologique de la protection. La principale cible de vaccins contre les stades sanguins asexués est le mérozoïte, la forme du parasite qui est libérée par les schizontes hépatocytaires ou érythrocytaires et qui envahie les hématies. En quelques secondes, les mérozoïtes adhérent aux globules rouges, se réorientent par rapport à la membrane érythrocytaire et modifient les structures membranaires pour envahir les hématies en formant des vacuoles parasitophores. Ils échappent alors aux anticorps. Plusieurs protéines parasitaires sont impliquées dans ce processus complexe (par exemple MSP-1). Elles sont exprimées en surface de la membrane parasitaire et sont donc exposées aux anticorps pendant une très brève période.

      Vaccins bloquant la transmission
      Des anticorps dirigés contre des antigènes des stades sexués du parasite (Fig. 1) peuvent empêcher la fécondation dans l'estomac de l'anophèle et bloquer le développement du parasite.Une vaccination permettant de reproduire ce phénomène serait altruiste. Elle ne viserait pas à protéger l'individu vacciné mais à limiter la transmission des parasites de l'homme au vecteur,et secondairement du vecteur à l'homme. Si la couverture ou l'efficacité vaccinale ne sont pas totales, un petit nombre d'individus infectés suffirait à assurer la transmission du paludisme. Cette transmission serait d'autant plus efficace que la capacité vectorielle des vecteurs est élevée, comme celle des principaux vecteurs du paludisme en Afrique Anopheles gambiae, A. arabiensis et A. funestus. De tels vaccins pourraient être utiles dans des régions de paludisme instable, où la transmission est naturellement faible, en complément d'interventions antivectorielles, ou en combinaison pour limiter la transmission de parasites échappant à la réponse immune induite par un autre vaccin antipaludique.
      Source: ScienceDirect - Médecine et maladies infectieuses 36 (2006) 414–422
    • La nouvelle virulence de Plasmodium vivax
      Est-ce un dogme (pour ne pas dire un paradigme) qui vacille sous les yeux des spécialistes du paludisme ? Des chercheurs viennent de montrer que Plasmodium vivax, l'un des principaux agents du paludisme, s'avère aujourd'hui capable d'infecter des populations considérées jusqu'à présent comme naturellement protégées du fait, pensait-on, des caractéristiques spécifiques de leur groupe sanguin. Cette découverte pour le moins inattendue n'est pas une bonne nouvelle, et ce, à plusieurs titres. Elle pourrait remettre en cause certaines stratégies de vaccination antipaludéenne et alerte sur la possibilité d'une progression de ce parasite dans des régions du monde où il est actuellement absent. Les résultats de ce travail multidisciplinaire viennent d'être publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.
      Source: Rev Med Suisse 2010;6:692-693
    • Paludisme : Plasmodium vivax provoque lui aussi des cas sévères
      Alors que les recherches pour lutter contre le paludisme se focalisent sur un seul des quatre parasites transmetteurs de la maladie, Plasmodium falciparum, deux nouvelles études menées en Papouasie Nouvelle Guinée, dont l'une était dirigée par l'équipe suisse de Blaise Genton, mettent en garde contre un deuxième parasite : Plasmodium vivax.

      On considérait jusqu'à présent que P. vivax ne provoquait qu'une forme bénigne de la maladie. Mais contrairement aux idées reçues, d'une part il est impliqué de façon non négligeable dans les cas de paludisme sévère – environ un cas sur cinq – et d'autre part, une infection combinée de ce parasite et de P. falciparum ne protège pas contre les complications de la maladie.1,2

      Des données collectées pendant quatre ans dans des hôpitaux du sud de la Papouasie ont révélé que dans ces régions un patient sur trois infecté par les deux parasites à la fois et un patient sur quatre infecté uniquement par P. vivax développaient un paludisme sévère, contre un patient sur cinq avec P. falciparum. Ces résultats alarmants et inattendus sont aggravés par la résistance des deux parasites à la chloroquine.

      Ces informations sont corroborées par une étude menée pendant huit ans par l'Institut tropical suisse et l'Institut de recherche médicale de Papouasie-Nouvelle Guinée, dans le cadre du Malaria vaccine epidemiology and evaluation project.

