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    Emission 36.9° diffusée le mercredi 02 avril 2014, 20:15 sur RTS 1:

    Ils murmurent à l'oreille des patients

    Ils murmurent à l'oreille des patients Longtemps considérée comme une curiosité de cabaret, l'hypnose traîne derrière elle un passé sulfureux. Aujourd'hui, elle bénéficie d'un retour en grâce, non seulement chez les dentistes et les psychiatres, mais au sein même des hôpitaux ou des maternités. Elle y est utilisée pour calmer les douleurs, les angoisses et certains troubles chroniques.

    Hypnose

    • Définition de l'hypnose
      Comment se définit l'état hypnotique ?
      Loin de l'image tronquée d'un patient «possédé» par son thérapeute, endormi et amnésique au réveil, les caractéristiques de l'hypnose sont maintenant bien connues.4 En hypnose, le patient fait l'expérience d'un sentiment de détente (un laisser-aller des tensions). Son attention est soutenue (capacité importante d'absorption de l'attention), et il connaît des modifications dans sa perception du temps, de l'espace et dans la perception de soi («sens de soi»). Caractéristique importante, l'état hypnotique mène à la réalisation des suggestions proposées sans effort et en faisant l'expérience d'une certaine automaticité des processus («principe d'involontarité»). Par exemple, si l'on demande à un patient hypnotisé qui a le poing fermé de le laisser s'ouvrir à mesure que sa douleur devient de plus en plus acceptable, le patient aura l'impression que ce poing «libère» sa douleur sans que sa conscience ou sa volonté ne soit intervenue.

      En fait, les connaissances actuelles permettent d'affirmer que l'état hypnotique est un état naturel, banal, qui peut se produire dans des contextes de concentration ou focalisation, comme lorsqu'on est absorbé par une tâche qui demande de la concentration, ou encore qu'on laisse son attention être emportée par les mouvements des nuages dans un ciel de traîne. «Faire de l'hypnose» avec un patient consiste donc à reproduire cet état naturel que nous connaissons tous. L'objectif est ici de permettre au patient de se détacher un peu de sa souffrance, de sa peur, de sa difficulté à vivre une situation, etc., pour lui permettre de se réapproprier sa réalité autrement.
      Source: Rev Med Suisse 2012;8:1399-1403
    • Qu'est-ce que l'hypnose ?
      L'état hypnotique : Chacun a pu faire l'expérience d'un roman dont la lecture consciencieuse permet de nous évader, ou celle d'une suspension hors du temps à force de contempler le mouvement des vagues, etc. En bref, chacun a pu faire l'expérience d'un état de conscience modifiée (différent donc de l'état de veille habituelle). L'état hypnotique est précisément ce moment de conscience où les choses sont perçues autrement. Depuis la seconde moitié des années 90, cet état a été identifié et caractérisé en imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle et PET-Scan), attestant ainsi de son existence réelle. Scientifiquement, on peut maintenant affirmer que l'état hypnotique est une réalité.

      Se mettre en état d'hypnose, ou faire de l'hypnose avec un praticien, c'est reproduire intentionnellement cet état de conscience avec un objectif qui varie selon le cadre dont il est question (détente, soin, évolution personnelle…). L'état hypnotique étant la reproduction d'un état naturel et spontané, tout le monde peut y avoir accès, mais pas forcément de la même façon. Si la plupart des individus répondent bien à des suggestions verbales directes, d'autres auront besoin d'une approche indirecte pour provoquer l'état de conscience modifiée recherchée. Par contre, l'apprentissage de la méthode et sa répétition régulière permet à chacun de pouvoir entrer avec de plus en plus d'aisance et de rapidité en hypnose : comme pour un sport, plus on s'exerce et plus on progresse !
      Source: Institut Français d'Hypnose - Antoine Bioy, Docteur en psychologie, Responsable scientifique de l'IFH
    • Mécanisme de l'hypnose
      Sur quel mécanisme fondamental s'appuie l'hypnose ? Les progrès récents des neurosciences et de la neuro-imagerie démontrent l'effet direct de l'hypnose sur les sites supraspinaux liés à l'expérience douloureuse.[1] En clinique, il s'agit essentiellement d'une médecine de l'imaginaire. Non pas qu'il s'agisse d'une méthode fondée sur une illusion, mais dans le sens d'une pratique qui s'appuie sur le fait suivant : lorsqu'on imagine que l'on fait du vélo, alors tout se passe comme si on faisait réellement une balade en vélo (mêmes zones cérébrales activées, vécu très proche d'une expérience à l'autre). En aparté, précisons que c'est la raison pour laquelle lorsqu'un patient anticipe une douleur, il ressent réellement une douleur avec une activation corticale démontrable.6 Ces mécanismes sont maintenant de mieux en mieux identifiés,7 ouvrant le champ à de nouvelles formes thérapeutiques intégrant par exemple la réalité virtuelle.

      L'hypnose va donc permettre d'entrer dans un processus d'imaginaire qui prend corps dans l'expérience du patient, lui permettant de modifier ses perceptions (dont la douleur), ses sensations (dont la pénibilité), et donc in fine sa réalité.

      Pour atteindre ce point de conscience particulier où la réalité peut être modifiée par l'imagination, l'hypnose utilise le principe de dissociation. Faisant suite aux travaux de Pierre Janet, la dissociation peut se comprendre comme la capacité de la conscience à expérimenter de façon concomitante des états différents. Ainsi, un patient peut à la fois ressentir ce qui se passe dans un ici et maintenant (une salle de consultation durant un examen difficile car pourvoyeur de douleurs) et en même temps éprouver des sensations comme s'il était non pas allongé sur le brancard, mais sur son lit dans l'univers feutré et protecteur de sa chambre.

      Tout est finalement dans le «comme si» que nous venons de citer : en hypnose, le patient se crée mentalement et se projette dans un univers nouveau, et en même temps cet univers est ressenti comme une réalité effective, un ensemble de perceptions réellement ressenties.

      Source: Rev Med Suisse 2012;8:1399-1403
    • Le cerveau hypnotisé : Les secrets de l'hypnose révélés par une équipe de l'UNIGE
      Une équipe de chercheurs de l'Université de Genève (UNIGE) vient de franchir un pas important dans la compréhension de l'effet hypnotique sur le comportement et la perception. À l'aide de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, les scientifiques ont réussi à mettre en évidence les mécanismes cérébraux de cet état mental particulier ; mécanismes qui étaient jusqu'à présent très mal connus. En suggérant une paralysie par hypnose, les chercheurs ont trouvé des réseaux neuronaux spécifiques à cet état, qui sont différents de ceux impliqués dans le cas d'une simulation de paralysie. Publiée dans le dernier numéro de la revue Neuron, cette découverte apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes cérébraux de la conscience.

