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    Emission 36.9° diffusée le mercredi 05 mars 2014, 20:15 sur RTS 1:

    Baclofène, le remède miracle?

    Baclofène, le remède miracle? Comment devient-on alcoolique? Quelle est la différence entre dépendance et addiction? Pourquoi beaucoup d'alcooliques rechutent même après des années d'abstinence ? Aux réponses des experts font écho les témoignages de trois femmes victimes de l'alcoolisme. L'une d'entre elles témoigne comment le Baclofène l'a aidée à se soigner. Ce médicament était initialement destiné à lutter contre les spasmes musculaires.

    Alcool

    • Que se passe-t-il lorsque l'on boit de l'alcool?
      Ce chapitre décrit la manière dont l'alcool se diffuse dans tout le corps et quels organes contribuent à son élimination. Quand une personne consomme de l'alcool, celui-ci commence immédiatement à passer dans le sang.Une petite partie passe directement par la muqueuse buccale et par l'oesophage. Un quart environ de l'alcool passe dans le sang après assimilation par l'estomac et le restant par les intestins, principalement l'intestin grêle.
      L'assimilation de l'alcool par le corps est plus ou moins rapide. Les facteurs suivants accélèrent le passage de l'alcool dans le sang:
      - Les boissons alcooliques chaudes
      - Les boissons alcooliques contenant du gaz carbonique
      - L'alcool et le sucre
      - L'ingestion rapide
      - L'estomac vide
      - Les facteurs individuels, comme certaines maladies.
      Plus le passage de l'alcool dans le sang est rapide, plus le taux d'alcool dans le sang augmentera rapidement, et plus vite on sera ivre. A l'inverse, la concentration d'alcool dans le sang augmente plus lentement lorsque le passage par l'estomac est lui aussi ralenti, ce qui est avant tout le cas lorsque l'on a mangé. La digestion de la nourriture dans l'estomac fait que l'alcool y reste lui aussi plus longtemps et arrive ainsi moins vite dans les intestins.
      Par le sang, l'alcool se diffuse rapidement dans le corps et se répartit dans tous les organes. La concentration maximale d'alcool dans le sang est généralement atteinte au bout de 60 minutes. Lorsqu'on mesure le taux d'alcool dans le sang, on trouve la partie de l'alcool qui n'a pas encore été éliminée par le tractus gastrointestinal et par le foie. L'alcool est plus soluble dans l'eau que dans la graisse.
      La concentration d'alcool dans le sang dépend donc pour l'essentiel de la quantité d'eau contenue dans le corps. En règle générale, les personnes plus lourdes ont aussi davantage d'eau dans leur corps et donc un taux d'alcool plus faible avec la même quantité d'alcool. A poids égal, le corps d'une personne qui a moins de tissus adipeux contient davantage d'eau que celui d'une personne qui en a plus.