      Source: Rev Med Suisse 2008;4:1581
    Les candidats vaccins antipaludiques

    • Tables of malaria vaccine projects globally

      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé - Updated June 2013
    • Candidat-Vaccin « RTS,S »
      Le RTS,S/AS01 est le vaccin candidat le plus avancé contre la forme la plus mortelle du paludisme chez l'homme, Plasmodium falciparum. Le recrutement d'un essai de phase III ayant débuté en mai 2009 s'est achevé en 2011 avec la participation de 15 460 enfants dans les sept pays suivants d'Afrique sub-saharienne : Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique, et la République-Unie de Tanzanie. Deux groupes d'âge ont été créés pendant l'essai : 1) les enfants âgés de 5 à 17 mois à la première dose recevant uniquement le vaccin RTS,S/AS01 ; et 2) les enfants âgés de 6 à 12 semaines à la première dose recevant le même vaccin antipaludique co-administré avec des vaccins pentavalents du calendrier vaccinal systématique. Les deux groupes ont reçu trois doses du vaccin RTS,S/AS01 à un mois d'intervalle.

      Selon le calendrier de l'essai en cours, les données de l'essai de Phase III nécessaires afin de formuler des recommandations politiques fondées sur des preuves devraient être disponibles pour l'OMS en 2014-2015. À partir des données disponibles actuellement, le vaccin sera évalué en tant que traitement supplémentaire et non en remplacement des mesures préventives, diagnostiques et thérapeutiques existantes. Les moustiquaires imprégnées d'insecticide de longue durée, les tests diagnostiques rapides et les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine continueront à être nécessaires, même si le vaccin RTS,S/AS01 devient disponible et est utilisé.

      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé
    • Candidat-Vaccin « SPf66 »

      SPf66 (Amérique latine, Afrique et Asie)
      Le vaccin SPf66 (Patarroyo) est un peptide synthétique à trois composants du stade sporo-zoïte et sanguin asexué. Il est actuellement le seul vaccin qui ait fait l'objet de plusieurs étu-des de phase III. Une méta-analyse de six études en double aveugle, randomisées et placebo contrôlées menées dans des régions d'endémicité de la malaria différente en Amérique latine, Asie et Afrique a montré une efficacité globale de 23% (95% IC : 12-32) pour réduire l'incidence des épisodes cliniques de malaria à Plasmodium falciparum.36 Cette revue de la collaboration Cochrane a conclu que le vaccin est sûr et qu'il est le premier à avoir montré une certaine réduction du risque de malaria chez les enfants vivant dans les régions endémiques. Vu que la seule possibilité de distribution adéquate d'un vaccin antimalarique en Afrique devrait se faire par l'intermédiaire du programme étendu de vaccination, une large étude de phase III a été menée chez des enfants tanzaniens avec le vaccin administré à 1, 2 et 7 mois d'âge. Cette étude a montré que le vaccin SPf66 ne modifiait pas les réponses humorales aux vaccinations de routine ; malheureusement, l'efficacité était nulle (2% ; 95% intervalle de confiance -16,16).37 Considérant tous les résultats des études d'efficacité avec SPf66, la communauté scientifique a considéré que ce vaccin ne joue aucun rôle dans le contrôle de la malaria en Afrique subsaharienne, en tout cas dans sa formulation actuelle avec l'hydroxyde d'alumine. Bien que ces résultats soient décevants pour ce vaccin particulier, tous les essais de phase III pratiqués ont permis d'acquérir une connaissance élargie des processus immunologiques et moléculaires, surtout en ce qui concerne les peptides synthétiques. Ces expériences ont permis également un enrichissement considérable de la connaissance en ce qui concerne la méthodologie des études cliniques en zone d'endémie.
      Source: Revue Médicale Suisse N° -652 publiée le 23/05/2001
    • Candidat vaccin BK-SE36
      Paludisme : BK-SE36, un candidat-vaccin "au potentiel prometteur"
      Jusqu'à présent, les efforts des chercheurs du monde entier ne suffisent pas à mettre au point un vaccin protégeant efficacement et durablement contre le paludisme. Un nouveau candidat-vaccin, développé par des chercheurs japonais, relance cependant l'espoir d'y parvenir d'ici quelques années. Des résultats encourageants publiés fin mai dans la revue PLoS One, mais qui devront être confirmés.
      Source: Vidal - Jean-Philippe RIVIERE - Juin 2013
    • Candidat-Vaccin MSP3