      Quand l'imaginaire prend le dessus
      Le groupe du prof. Patrik Vuilleumier, directeur du Centre interfacultaire de neurosciences de l'UNIGE, a ainsi réussi à montrer que des régions différentes sont impliquées dans la paralysie hypnotique et dans la simulation. Les volontaires sous hypnose présentaient effectivement une forte activité du cortex frontal en partie responsable du contrôle de la réalisation de la tâche, ce qui a amené les chercheurs à conclure que ces personnes étaient dans un état «d'hypercontrôle» - état par conséquent fort différent d'un état d'automate. De plus, malgré la suggestion de paralysie, l'activité liée aux intentions motrices était préservée, indiquant que la volonté d'agir n'était, quant à elle, pas inhibée.

      Source: Université de Genève
    • Hypnotisabilité du patient et personnalité de l'hypnothérapeute
      On peut définir l'hypnotisabilité, ou susceptibilité hypnotique, comme l'aptitude d'une personne à induire pour elle-même un état hypnotique. Des études ont montré qu'environ 80% des gens sont hypnotisables, 5% des patients arrivent d'emblée à un état de transe profonde, d'autres nécessitent plusieurs séances pour y parvenir (31).
      Il existe plusieurs échelles pour mesurer l'hypnotisabilité d'un sujet qui démontrent que ni la personnalité de l'hypnotiseur, ni la technique utilisée, l'ethnie, le sexe ou la position sociale du sujet jouent un rôle important.

      Source: Université de Genève - Thèse "Intérêt et connaissances des médecins généralistes du canton de Genève pour l'hypnose médicale" (Wania Roggiani )
    • Emploi des métaphores
      Comme on le voit dans les exemples qui ont précédé, l'hypnose utilise beaucoup d'images métaphoriques, particulièrement dans le champ de la douleur. Il s'agit là de l'outil le plus pointu et le plus caractéristique de la pratique de l'hypnose.

      Parce que la douleur est une expérience intime, en lien avec la souffrance et difficilement communicable, le patient doit passer par des «ruses de langage» pour essayer de communiquer à l'autre son expérience éprouvante et difficile nommée douleur. Ces ruses de langage sont ce que l'on nomme des métaphores, autrement dit des images construites sur un principe d'analogie et qui, de ce fait, empruntent à un champ de langage une représentation pour exprimer un autre champ de langage. Ainsi, lorsque le patient dit «ça brûle», «ma douleur est un coup de poignard», etc., il ne s'agit bien sûr ni de flammes envahissant le corps dont il est question ni, pour le second exemple, d'une réelle arme contondante. Mais le patient extrait d'un champ (celui de l'incendie, celui du meurtre) l'image dont il a besoin pour susciter l'aide d'autrui.

      En hypnose, parce que l'imaginaire est aussi affaire de représentations, on est enclin à reprendre ces images et à les utiliser pour aider le patient en fonction de ses propres créations : «ce qui brûle là, à quoi pourriez-vous le comparer ? Une braise trop proche de la peau, très bien. Va-t-il être plus simple d'éloigner la braise ou de l'éteindre ? Et comment fait-on pour éloigner une braise, décrivez-moi cela…». L'intérêt de cela est qu'en employant les images du patient, on est dans son monde, on utilise les représentations au plus proche de ses propres constructions internes, mais cette fois rendues sur le champ de l'imaginaire et de l'hypnose. Ceci améliore la qualité de la relation au patient et facilite un travail de collaboration (alliance thérapeutique).
      Source: Rev Med Suisse 2012;8:1399-1403
    • Manifestations neurophysiologiques associées à l'état d'hypnose
      Les débats concernant la nature de l'hypnose ont débuté à la fin du XVIIIe siècle. À la recherche de corrélats neurophysiologiques du processus hypnotique, ni les échelles d'hypnotisabilité, ni les paramètres physiologiques vitaux (pression artérielle, fréquence cardiaque, fréquence respiratoire), ni les mouvements oculaires ne constituent un marqueur objectif et spécifique du processus hypnotique [4] [5] [6]. L'étude des enregistrements électroencéphalographiques n'ont pas permis de détecter des rythmes particuliers ( α, β, δ, 40 Hz) en cours d'hypnose [7] [8]. Les potentiels évoqués visuels, auditifs ou somesthésiques ne montrent pas de caractéristique spécifique du processus hypnotique et ne constituent donc pas une signature objective de ce processus [9].
      Le développement de la neuro-imagerie fonctionnelle, dès les années 1980, a permis d'explorer davantage le fonctionnement du cerveau [10] [11]. Nos propres recherches sur l'hypnose débutent en 1995 [12]. Nous utilisons la tomographie à émission de positons (TEP) et l'eau marquée à l'oxygène 15 comme radiotraceur pour mesurer le débit sanguin cérébral régional.

      En général, un débit sanguin élevé reflète une plus forte consommation d'oxygène, et donc une activité plus élevée. Nous avons étudié avec les volontaires une technique hypnotique que nous utilisons régulièrement en chirurgie avec nos patients : revivre des moments de vacances ou de loisirs. Ainsi, notre protocole expérimental compare l'activité cérébrale des volontaires quand ils sont en hypnose et quand ils sont en conscience habituelle et qu'ils pensent à leurs vacances/loisirs (remémoration autobiographique). Cette comparaison a montré que sous hypnose, les volontaires activent des régions occipitales (comme s'ils voyaient réellement alors que les yeux sont fermés), des régions pariétales (comme s'ils ressentaient des sensations alors qu'ils sont couchés immobiles sur la table de scanner) et la région précentrale (comme s'ils bougeaient réellement). Subjectivement, les volontaires rapportaient que, sous hypnose, ils avaient réellement l'impression de « revivre » ces moments agréables alors que pendant la remémoration d'événements agréables en conscience habituelle, ils se « souviennent » des images de ces moments de vacances/loisirs. La désactivation du précunéus et du cortex cingulaire postérieur en cours d'hypnose peut suggérer que le volontaire vit un état de conscience modifiée, ces régions étant impliquées dans le processus conscient chez l'homme. Ces régions du cerveau sont également relativement peu activées pendant les phases de sommeil ou en cas d'atteinte de la conscience comme l'état végétatif [13].