      Source: Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies
    • Qu'est-ce qu'une intoxication alcoolique?
      La consommation excessive d'alcool provoque une intoxication alcoolique. Le vomissement est un symptôme typique d'une telle intoxication; il peut être provoqué par une irritation de la muqueuse de l'estomac. Les troubles respiratoires, voire la paralysie respiratoire, en sont d'autres symptômes. Une telle intoxication peut entraîner la mort. L'ingestion d'alcool produit un afflux de sang à la périphérie du corps, ce qui donne une sensation de chaleur, alors que cela conduit en réalité à une déperdition de chaleur. Lors d'une intoxication alcoolique, la température du corps baisse donc de manière importante et l'on risque de mourir de froid. Une intoxication alcoolique aiguë implique aussi le risque de tomber dans le coma.
      De plus, les cellules produisant le sang peuvent être endommagées. Chez les enfants, les intoxications alcooliques provoquent souvent des lésions cérébrales irréversibles.
      Source: Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies
    • Qu'est-ce qu'une «gueule de bois» ?
      Une tête «en ébullition», des maux de tête, des palpitations et des nausées sont les symptômes typiques de la «gueule de bois». Ces symptômes ont différentes causes possibles:
      Deshydratation : L'alcool déshydrate l'organisme. Plus précisément, il perturbe le contrôle de l'équilibre hydrique, ce qui conduit à une élimination d'eau excessive. Lorsque l'on consomme beaucoup d'alcool et peu de liquide sans alcool, l'organisme peut présenter des symptômes de déshydratation dont les signes sont la fatigue, des douleurs dans le dos et la nuque, ainsi que des maux de tête.
      Autres composants tels que huiles de fusel et alcools superieurs
      En plus de l'éthanol, les boissons alcooliques contiennent aussi des alcools supérieurs, des huiles de fusel, etc. Ces composants peuvent jouer un rôle dans la gueule de bois. L'éthanol étant éliminé en priorité par l'organisme, les alcools supérieurs – qui sont encore plus toxiques que l'alcool éthylique – et d'autres substances restent plus longtemps dans l'organisme, y déployant leurs effets toxiques. Tous les alcools ne contiennent pas la même quantité d'huiles de fusel et d'alcools supérieurs. Ainsi, les vins bon marché en contiennent en général davantage. Les eaux-de-vie de fruits contiennent davantage d'alcools supérieurs que la vodka par exemple.
      Source: Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies
    • Quels sont les risques en cas de consommation «chronique» d'alcool?
      Les atteintes à la santé décrites ci-dessous n'apparaissent généralement qu'après une consommation chronique de plusieurs années. Elles semblent certes bien lointaines pour les jeunes. Il est cependant important de les informer sur les risques et de leur montrer le lien existant entre leur consommation et ces risques, car de nombreuses personnes souffrant de maladies liées à l'alcool en ont abusé durant leur jeunesse.
      - La consommation chronique d'alcool peut occasionner des atteintes organiques importantes. Les plus graves touchent le foie. L'élimination de l'alcool endommage les cellules du foie dans lesquelles s'accumulent de la graisse. Avec le temps, cela peut provoquer une stéatose du foie, puis une hépatite, une cirrhose et un cancer du foie.
      La consommation régulière d'alcool augmente la teneur en fer dans le sang, ce qui peut également provoquer des dommages hépatiques. Ceux-ci peuvent déjà être constatés chez des enfants et des adolescent-e-s.
      - Le risque existe de voir apparaître une inflammation chronique du pancréas.
      - Des saignements et des modifications des tissus au niveau de l'estomac peuvent se produire, l'alcool pouvant blesser les muqueuses de l'estomac et de l'intestin.
      - La consommation aiguë et chronique d'alcool peut entraîner des modifications au niveau cardiaque. La pression sanguine s'en trouve en effet augmentée, ce qui accroît d'autant le risque d'infarctus. Chez les personnes âgées uniquement, une consommation d'alcool très modérée réduit le risque d'infarctus.
      Il existe d'ailleurs une bien meilleure méthode pour parvenir au même résultat, à savoir l'exercice physique et une alimentation saine.
      - La consommation chronique d'alcool est à mettre en rapport avec l'apparition de certains cancers; elle accroît en particulier le risque de souffrir d'un cancer du pancréas.
      - La peau et les vaisseaux sanguins peuvent aussi être atteints. Une consommation chronique d'alcool peut par exemple provoquer une maladie inflammatoire de la peau (psoriasis).
      - Les capacités d'attention et de concentration peuvent être amoindries. La consommation chronique d'alcool peut provoquer de graves lésions organiques au cerveau. Des maladies psychiques telles que des dépressions