      Paludisme : l'intérêt du candidat-vaccin MSP3 se confirme
      Une vaste étude immuno-épidémiologique, publiée dans PLoS Medicine, vient de confirmer l'intérêt d'un candidat-vaccin contre le paludisme, nommé MSP3, en développement à l'Institut Pasteur. Elle montre que les anticorps dirigés contre cette molécule et produits par les sujets exposés sont étroitement associés à la protection contre la maladie, et ce y compris chez le jeune enfant, -contrairement aux anticorps dirigés contre d'autres candidats-vaccins. Ces résultats, qui confirment ceux des premiers essais cliniques, apportent l'espoir de pouvoir induire, dès le jeune âge, une bonne protection contre le paludisme. Plasmodium falciparuLe paludisme est une des maladies infectieuses les plus meurtrières : l'Organisation mondiale de la santé estime qu'un enfant en meurt toutes les 30 secondes et qu'il provoque de 1 à 3 millions de décès chaque année. Il menace 2 milliards d'individus et est responsable de quelque 500 millions de cas annuels dans le monde. Les nombreux essais de candidats-vaccins menés jusqu'à présent se sont révélés pour la plupart décevants.
      novembre 2007
      Source: Institut Pasteur
    • Candidat-Vaccin GMZ2
      Le vaccin est un vaccin GMZ2 le paludisme hybride composée de protéines de surface du mérozoïte (MSP3) et le glutamate riches en protéines (GLURP). Le vaccin avec adjuvant est l'hydroxyde d'aluminium. Le total ciblées pour la vaccination est 1870 enfants âgés entre 1 et 5 ans. La Faculté de médecine est la plus grande faculté de l'Université de Makerere, universitaires menant de l'Ouganda. Il est une institution expérimentée universitaires et de recherche qui a mené des recherches dans les maladies infectieuses, maladies dégénératives, la santé génésique, la santé mentale, et autres. Tous les travaux de recherche est examiné et approuvé par un comité d'éthique institutionnel sous la supervision du Conseil national ougandais des sciences et technologies. Entre 2006 et 2009, la Faculté a renforcé sa capacité de superviser et de surveiller la recherche sur des sujets humains à travers un projet financé par l'EDCTP
      mai 2011
      Source: News-Medical.Net
    Recherche

    • Programme de Recherche sur le Paludisme
      La Fondation Mérieux soutient au Mali le centre de recherche et de formation sur le paludisme, le MRTC, dirigé par le Professeur Ogobara Doumbo.

      En partenariat avec bioMérieux et Affymetrix®, la Fondation Mérieux a le projet de renforcer les moyens techniques du MRTC pour l'étude du paludisme : une plate-forme de diagnostic moléculaire utilisant des puces à ARN est mise à disposition du laboratoire du Professeur Ogobara Doumbo.

      Cette technologie devrait aider les scientifiques à comprendre s'il existe des différences dans l'expression génétique des patients expliquant la résistance de certaines populations au parasite du paludisme.

      Source: Fondation Mérieux
    Financement des vaccinations

    • Groupe des bailleurs de fonds pour le vaccin contre le paludisme
      - The Bill & Melinda Gates Foundation (BMGF)
      - The European Commission (EC)
      - The European and Developing Countries Clinical Trials Partnership (EDCTP)
      - The European Vaccine Initiative (EVI)
      - The PATH Malaria Vaccine Initiative (MVI)
      - The National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) Extramural Malaria Program
      - The United States Agency for International Development (USAID) Malaria Vaccine Development Program (MVDP)
      - The Wellcome Trust
      - The World Health Organization (WHO) Initiative for Vaccine Research (IVR)

      Source: OMS - Organisation mondiale de la Santé (en)
    • GAVI instruments de financement

      Un but unique

      En regroupant les compétences diverses des principaux acteurs de la vaccination - l'OMS, l'UNICEF, la Banque mondiale, la Fondation Bill & Melinda Gates, les gouvernements donateurs, les pays en développement, les agences de développement international et de financement, et l'industrie pharmaceutique - au sein d'un seul et même organe décisionnel, GAVI s'est donnée comme mandat de pallier les lacunes existantes entre :

      - les enfants pour lesquels la vaccination s'est généralisée et les 19 millions d'enfants dans le monde qui n'y ont toujours pas accès ;

      - l'introduction opportune d'un nouveau vaccin dans les pays riches et les 10 à 15 années nécessaires avant d'introduire le même vaccin dans les pays à faible revenu ;

      - la nécessité d'introduire de nouveaux vaccins dans les pays en développement et le manque de recherche et de fonds nécessaires pour soutenir les programmes de vaccination.
      Source: GAVI Alliance
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