      Nos observations suggèrent que le processus hypnotique est un état caractérisé par une somnolence apparente [objectivé par une fragmentation du rythme (EEG) et des mouvements oculaires lents] qui entraîne une activité hallucinatoire intense avec simultanément une diminution de l'attention et de l'orientation du sujet envers les stimuli somatiques ou venant de l'extérieur. Les volontaires après la sortie de l'état d'hypnose signalent avoir vécu une expérience hors du temps, de l'espace et des repères corporels habituels. Ils vivent un autre rapport à eux-mêmes et à leur environnement. Nos résultats sont confirmés par un groupe canadien [14].
      Source: Société Française d'Anesthésie et de Réanimation
    • L'hypnose thérapeutique un art relationnel jouant de l'attention dans l'intention de soigner
      Un phénomène reposant sur une dynamique naturelle de l'attention
      De plus en plus de chercheurs en neurosciences s'intéressent à l'hypnose dans l'espoir de découvrir d'autres aspects du fonctionnement du cerveau humain [37–39]. Les études montrent qu'il n'existe pas de base ou de localisation cérébrales spécifiques de l'hypnose mais que l'expérience hypnotique est modulée en fonction des suggestions acceptées par le sujet hypnotisé [40, 41]. Il est par contre des domaines dans lesquels l'expérience hypnotique suggérée amène un éclairage pertinent dans la compréhension de phénomènes naturels tels celui de la douleur, de l'imagination, de la mémoire ou de l'attention. En retour, l'étude de ces différents phénomènes naturels nous éclaire également sur ce que nous croyons être le phénomène hypnotique. Parmi eux, il en est un qui semble éclairer l'ensemble de la compréhension descriptive que l'on peut faire de l'expérience hypnotique, celui de l'attention.
      Le phénomène de capture de l'attention, dont l'hypnose représente l'art par excellence2, a toujours intrigué autant qu'il a nourri l'imaginaire collectif d'anecdotes et de mythes.
      Il constitue également un objet d'étude de plus en plus exploré par l'éthologie, la psychologie et la neurobiologie de l'attention. Comment se fait-il qu'à intensité et conditions égales, une perception sollicite davantage notre attention et frappe notre esprit qu'une autre? Ou qu'un message, ou une suggestion, influence davantage qu'une autre perception notre esprit? Comment se fait-il aussi que notre attention soit mobilisée sans même que nous nous en apercevions?
    Historique de l'Hypnose

    • Bref survol historique de l'histoire de l'hypnose
      La première séance d'hypnose a été décrite il y a plus de 3000 ans, sous le règne de Ramsès XII en Egypte. L'objectif était surtout la prévision du futur, la clairvoyance et le traitement des malades. Plus tard on en trouvera des traces dans la bible et dans certaines religions afro-américaines.
      C'est à MESMER, médecin autrichien, qu'on attribue la naissance de l'hypnose clinique moderne. Autour de 1760 les scientifiques de l'époque s'intéressaient à la gravitation et à l'électromagnétisme.
      MESMER était intrigué par la notion de l'influence à distance et s'intéressait aux théories de PARACELSE (1493) qui décrivaient l'influence des astres sur les humains et qui évoquait l'existence d'un fluide universel provenant des étoiles.
      Avec des fers aimantés et des baquets d'eau magnétisée, Mesmer faisait entrer ses patients hysteriques, épileptiques ou souffrant de névralgies dans un véritable état de transe. En 1766 Mesmer publiait ses «Mémoires sur la découverte du magnétisme animal», où toute maladie serait causée par une mauvaise distribution du fluide dans le corps. La guérison pouvait donc être obtenue par restauration de cet équilibre. Il a introduit pour la première fois la notion de l'importance de la rélation entre médecins et malades.
      Les guérisons spectaculaires ainsi obtenues ont eu beaucoup de succès dans les salons de France, ce qui a inquiété des proches de Louis XVI. Le Roi nomma alors en 1784 une commission d'enquête composée par les membres de la Faculté de Paris et de l'académie Royale des sciences, auxquelles se joignit une autre commission composée par les membres de la Société Royale de Médecine, pour juger de la validité des théories de Mesmer. Ils conclurent à l'inexistence du fluide animal et aux dangers de ce type de traitement.
      Avec PUYSEGUR le rôle du magnétisme a été minimisé au profit de la relation magnétiseur-magnétisé et la suggestion a été alors jugée importante. Autour de 1800, J. BRAID, chirurgien à Manchester posa les bases scientifiques de l'hypnose en lui attribuant aussi son nom, du grecque hypnos, qui signifie sommeil. Dans ses travaux il nia l'idée du fluide et soutint la thèse selon laquelle le phénomène magnétique était du à la transmission au sujet d'une influence plutôt psychique.
      A cette époque PARKER publia les résultats de 200 interventions chirurgicales sous «sommeil magnétique».
      Pendant la moitié du XIX siècle l'intérêt pour l'hypnose déclina, en se réactualisant autour de 1880 par les deux écoles de médecine, celle de la Salpêtrière et celle de Nancy. Pour BERNHEIM et l'école de Nancy, la suggestion, c'est à dire l'aptitude à transformer une idée en acte, pouvait expliquer les états hypnotiques.
      En 1878, CHARCOT, neuropathologue renommé, s'intéressa à l'hypnose et présenta les résultats de ses études a la Salpétrière.
      D'un côté il donna une nouvelle reconnaissance à l'hypnose, mais d'un autre finit par la considérer comme un phénomène pathologique lié à l'hystérie. A l'âge de 29 ans FREUD, après avoir suivi un stage chez Charcot, décida d'utiliser l'hypnose dans l'exploration de l'inconscient, mais s'en détourna ensuite, car trop de patients étaient résistants au traitement. Il a néanmoins découvert les premiers éléments de ce qui allait devenir la psychanalyse, tels que la notion du transfert, de défense et d'inconscient. Puis on assista à un nouveau déclin, tandis qu'elle regagne de l'intérêt lors de la IIème guerre mondiale, lorsqu'elle fut employée pour traiter les névroses de combat et les chocs post traumatiques.
      L'hypnose sera approuvée par la «British Medical Association» en 1955 et par l'American Medical association en 1958.
      On doit à ERICKSON, psychiatre, un nouveau développement de l'hypnose en médecine moderne. Pendant ses 50 ans de pratique, Erickson a hypnotisé plus de 30'000 sujets et a fondé la societé Américaine d'Hypnose Clinique. Grâce à lui, la thérapie hypnotique n'est plus considérée comme un état de réceptivité ou de suggestibilité, mais comme un travail actif de la part du patient.
      Aujourd'hui plusieurs sociétés d'hypnose existent dans le monde; elles recrutent leurs membres parmi les médecins généralistes, les psychiatres, les dentistes et les psychologues. Celles-ci éditent des revues et organisent des stages de formations. Chaque membre doit signer une charte éthique qui définit clairement son travail.