      Source: Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies
    • Craving
      Production cognitivo émotionnelle au cours d'une prise en charge par exposition de patients dépendants en cure alcoologique. Analyse des pensées liées au craving.
      Source: Université Charles de Gaulle - Thèse de Daniela Eraldi-Gackiere - 2006
    • A court terme, l'alcool peut avoir des effets à court terme sur la santé
      - la gueule de bois
      - le coma éthylique
      - l'alcool au volant,
      - la violence et l'alcool
      - la sexualité
      Source: CHUV - Service d'alcoologie
    • A long terme, l'alcool peut avoir des effets à long terme sur la santé
      - la malnutrition
      - la santé mentale
      - le sommeil
      - le coeur
      - le foie
      - le pancréas
      - les cancers
      Source: CHUV - Service d'alcoologie
    Alcoolisme - Chiffres

    • Consommation d'alcool - Statistiques Suisses
      La consommation d'alcool moyenne baisse à nouveau
      Berne, 29.07.2013 - Après une année de stagnation, la consommation d'alcool en Suisse a une nouvelle fois baissé. De 8,5 en 2011, elle est descendue à 8,4 litres d'alcool pur par habitant en 2012, toutes boissons alcooliques confondues. Ce niveau est le plus bas en Suisse depuis le début des années 50. Le recul de la consommation de vin en est notamment responsable. La baisse de la consommation d'alcool moyenne ne doit toutefois pas occulter la consommation problématique de certaines catégories de la population.
      Source: Confédération suisse - Régie fédérale des alcools
    • Consommation d'alcool par habitant en Suisse



      Source: Confédération suisse
    Traitement / Prévention

    • Traitement alcoolisme
      Les médicaments d'aide au maintien de l'abstinence Dans le domaine des addictions, la découverte d'un médicament pouvant permettre l'arrêt du comportement addictif et des envies de consommer ("craving") est un enjeu majeur. Malheureusement, le médicament miracle n'existe pas. Certaines prescriptions peuvent être néanmoins très utiles dans une démarche d'arrêt. Les résultats sont d'autant plus durables lorsque les médicaments sont associés à un ensemble de mesures psychosociales et comportementales, et accompagnés d'un dialogue avec des professionnels de la santé ou des addictions.

      En Suisse, trois médicaments sont reconnus par swissmedic dans le traitement de la dépendance à l'alcool : le disulfiram (Antabus©), l'acamprosate (Campral©) et la naltrexone (Nemexin©). D'autres médicaments sont parfois utilisés dans l'aide au maintien de l'abstinence
      Source: Stop-Alcool.ch
    • Test d'alcoolo-dépendance
      Source: AlcooQuizz
    • Prévention de l'alcoolisme
      Alcoolisme : l'histoire n'est pas finie...

      Six milliards et demi de coût social. Huit milliards de bénéfice économique. L'alcool pèse lourd dans l'économie et sur notre santé. Rien de nouveau. Moins classique, la reconnaissance que l'alcool est devenu le premier facteur de maladie dans les pays en développement lorsqu'ils ont surmonté la malnutrition.Tenace, le préjugé que l' alcoolisme « maladie auto-infligée » ne justifie pas la mise en œuvre des mêmes moyens de santé et outils de recherche que d'autres maladies somatiques ou psychiques.

      Mais la science avance, singulièrement en génétique et en neurobiologie, et grâce à cela, notre compréhension de l' alcoolisme et de sa prise en charge.

      Génétique. Après des années de croyance en une transmission exclusivement sociale, le caractère génétique du risque de dépendance à l'alcool n'est plus contestable. Pas moins de onze polymorphismes génétiques sont significativement associés au risque d' alcoolisme (Online mendelian inheritance in man, le 26 juin 2008). Ces gènes concernent surtout les voies du métabolisme de l'alcool (ADH et ALDH), de la dopamine (CRD2), de la sérotonine (SLC6A4), et du GABA-A.