      Source: Université de Genève - Thèse "Intérêt et connaissances des médecins généralistes du canton de Genève pour l'hypnose médicale" (Wania Roggiani )
    • Hypnose éricksonienne
      Milton Hyland Erickson (1901 – 1980) Le Docteur Milton Erickson est le père de la nouvelle hypnose : « l'hypnose éricksonienne ». Son histoire est particulièrement fascinante, car c'est son propre état de santé qui l'amène à s'intéresser à l'hypnose. Né en 1901 dans le Nevada, il passe son adolescence dans une ferme du Wisconsin. Très tôt, il prend conscience de ses handicaps : daltonien, incapable de reconnaître ou de reproduire un rythme musical et surtout dyslexique. Il est obstiné, se soumettant à un constant apprentissage, Il est capable de lire et de relire un dictionnaire entier pour trouver le mot qu'il cherche. A 17 ans, il est victime d'une attaque de poliomyélite qui le laisse paraplégique. C'est cette attaque qui détermine chez Erickson la découverte et l'utilisation de ce qu'il appellera ultérieurement l'autohypnose. il se concentre sur sa volonté de mobiliser certains faisceaux musculaires paralysés en se remémorant ses gestes antérieurs et en observant avec précision les déplacements de sa jeune soeur qui commence à marcher. Il réapprend à coordonner sa motricité et en moins d'un an récupère une très grande partie de ses capacités musculaires.
      Source: Faculté de Médecine de Nancy - Thèse "L'hypnose médicale : Du sommeil à l'éveil - Réflexions sur l'histoire de l'hypnose" (Lénie GASCON)
    Signes / Indications / Risques et contre-indications

    • Les principaux signes hypnotiques
      Autant il est difficile d'expliquer la nature de l'hypnose, autant les signes qui la caractérisent sont bien connus. Ils ne surviennent pas forcément ensemble, et les phénomènes hypnotiques peuvent varier en fonction de la profondeur de l'état hypnotique, ou tout simplement en fonction du sujet, voire de l'hypnotiseur.
      Parmi les principaux signes entrant dans la phénoménologie de l'hypnose, l'on citera la suggestibilité, la dissociation, la catalepsie, la distorsion temporelle, l'amnésie posthypnotique.

      La suggestibilité
      Pour beaucoup de spécialistes, la suggestibilité est le point central du phénomène hypnotique, et certains vont jusqu'a donner la même signification aux termes hypnose et suggestibilité

      La dissociation
      Les théories de la dissociation s'intéressent aux mécanismes intervenant dans le fonctionnement dissocié de la conscience, qu'elles considèrent comme une organisation de fonctions, un assemblage de structures et sous-structures psychiques particulièrement ( malléables ) pendant l'état hypnotique.

      La cataplepsie
      Signe fréquent durant les transes, la catalepsie corporelle peut être partielle ou générale ; elle se caractérise par une spasticité de tout ou partie du corps. Par exemple, la catalepsie des paupières signifie que le sujet ne peut plus ouvrir les yeux.

      La distorsion temporelle
      Il s'agit de modifications dam notre perception du temps, perception dont on sait qu'elle n'a rien à voir avec le temps mesuré par nos montres. Nous aurions en nous une ressource qui nous permet de réduire ou d'allonger notre notion du temps.

      L'amnésie post-hypnotique
      Souvent, le patient hypnotisé oublie partiellement ou complètement ce qui s'est passé durant la séance d'hypnose. Cet oubli peut intervenir de façon spontanée ou être demandé par le thérapeute.

      L'hypermnésie
      Elle permet au sujet de se souvenir de détails clairs et précis relatifs à des souvenirs oubliés. Ce phénomène est tout aussi fascinant que réel. A noter que cet état de libération mnésique est connu pour apparaître dans les secondes qui suivent un accident ou au moment où l'on se voit mourir, en observant dans le même temps « défiler 1) sa vie.

      Les hallucinations
      Ce sont des altérations sensorielles classiques de l'hypnose profonde, qui peuvent être de différentes natures : visuelles, auditives, tactiles ou autres.

      Le somnambulisme
      Nous avons vu au travers des travaux de Charcot que l'état somnambulique peut être provoqué par la friction du vertex chez un sujet en état léthargique ou cataleptique

      Source: Faculté de Médecine de Nancy - Thèse "L'hypnose médicale : Du sommeil à l'éveil - Réflexions sur l'histoire de l'hypnose" (Lénie GASCON)
    • Indications de l'hypnose

      Juillet 2012
      Source: Haute Ecole de Santé Vaud - Les représentations sociales de l'hypnose : une réflexion sur son acceptation dans les soins - (FANNY DESCLOUX, AÏCHA GROSJEAN)
    • Contre-indications de L'Hypnose

      Dépendent de l'expérience du Praticien

      Contre-indication Absolues :Troubles psychotiques aigus
         Personnalité paranoïaque
         Personnalité psychopathique
         Personnalité perverse

      Contre-indication Relatives :Troubles psychotiques

      Source: Hypnose Médicale - Dr Léonard Amétépé
    • Contre-indication de l'hypnose
      Plusieurs paramètres peuvent jouer un rôle dans la pratique de l'hypnose médicale chez un patient atteint de trouble anxieux. L'expérience du thérapeute dans la technique hypnotique joue un rôle majeur, ainsi que la qualité de la relation thérapeutique.

      L'évaluation de la personnalité du patient et de la flexibilité de ses défenses psychiques donne une idée des capacités de changement durant un traitement par l'hypnose.

      Lorsque le thérapeute a des doutes sur l'efficacité de l'hypnose pour un patient, il est préférable de ne pas recourir à ce type de thérapie. Pour les personnes présentant une structure de personnalité limite ou psychotique, l'hypnose doit être utilisée avec circonspection et seulement lorsque l'alliance thérapeutique est déjà bien établie et de bonne qualité. En général, les difficultés d'induction sont moindres lorsqu'on utilise des techniques permissives et lorsqu'on rassure le patient sur ses possibilités d'autocontrôle.

      Source: Rev Med Suisse 2010;6:330-333
    Applications thérapeutiques de l'hypnose

    • L'hypnose médicale : Des réponses à vos questions
      L'hypnose médicale est une technique qui vise à induire un état de conscience modifié l'état hypnotique et à l'utiliser à différentes fins thérapeutiques.
      Source: HUG
    • Les représentations sociales de l'hypnose : une réflexion sur son acceptation dans les soins
      A l'heure actuelle, l'hypnose a fait ses preuves dans le domaine scientifique et est prouvée comme un outil thérapeutique efficace. Malgré tout l'hypnose n'est toujours pas répandue dans les milieux de soins. Ce phénomène fait l'objet de nombreuses représentations sociales liées à son évolution historique, à sa diffusion médiatique et à des facteurs culturels et sociaux. Ces représentations ont un impact important sur l'acceptation de ce phénomène en médecine.
      Les résultats de notre revue ont permis de mettre en lumière les différentes représentations de l'hypnose chez les soignants et les étudiants sensibilisés à la psychologie. En raison de la méthodologie choisie, il nous a été impossible de dégager une tendance générale exposant les proportions des représentations dans la population étudiée. Néanmoins nous avons pu mettre en lumière le facteur clé de ces représentations. Il se trouve dans la notion de contrôle du patient face au phénomène hypnotique ou au rôle du thérapeute. L'enjeu principal se situe dans l'impact de telles opinions sur la relation soignant-soigné. En effet, le bon déroulement d'une séance d'hypnose demande une relation thérapeutique sûre, basée sur un contrat de confiance. Lorsque la relation thérapeutique est biaisée par une prise de pouvoir, une fausse croyance ou des attentes irraisonnées, les conditions au succès thérapeutique ne peuvent être réunies. Ceci trouble alors fondamentalement les possibilités hypnotiques et peut aboutir à un échec.
      Il est de la responsabilité du thérapeute d'explorer les représentations du patient face à l'hypnose. Celui-ci doit prendre conscience de ses propres croyances afin que le phénomène soit bien compris et utilisé adéquatement. La solution réside dans l'apport d'informations sur les mécanismes hypnotiques et l'encouragement à l'expérience. La formation du thérapeute est aussi un point essentiel à la bonne utilisation de l'hypnose pour empêcher d'éventuels débordements.
      Par rapport au bénéfice potentiel, les méthodes permettant de limiter les freins à l'acceptation de l'hypnose dans la pratique clinique, nous semblent relativement simples et peu couteuses à mettre en place. Dans un contexte de soins comme en physiothérapie, l'avancée de l'acceptation de l'hypnose permettrait d'ajouter un outil précieux à la palette du soignant notamment dans le cadre de la gestion de la douleur, qu'elle soit aigue ou chronique.

      Source: Haute Ecole de Santé Vaud - Les représentations sociales de l'hypnose : une réflexion sur son acceptation dans les soins - (FANNY DESCLOUX, AÏCHA GROSJEAN)
    • Hypnose et douleur : connaissances actuelles et perspectives
      Après de multiples controverses, l'hypnose se définit actuellement à la fois comme un état de conscience modifié et une relation intersubjective particulière entre un praticien et son patient. De façon synthétique, on peut dire que les mécanismes en jeu dans la façon dont l'hypnose agit sur la douleur aiguë sont maintenant bien connus, et son efficacité est particulièrement prouvée dans la douleur provoquée par les soins. Par contre, les connaissances concernant l'action de l'hypnose sur la douleur chronique sont encore en développement, car beaucoup plus complexes à comprendre. Si l'hypnose permet de connoter autrement la douleur, d'en diminuer son implication dans la vie du patient, pour autant les remaniements dans la durée sont encore à l'étude.
      En pratique, le champ qui se développe actuellement particulièrement est celui des processus analogiques du discours, car ils sont très présents en clinique de la douleur et faciles à reprendre en méthode hypnotique.

      Source: Rev Med Suisse 2012;8:1399-1403
    • L'hypnose et les troubles anxieux

      L'hypnose dans le traitement des troubles anxieux :

      Les symptômes primordiaux des troubles anxieux sont le déclenchement par des situations ou des objets bien précis (externes au sujet) d'une sensation de peur sans dangerosité actuelle. Son intensité peut varier d'un sentiment d'insécurité à la terreur. Les préoccupations du sujet peuvent être centrées sur des symptômes isolés tels que des palpitations ou une impression d'évanouissement et aboutissent souvent à une peur de mourir, de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou. L'anxiété n'est pas atténuée par le fait de savoir que la situation en question n'est pas considérée comme dangereuse ou menaçante par les autres. La simple évocation d'une situation phobogène déclenche habituellement une peur anticipatoire. La peur focalise l'attention du sujet qui ne parvient plus à prendre de la distance et du recul face à ses craintes. L'espace psychique du sujet est entièrement envahi par l'anxiété.

      L'hypnose comme thérapie de soutien pour le contrôle de l'anxiété

      L'usage de l'hypnose comme thérapie de soutien pour le contrôle de l'anxiété permet au patient d'avoir un meilleur contrôle sur les symptômes anxieux. Les patients qui souffrent de syndrome de stress post-traumatiques, par exemple, ou les patients ayant vécu des violences dans l'enfance entrent spontanément dans des états dissociatifs similaires à l'état de transe hypnotique. On peut suggérer au patient qu'il a un talent pour l'hypnose. Il peut utiliser ce talent à son profit. Malgré son mal-être initial, il peut se détendre et vivre une expérience de relâchement, de bien-être dans son corps en toute sécurité. Cette expérience contraste avec son vécu habituel de tension intérieure. La lévitation du bras comme les expériences d'anesthésies ou d'engourdissements d'un doigt ou de la main sont utilisées pour confirmer cette capacité de contrôle sur une partie de sensations qu'il rencontre au travers de son corps. L'hypnose permet de faire vivre au patient une expérience immédiate de bien-être et de sérénité dans l'ici et maintenant. Ce vécu sensoriel différent renforce la possibilité d'envisager un changement.