      Neurobiologie. A côté de la dopamine, de la sérotonine et du « circuit de récompense » par les endorphines dont l'implication est admise depuis plusieurs années, l'acide gamma-aminobutyrique (GABA), voit son rôle dans la genèse de la dépendance et du craving mieux cerné. Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central des mammifères et on a démontré un lien entre les sous-types de récepteurs GABA et la dépendance à l'alcool. Ainsi, la « motivation à boire », ce « craving » qui précipite les alcooliques dans la rechute a un substrat neurobiologique de mieux en mieux identifié. La maladie alcoolique se conçoit comme un conditionnement organique du neurone. Non plus comme un manque de « volonté », une tare ou encore une punition. La perspective des traitements de l' alcoolisme s'en trouve bouleversée.

      Le baclofène. Un puissant agoniste GABA-B capable, selon la dose administrée, de réduire, voire de supprimer l'appétence pour l'alcool des animaux dépendants, trouve sa place dans le traitement de l' alcoolisme .
      Source: Rev Med Suisse 2008;4:1851-1952
    Le Baclofène

    • Alcoolisme et baclofène : une étrange affaire française
      Sans doute faudrait-il un œil étranger pour aider à mieux comprendre. De l'Hexagone une chose semble certaine : il se joue quelque chose d'important aujourd'hui, en France, dans le champ de l'alcoolisme et de son traitement. L'avenir dira si l'affaire résulte avant tout des rapports entretenus par la France avec cette addiction ;[1] ou s'il s'agit plus largement d'un nouveau chapitre, médicamenteux et international, de la lutte contre ce fléau. Il est vrai que les deux hypothèses ne sont pas contradictoires.
      Source: Rev Med Suisse 2013;9:1286-1287
    • Thèses de médecine sur le Baclofène
      Plusieurs thèses de médecine sur Baclofène ont été soutenues ou sont en préparation dans nos Facultés de Médecine En voici quatre parmi les dernières :

      Thèse Lea Legay Hoang Efficacite et tolérance du Baclofène - 27 septembre 2013
      Thèse Nicolas Dussere Efficacité du Baclofène chez les patients alcool dépendants - 10 10 2013
      Thèse de Olivier Sanglade Baclofène, Alcool et autres cravings Février 2011
      Thése de Thomas Gaborieau Alcool, Baclofène et prescription hors AMM 19 06 21013

      Source: RESAB - Réseau Addictions Baclofène
    • Histoire du Bacloféne
      En 2008, Olivier Ameisen, cardiologue franco-américain alcoolodépendant, a publié un livre qui a fait des vagues médiatico-médicales en France, dans les pays francophones et aussi dans certains pays anglophones.1,2 Pourquoi tant de bruit autour de ce livre ? Parce que l'auteur y décrivait et clamait sa guérison de l'alcoolisme grâce à une autoprescription de baclofène à hautes doses. Il déclarait même être devenu indifférent à l'alcool, c'est-à-dire qu'il pouvait boire de temps en temps de l'alcool sans crainte de la rechute. Il n'avait plus besoin d'être abstinent à vie pour être libéré de sa dépendance, le baclofène se chargeait de le protéger du craving, c'est-à-dire cette appétence à l'alcool, source de perte de contrôle de la consommation et de rechutes avérées. Joli pavé dans la mare alcoologique. Ce livre faisait suite à un article publié dans une revue alcoologique internationale mais qui n'avait pas reçu d'écho particulier.3 Dès la sortie du livre, des centaines d'alcooliques se sont précipités qui chez leur généraliste, qui chez leur alcoologue ou chez leur psychiatre en quête de la prescription dudit médicament. La plupart se sont vus notifier un refus tantôt poli, tantôt désobligeant. Seuls quelques prescripteurs acceptèrent de délivrer la poudre magique, non sans conséquences pour certains. Alors le baclofène à hautes doses info ou intox ? Qu'est-ce que le baclofène ?

      Le baclofène est un décontractant musculaire commercialisé et utilisé depuis 1974 pour lutter contre la spasticité musculaire des maladies neurologiques (sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique...) ou des paraplégies. Son profil est bien connu, notamment ses effets indésirables habituellement réversibles lors de la diminution ou de l'arrêt du traitement. Les neurologues utilisent des doses de 30 mg à 80 mg/jour dans la plupart des cas, des publications font état de doses nettement supérieures (jusqu'à plus de 200 mg/j).