      L'hypnose comme technique pour anticiper et faire face à un événement phobogène

      Dès que le patient a bien investi le traitement hypnotique et établi une relation de confiance avec le thérapeute, l'hypnose peut servir à l'aider à anticiper un événement phobogène.
      Une technique consiste à lui suggérer qu'il peut vivre l'événement anxiogène par l'intermédiaire d'un écran de télévision, par exemple, où il voit un film relatant la situation anxiogène En début de séance, on fait tester ce système en lui suggérant qu'il a la télécommande de la vidéo dans la main et qu'il peut à tout moment arrêter l'image et se retrouver dans un lieu sûr et réconfortant. Le patient raconte alors ce qu'il voit sur l'écran. La relation thérapeutique joue un rôle essentiel dans ce type de travail. Le patient doit se sentir particulièrement en confiance pour parvenir à surmonter son anxiété. Il doit être convaincu que le thérapeute joue un rôle à la fois protecteur et bienveillant. Le thérapeute ne cherche pas à tout prix à faire imaginer l'événement phobogène. Il aide le patient à pouvoir maîtriser son vécu d'impuissance et de peur qui le hante. Une première vignette clinique décrite par le Dr Nicole Cheseaux illustre ce processus.
      Source: Rev Med Suisse 2010;6:330-333
    • La place de l'hypnose dans le traitement des syndromes psychotraumatiques
      Depuis les études de Spiegel sur l'hypnose, il est démontré que les sujets atteints de syndrome de stress post-traumatique sont plus facilement et plus profondément hypnotisables que les autres. Ces études montrent aussi l'importance de l'aspect dissociatif dans le syndrome de stress post-traumatique et dans sa symptomatologie. La littérature sur l'hypnose et le stress post-traumatique met en évidence l'utilité de l'hypnose comme moyen d'exploration des conflits intrapsychiques dans une vision psycho dynamique. Certains auteurs pensent que la dissociation est un mécanisme de défense qui sert à lutter contre l'impact psychique du traumatisme.
      Source: Département de psychiatrie, Hôpitaux universitaires de Genève
    • Hypnose dans la schizophrénie
      La schizophrénie est un trouble mental grave qui peut modifier la manière dont les patients ressentent et comprennent le monde. Elle peut également entraîner un retrait social. Dans les pays développés, les principaux traitements de la schizophrénie reposent sur divers médicaments antipsychotiques, mais tous les patients ne répondent pas à ces médicaments. Il a été suggéré que d'autres interventions, telles que les thérapies par la parole, la relaxation, l'hypnose et d'autres thérapies alternatives, pourraient être utiles, surtout en complément des médicaments. Cette revue examine l'utilisation de l'hypnose dans le traitement de la schizophrénie, qui était comparée à de la relaxation, une diffusion de musique et un traitement standard dans les essais identifiés. Trois essais portant sur un total de 149 participants ont été identifiés. Toutes ces études avaient été réalisées avant 1983 et étaient relativement courtes (huit semaines, quatre semaines et une semaine). En raison des méthodes de notification des données et des effectifs réduits de ces études, aucune preuve concluante n'indiquait que l'hypnose était supérieure aux autres interventions. Très peu de patients abandonnaient les études, ce qui suggérait que l'hypnose, la relaxation et l'écoute de musique classique (Sibelius) étaient, pour le moins, des interventions acceptables. Des essais bien réalisés et mesurant des critères de jugement tels que l'amélioration des symptômes, le fonctionnement et la qualité de vie chez les patients concernés sont nécessaires afin de permettre des conclusions basées sur des preuves plus concluantes concernant cette option de traitement potentielle dans la schizophrénie.
      (Résumé simplifié préparé pour cette revue par Janey Antoniou de RETHINK, UK www.rethink.org).
      Source: Centre Cochrane Français
    • Hypnose et grand brulés

      L'hypnose : Un apport de choix dans la prise en charge du patient gravement brûlé

      Cette étude nous a montré que l'hypnose est un outil complémentaire de choix dans la prise en charge des patients gravement brûlés, que son application dans un service de réanimation est tout à fait réalisable par des soignants spécialisés et que les bénéfices sont énormes tant pour les patients que pour les soignants. L'expérience positive que nous avons eue dans la prise en charge des grands brûlés nous encourage à aller de l'avant et appliquer cette technique simple efficace et économique chez d'autres patients sévèrement atteint tel que les patients polytraumatisés.
      Source: CHUV - MED EMERGENCY - 2011 No 7
    • Hypnose et Hémodialyse
      Le piquage de la fistule artério-veineuse peut engendrer une certaine crainte de venir en dialyse. Pour certains patients, cela peut tourner à la phobie avec une angoisse très importante avant chaque séance.
      Le traitement local par Emla® peut aider, ainsi que la prise d'un médicament relaxant type benzodiazépine (temesta®, xanax®, lexotanil®) avant la séance.
      Une technique, pour moi ésotérique, nous a été proposé l'autre jour: "Avez-vous essayé l'hypnose?" Je me suis dit que l'idée valait la peine d'être approfondie.
      Source: NephroHug -
    • Effet d'une séance d'hypnose sur l'état anxio-dépressif et la fatigue de patients en hémodialyse : une étude préliminaire
      Introduction: L'hémodialyse est un traitement lourd et long qui a diverses conséquences sur la vie du patient, notamment en termes d'anxiété, de dépression et de fatigue. En effet, la prévalence de l'anxiété et de la dépression varie entre 20 et 50% (Cukor et al., 2006), celle de la fatigue entre 60 et 97% (Jhamb et al., 2008). L'hypnose a montré des effets bénéfiques dans le traitement de l'anxiété (Hammond et al., 2010), mais également sur la fatigue de patients traités par radiothérapie (Montgomery et al., 2009). Cette technique thérapeutique a très rarement été étudiée auprès des patients en hémodialyse. Ainsi, l'objectif de cette étude était d'évaluer l'effet d'une séance d'hypnose sur l'état anxio-dépressif et la fatigue ressentie par les patients en hémodialyse.

      Résultats: Les résultats montrent que l'anxiété diminue significativement après la séance d'hypnose (F = 6,83 et p<0,01). Il en est de même pour la dépression (F = 4,76 et p<0,05). En ce qui concerne la fatigue, les scores aux quatre dimensions ne sont pas significativement différents aux trois temps de l'étude (fatigue générale : F = 0,99 et p>0,05 ; la fatigue mentale : F = 1,40 et p>0,05 ; la motivation : F = 1,30 et p>0,05 ; réduction de l'activité : F = 0,83 et p>0,05).