      Source: Rev Med Suisse 2011;7:1458-1461
    • Le baclofène sera-t-il le nouveau médicament miracle de l'alcoolisme ?
      Le baclofène, agoniste du système GABA (acide gamma-aminobutyrique), possède des propriétés anti-craving qui donnent à cette ancienne molécule un intérêt nouveau dans le traitement de l'alcoolisme. Le baclofène supprime le craving chez le rat alors que les autres médicaments de cette classe le réduisent. Cette suppression est dose-dépendante et survient autour de 3 mg/kg/j. Les études menées chez l'homme avec le baclofène ont utilisé des doses de 30 mg/j. A cette posologie, le baclofène a montré des résultats encourageants. La publication d'une étude de cas positive avec une posologie à 3 mg/kg/j a suscité l'intérêt pour l'utilisation de telles doses en pratique courante. A ce jour, aucune étude d'ampleur suffisante ne permet de conclure mais des structures s'organisent pour prescrire le traitement en cas d'échecs répétés des thérapies traditionnelles.
      Source: Pascal Gache - Rev Med Suisse 2011;7:1458-1461
    • Alcoolo-dépendance : le Baclofène encore au stade expérimental
      Quelques médicaments sont modérément efficaces pour le maintien de l'abstinence ou une consommation contrôlée des patients alcoolodépendants. Considéré parfois comme recours, le baclofène doit encore faire l'objet de plus de recherches.

      L'alcoolodépendance est une maladie chronique sévère, parfois mortelle. Des techniques cognitivo-comportementales, une benzodiazépine lors d'un sevrage, un soutien psychologique et social peuvent aider les patients à s'abstenir ou à consommer l'alcool en faible quantité de manière contrôlée. Quelques médicaments sont parfois utiles pour maintenir l'abstinence : acamprosate (Aotal°), naltrexone (Revia° ou autre). Mais leur efficacité est modérée et leurs effets indésirables parfois graves.

      Commercialisé depuis longtemps dans le traitement de certains troubles musculaires, le baclofène (Lioresal° ou autre) est parfois proposé, hors autorisation de mise sur le marché, pour supprimer l'envie de boire de l'alcool et obtenir une maîtrise de la consommation.

      Chez des patients ayant une alcoolodépendance de gravité non précisée, quatre essais cliniques à doses modérées (30 mg à 60 mg par jour) ont donné des résultats discordants. Des observations de 300 patients alcoolodépendants en échec thérapeutique ont semblé en faveur d'une efficacité du baclofène à doses croissantes élevées, mais ces données sont de faible niveau de preuves.

      Les effets indésirables à doses modérés du baclofène sont bien cernés : somnolences, nausées en début de traitement, troubles neuropsychiques, syndromes de sevrage et dépendances, etc. Les effets indésirables à dose élevée sont moins connus, peut-être graves : confusions, états maniaques, voire risque suicidaire accru.

      En raison des nombreuses incertitudes, l'utilisation du baclofène n'est à envisager que par des praticiens expérimentés, chez des patients motivés et en échec thérapeutique, dans le cadre d'une recherche clinique.©Prescrire 1er mai 2013

      Source: Prescrire
    • Baclofène : un médicament qui « guérit » l'alcoolisme ?
      Le baclofène apparaît ainsi comme une molécule révolutionnaire dans le traitement de l'alcoolisme, et peut-être aussi dans d'autres addictions.