      Source: Société de Nephrologie - Société Francophone de Dialyse
    • L'hypnose médicaux-dentaire
      L'hypnose médicaux-dentaire aide particulièrement les patients anxieux à se sentir à l'aise chez le dentiste et à éprouver le traitement comme agréable ou du moins banal. De ce fait elle représente aussi une aide importante pour le dentiste, car il peut calmer rapidement et aisément le patient angoissé et difficile - qui représentent toujours un stress pour le cabinet et rendre ses douleurs plus supportables. L'hypnose n'est donc pas seulement bénéfique pour le patient, mais aussi pour le dentiste lui-même et pour toute l'équipe du cabinet. Au-delà des indications médicaux-dentaires de premier ordre telles que la douleur et l'anxiété, l'hypnose aide aussi à contrôler les irritations pharyngales graves, à soutenir l'accoutumance psychologique aux prothèses dentaires et à détendre la musculature maxillo-faciale. Par l'enseignement de l'autohypnose le patient souffrant de para fonctions ou de dysfonctions temporo-mandibulaires trouvera une aide thérapeutique causale
      Source: Société Médicale Suisse d'Hypnose
    • L'hypnose en médecine dentaire
      Utile au patient, au soignant et à l'équipe du cabinet
      En médecine dentaire, on constate de plus en plus souvent que l'hypnose facilite le traitement, en particulier dans le cas de patients à problème. Elle crée en même temps un climat de travail détendu pour le soignant et l'équipe du cabinet.
      Source: Société Suisse d'Odonto-stomatologie
    • Hypnose chez les enfants subissant un traitement dentaire
      Les enfants sont souvent anxieux ou peu compliants pendant un traitement dentaire. Les preuves anecdotiques ainsi que les articles publiés indiquent que l'hypnose peut être utilisée dans la gestion comportementale pédiatrique avec succès. L'objectif de cette revue était donc de voir quelles données existaient pour soutenir l'utilisation de l'hypnose chez les enfants et les adolescents subissant des procédures dentaires. Seuls trois essais contrôlés randomisés (totalisant 69 patients) répondaient aux critères d'inclusion pour cette revue. Deux de ces trois études mentionnaient des résultats positifs en faveur de l'hypnose, pour autant, une analyse statistique et une méta-analyse étaient impossibles en raison du manque d'études répondant aux critères d'inclusion.
      Source: Centre Cochrane Français
    • L'hypnose pour mieux vivre l'accouchement

      HYPNOSE EN MATERNITE : DE L'AISANCE A LA NAISSANCE :
      Le médecin anesthésiste exerçant en maternité est amené à intervenir en salle de naissance ainsi qu'en consultation. En salle de naissance, les patientes sont prises en charge, en urgence, pour l'analgésie du travail, l'accouchement par césarienne ou bien pour des manœuvres endo-utérines telles que révision utérine, délivrance artificielle. La pratique de l'hypnose est, dans toutes ces circonstances, une aide intéressante pour installer rapidement un climat de calme et de confiance propice à la prise en charge anesthésique optimale des parturientes. Cet exposé se limitera principalement à l'apport de l'hypnose dans la prise en charge anesthésique des patientes en maternité.

      HYPNOSE ET ANALGÉSIE DU TRAVAIL :
      L'hypnose est un outil puissant dans la prise en charge de la douleur pendant le travail. Les principales techniques sont les lieux sûrs (corporels, dans le temps, dans l'espace ...), le morcellage , la réification, l'induction d'une analgésie segmentaire, les métaphores. Ces techniques pourraient faire elles même le sujet de plusieurs exposés et peuvent être utilisées par tout praticien formé à l'hyp- nose : médecin anesthésiste mais aussi sage-femme, infirmière, gynécologue ... On se limite ici à l'utilisation de l'hypnose lors de la prise en charge anesthésique des parturientes.

      HYPNOSE ET ACCOUCHEMENT PAR CÉSARIENNE :
      L' “accouchement par césarienne” se fait soit, de manière itérative, sous rachianesthésie soit, en urgence, sous réinjection de péridurale ou, exceptionnellement, sous anesthésie générale. Souvent les patientes vivent mal le fait de ne pas accoucher par voie basse, d'être dépossédées de la nais- sance de leur enfant. De nombreuses équipes ne parlent plus que “d'accouchement par césarienne”, ce qui, tout en parlant de la même chose, modifie inconsciemment le vécu de la naissance. L'hypnose est une aide efficace non seulement lors de la réalisation de l'anesthésie locorégionale mais aussi pendant toute la procédure chirurgicale. Tout comme lors de la réalisation de la péridu- rale, un accompagnement hypnotique est une aide intéressante pour la réalisation de la rachianesthésie : technique de confort, de lieu sûr, de projection dans le temps, métaphore du bain... Cela permet de surcroît d'installer un état de détente pour la patiente et une ambiance calme dans la salle d'intervention.

      HYPNOSE ET MANŒUVRES ENDO-UTÉRINES :
      La révision utérine se fait la plupart du temps sous anesthésie péridurale si le cathéter est en place, sinon sous anesthésie générale. Les rares révisions pratiquées sous hypnose n'ont pas laissé un bon souvenir aux sages femmes présentes car les patientes ont crié, sans pour autant manifester de signe d'inconfort au signaling ... Révision sous hypnose ? Révision sans anesthésie ? La frontière est floue chez ces patientes souvent non préparées à ce geste dans un contexte hémorragique angoissant. La nécessité d'une ratification de la transe reste à définir ... A noter que l'hypnose permet de diminuer les saignements de manière parfois spectaculaire : il existe par exemple des métaphores telles que la source qui se tarit, la mer qui va vers la plage qui va vers le désert, etc