      Le message est simple : l'alcoolisme est une maladie grave qui détruit des personnes et des familles, et tout médecin digne de ce nom a le devoir de proposer un traitement par le baclofène aux malades si les traitements habituels ont échoué.
      Source: Médecine. Volume 9, Numéro 6, 251-4, Juin 2013, Thérapeutiques
    • Utilisation du Baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance - Point d'information (actualisation juin 2012)
      De nouvelles données relatives à l'utilisation et à la sécurité d'emploi du baclofène (Lioresal et générique) dans le traitement de l'alcoolo-dépendance conduisent l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) à actualiser son point d'information de juin 2011. Si l'efficacité du baclofène dans la prise en charge de l'alcoolo-dépendance n'est pas encore démontrée à ce jour, de nouvelles données observationnelles montrent des bénéfices cliniques chez certains patients. Concernant spécifiquement cette utilisation hors du cadre actuel de l'autorisation de mise sur le marché (AMM), les données de pharmacovigilance restent très limitées. Une meilleure connaissance du profil de sécurité d'emploi du baclofène dans ce cadre est absolument nécessaire et justifie de maintenir une surveillance très active de l'Afssaps et des professionnels de santé.

      L'Afssaps rappelle que la prise en charge de l'alcoolo-dépendance implique une approche globale par des médecins expérimentés dans le suivi de ce type de patients dépendants. Le recours au baclofène doit être considéré au cas par cas et avec une adaptation posologique individuelle afin de garantir dans le temps la dose utile pour chaque patient.

      Au mois d'avril 2012, l'Afssaps a autorisé le lancement d'un essai clinique contrôlé, chez des patients présentant une consommation d'alcool à haut risque qui seront suivis pendant au minimum un an.

      Face à l'enjeu de santé publique que représente la lutte contre l'alcoolisme, l'Agence encourage le développement d'autres études que ce soit de la part d'équipes académiques ou d'industriels afin d'optimiser l'emploi de cette molécule.
      Source: ANSM - L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
    • Etudes Scientifiques sur l'efficacité du Baclofène
      Baclofène et traitement de l'alcoolo-dépendance :
      l'ANSM autorise deux essais cliniques L'efficacité du baclofène (Liorésal et génériques) dans la prise en charge de l'alcoolo-dépendance n'a pas été démontrée à ce jour même si des données observationnelles ont récemment mis en évidence des bénéfices cliniques chez certains patients. Les données de pharmacovigilance concernant cette utilisation hors du cadre actuel de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) sont très limitées. C'est pourquoi une meilleure connaissance des profils d'efficacité et de tolérance du baclofène est absolument nécessaire.

      - Etude BACLOVILLE Lancée en mai 2012, cette étude a pour promoteur l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (APHP). D'une durée de 18 mois, cette étude multicentrique, randomisée et en double insu, comparative versus placebo a pour objectif principal de montrer l'efficacitédu baclofène sur la consommation d'alcool après un an de traitement en milieu ambulatoire. Au total, 320 consommateurs d'alcool à haut risque, sans forcément être alcoolo-dépendants, sont inclus dans cet essai. Ils sont suivis par des médecins expérimentés dans la prise en charge des addictions répartis sur l'ensemble du territoire national.

      - Etude ALPADIR : Cette seconde étude a pour promoteur le laboratoire Ethypharm. Il s'agit là encore d'une étude comparative versus placebo, qui prévoit d'inclure 316 sujets dont la moitié (n = 158) recevront du baclofène avec une posologie cible maximum de 180 mg/j. Les recrutements s'effectueront dans une quarantaine de centres d'addictologie hospitaliers et de ville et les patients seront suivis en ambulatoire, après une éventuelle période de sevrage en milieu hospitalier. Ces deux essais portant sur des effectifs raisonnables (636 patients évalués au total dont 318 recevront du baclofène) et des doses journalières élevées (180 mg/j pour Alpadir et 300 mg/j maximum pour Bacloville) devraient offrir la possibilité d'apprécier les bénéfices du baclofène dans le traitement de l'alcoolo-dépendance et de détecter des risques éventuels.