      Source: Docteur J.M. Hérin
    • L'hypnose perçue par les patientes lors de la pose de l'analgésie péridurale
      La pose de l'analgésie péridurale représente un geste anxiogène et intrusif pour beaucoup de femmes. Utiliser l'hypnose lors de ce geste médical peut apporter des bénéfices. Notre étude ayant pour objectif de recueillir l'opinion des mères à J1 de leur accouchement sur leurs sensations anxieuses, douloureuses et de confort ressenties lors de la pose de l'analgésie péridurale. L'hypnose diminuerait l'anxiété et la douleur des patientes toutes parités et dilatation confondues lors de la pose de l'analgésie péridurale. L'hypnose améliorerait le confort des patientes toutes parités confondues et dilatations confondues lors de la pose de l'analgésie péridurale.
      Source: UFR de Médecine et des sciences de la santé - Brest - Ecole de Sages-Femmes
    • L'hypnose pendant la grossesse, l'accouchement et la période postnatale pour la prévention de la dépression post-natale
      La maladie mentale pendant la grossesse et la période postnatale peut consister en une courte période de sautes d'humeur, crises de larmes, irritabilité (baby blues), dépression et psychose postnatale. La dépression postnatale (DPN) se situe dans ce spectre. La morbidité causée par la DPN est énorme. Les symptômes possibles sont notamment l'humeur dépressive, la perte d'intérêt ou de plaisir dans les activités quotidiennes, l'anxiété, l'irritabilité, l'insomnie, les sentiments de culpabilité et les pensées suicidaires, pendant les trois mois suivant l'accouchement. Ceux-ci peuvent avoir un impact négatif sur l'alimentation du nourrisson, sur l'interaction entre la mère et le nourrisson et sur la perception qu'a la mère du comportement du nourrisson. Plusieurs interventions psychologiques ou psycho-sociales semblent être efficaces pour traiter ce trouble, telles que la thérapie cognitivo-comportementale, des conseils avec ou sans antidépresseurs, des séances de conseils menées par des assistant(e)s sociaux(les), l'entraide et la psychothérapie interpersonnelle. En ce qui concerne la prévention cependant, les interventions psychosociales ou psychologiques n'ont pas montré de net bénéfice dans la prévention du développement des DPN. Bien que l'hypnose ait été utilisée depuis longtemps pour réduire la douleur pendant le travail et l'accouchement, l'efficacité de l'hypnose pour prévenir la DPN n'a pas encore été évaluée. L'hypnose peut être décrite comme un état intensifié de concentration focalisée et de réceptivité aux suggestions de quelqu'un d'autre. Celui-ci provoque l'état hypnotique en focalisant l'attention de la personne sur une routine monotone. La revue comprenait une étude (portant sur 63 femmes), mais celle-ci n'a fourni aucune donnée à la revue. Il n'y a pas suffisamment de données probantes issues d'essais contrôlés randomisés pour déterminer si l'hypnose est efficace pour la prévention des DPN en comparaison avec les procédures habituelles de soins prénataux, d'accouchement ou postnataux. Deux essais sont cependant actuellement en cours, qui pourraient fournir à l'avenir des informations supplémentaires.
      Source: Centre Cochrane Français
    • La pratique de l'hypnose, de la visualisation ou de l'autohypnose par des personnes atteintes d'un cancer : une transformation de soi ?
      Les recours à certaines « médecines douces » comme l'hypnose et la relaxation permettent-ils une reconfiguration des soins du cancer dans les itinéraires thérapeutiques ? À partir d'un travail de terrain ethnographique réalisé en Auvergne avec des personnes atteintes par cette maladie et avec leurs thérapeutes, nous montrons que ces techniques de soins permettent aux patients d'acquérir des compétences pratiques (autohypnose, visualisation et relaxation pratiquées sans guide en solitaire) et d'être actifs dans la prise en charge de leur cancer, afin de faire face à certains effets de la maladie et des traitements. L'acquisition de ces techniques d'autonomisation permet la reconfiguration de l'itinéraire thérapeutique du malade en regard du Plan Personnalisé de Soin (PPS) qui lui est proposé dans une unité d'oncologie française. L'apprentissage de la visualisation, qui se réalise à travers la découverte lors des séances d'une “matrice de l'imagination” ancrée dans le corps et son exploration (à travers la génération et la manipulation d'images), œuvre de plus à un travail de métamorphose qui tend à transformer les modalités de l'“être-au-monde”.
      Source: Anthropologie & Santé
    • L'hypnothérapie pour le sevrage tabagique
      L'hypnothérapie peut-elle aider les personnes qui essaient d'arrêter de fumer

      Différents types d'hypnothérapie sont utilisés pour essayer d'aider les gens à arrêter de fumer. Certaines méthodes tentent de diminuer chez le fumeur son envie de fumer, de renforcer sa volonté d'arrêter ou de l'aider à se concentrer sur un programme de sevrage tabagique. Des essais ont porté sur des hypnothérapies de types et d'intensités variées et les ont comparées à différentes conditions de contrôle, comme l'absence de traitement, les conseils brefs ou le counseling antitabagique. Bien qu'il soit possible que l'hypnothérapie puisse être aussi efficace que le counseling, on ne dispose pas de suffisamment de preuves pour en être certain.

      Source: Centre Cochrane Français
    • Formation en Hypnose Médicale
      Texte d'accompagnement au programme de formation complémentaire en hypnose médicale (SMSH / SHypS) L'hypnose est une technique médicale dont l'histoire remonte aux origines de la médecine. Elle a été documentée dans de nombreuses publications scientifiques lors des dernières décennies du 20ème siècle comme étant une méthode efficace et se différencie de ce fait des principes des médecines complémentaires.
      Source: ISFM Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue - FMH
    Reportages vidéos


    • RTS - 36.9° - Emission du 15 mars 2006

      L'hypnose : Dans l'imagerie commune, l'hypnose serait à ranger quelque part entre le numéro de music hall à tendance ésotérique et les médecines parallèles. Pourtant, depuis quelques années, la technique séduit de plus en plus de médecins. Loin de renier leurs savoirs, ceux-ci l'intègrent comme un outil supplémentaire à leurs pratiques thérapeutiques habituelles.


      Hypnose Les états de conscience modifiés - Pulsations TV Décembre 2011

      - Toujours en activité et centre de notre conscience, le cerveau est responsable de nos états de conscience, normaux comme le sommeil, ou modifiés. Pour aller plus loin dans son efficacité et grâce à des équipements performants, la médecine se sert de différentes formes de conscience. L'état de conscience modifié est alors choisi. C'est le cas dans de nombreuses situations, le coma artificiel, l'anesthésie ou encore l'hypnose médicale. Avec les témoignages d'Alexandrine et de Sarah.


      La chirurgie se pratique aussi sous hypnose - Francetvinfo - Décembre 2013

      Cette technique est de plus en plus pratiquée dans les hôpitaux français, notamment pour les interventions les moins lourdes. Reportage à Grenoble.


      Canal U - Chirurgie sous Hypnose - Janvier 2005

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