      Source: ANSM - L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
    • Effets secondaires du bacloféne
      Effets indésirables du baclofène dans le traitement des addictions
      Suivi national de Pharmacovigilance : année 2011

      Le baclofène est utilisé depuis 2008 hors AMM dans le traitement des addictions, à l'alcool principalement. Les arguments neuropharmacologique sont importants, les 1ères études cliniques prometteuses, et les patients sont très demandeurs. Les doses potentiellement utilisables sont nettement supérieures à celles utilisées dans le traitement de la spasticité, et les comorbidités des patients peuvent conduire des variations dans le profil d'effets indésirables initial du produit.
      Le suivi national de pharmacovigilance montre que le baclofène utilisé dans le traitement des addictions a un profil d'effet indésirable typique des GABAergiques. Mais il s'en distingue par :
      - le risque convulsif en cours de traitement
      - Le syndrome des jambes sans repos
      - les troubles musculaires paradoxaux
      - la dangerosité du fait de l'accumulation en cas d'insuffisance rénale
      - les troubles cardiovasculaires
      - les troubles urinaires

      Les effets indésirables du baclofène ne remettent pas en question la poursuite de son utilisation hors AMM dans le traitement des addictions. Une poursuite de la surveillance est nécessaire en ce qui concerne de nombreux effets :
      - troubles neurologiques : syndrome des jambes sans repos, déclenchement d'encéphalopathie hépatique,troubles extrapyramidaux
      - accumulation en cas d'insuffisance rénale
      - troubles cardiovasculaires
      - troubles hépatiques
      - abus, pharmacodépendance, recherche d'effet plaisant.
      - syndrome amotivationnel
      - hémorragies digestives
      - syndrome de sevrage sérotoninergique
      - interaction alcool-baclofène chez les patients non-abstinents
      - survenue de décès (toutes causes confondues)qui s'élève à 4% des notification

      Source: ANSM - L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
    • Baclofène données du SNIIRAM - Point de vue de la CNAMTS
      Evaluer la fréquence en France de l'utilisation du baclofène dans la dépendance à l'alcool (dans le champ du remboursé)
      Conclusion :
      - Augmentation très forte en 2012 du nombre de patients débutant un traitement par baclofène pour une dépendance à l'alcool (environ 22 000 personnes).
      - Plus de 10 000 généralistes ont prescrit au moins une fois du baclofène pour une dépendance à l'alcool à un patient ayant débuté en 2012.
      Source: Assurance Maladie - Caisse Nationale
    • Guide de prescription du baclofène dans le traitement des problèmes d'alcool
      À l'usage des médecins
      Source: baclofene.com - Forum alcoolisme et autres addictions - Alcoolisme et baclofène
    • Comment prescrire le baclofène ?
      Source: Pascal Gache - Alcoologue, Genève
    • Consentement Baclofène
      Formulaire d'information pour les personnes qui demandent à bénéficier d'un traitement par le baclofène.
      Source: baclofene.com - Forum alcoolisme et autres addictions - Alcoolisme et baclofène
    • Associations / Forums Baclofène

      Résab : Le Réseau Addictions Baclofène est une association qui vise à regrouper et organiser les professionnels de la santé et du social voulant développer leurs pratiques autour du Baclofène et permettre son accès à tous ceux qui en ont besoin.

      baclofene.org : Association BACLOFENE - Baclofène alcoolisme. Faire connaître et reconnaître l'efficacité et l'innocuité du Baclofène dans le traitement de la maladie alcoolique

      baclofene.com : Forum alcoolisme et autres addictions - Alcoolisme et baclofène Ce forum est un espace de discussion sur l'emploi du baclofène dans le traitement des addictions. Un espace d'entraide pour ceux qui cherchent à se libérer de la dépendance.

      forum-baclofene.fr : Baclofene - Forum baclofène du réseau AUBES Forum d'entraide baclofène, alcool, addictions pour tous ceux qui souhaitent en finir avec l'alcool et autres dépendances grâce au baclofène.


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