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    Emission 36.9° diffusée le mercredi 02 avril 2014, 20:15 sur RTS 1:

    Docteur, prescrivez-moi du cannabis!

    Docteur, prescrivez-moi du cannabis! Fumer du cannabis récréatif reste interdit en Suisse. Mais en 2011, la nouvelle loi fédérale sur les stupéfiants a ouvert la porte à une utilisation médicale de produits à base de chanvre. Comment administre-t-on ce traitement? Quels sont les freins à sa prescription?

    Le Cannabis

    • Qu'est-ce que le cannabis?

      - Le terme «cannabis» est le nom botanique de la plante de chanvre. On peut l'utiliser notamment pour fabriquer des textiles, de l'huile, des bases pour des couleurs ou des lessives – ou encore comme drogue.
      - Le chanvre utilitaire (ou industriel) se caractérise par un faible taux de THC et une haute teneur en fibres.
      - Le chanvre dont la teneur en THC est égale ou supérieure à 1% est considéré comme drogue. Dans ce cas, le cannabis est soumis à la Loi sur les stupéfiants qui en interdit et en sanctionne la consommation, le commerce, la culture, etc.
      - Certaines plantes de cannabis, cultivées spécifiquement dans ce but, présentent un taux de THC considérable; ce sont les sommités fleuries de la plante femelle qui contiennent le plus de résine et de THC.
      - Le cannabis existe avant tout sous la forme de marijuana (éléments de la plante, principalement les fleurs) ou de haschich (résine mélangée à des parties de la plante) et, plus rarement, sous forme d'huile de cannabis (extrait de la plante).
      - Fumer des joints est le mode de consommation le plus répandu (généralement avec un mélange de tabac).
      Plus rarement le cannabis est mélangé à de la nourriture («space cakes»). Le cannabis peut aussi être fumé avec un bong, une chicha, un chillum ou une pipe, ou diffusé avec un vaporisateur.
      - Le cannabis peut également être utilisé comme médicament pour certaines maladies (p.ex. pour les spasmes, certaines douleurs chroniques ou le glaucome). En Suisse, seule la forme synthétique (Dronabinol) est prescrite, et uniquement sur autorisation exceptionnelle délivrée par l'Office fédéral de la santé publique.

      Source: addictionsuisse.ch
    • Cannabis

      Le cannabis est un produit naturel, dont le principal composant psychoactif est le tétrahydrocannabinol (Δ9-THC). La plante de cannabis (Cannabis sativa L.) est largement répandue et pousse dans les régions tempérées et tropicales. Avec le tabac, l'alcool et la caféine, il s'agit de l'une des drogues les plus consommées au monde, utilisée à la fois comme drogue et comme source de fibres depuis la nuit des temps. L'herbe de cannabis se compose des sommités florales et des feuilles séchées. La résine de cannabis (haschisch) est un solide compressé composé des parties résineuses de la plante, et l'huile de cannabis est une solution d'extrait de cannabis. Le cannabis est presque toujours fumé et souvent mélangé à du tabac. La quasi-totalité de la consommation d'herbe et de résine de cannabis concerne le produit illicite. Un certain bénéfice thérapeutique en tant qu'analgésique a été revendiqFué pour le cannabis. Le dronabinol est un médicament autorisé dans certains pays pour le traitement des nausées dans la chimiothérapie cancéreuse. Les produits à base de cannabis et le Δ9-THC font l'objet d'un contrôle international.

      Le principal principe actif de tous les produits à base de cannabis est le Δ9- tétrahydrocannabinol (Δ9-THC ou simplement THC), également connu sous le nom de dronabinol, sa dénomination commune internationale (DCI). La liaison insaturée dans le cycle cyclohexène se situe entre C-9 et C-10 dans le système de numérotation plus courant du dibenzopyrane. Il existe quatre stéréoisomères du THC, mais seul l'isomère (–)-trans est présent sous forme naturelle (CAS-1972-08-03). La dénomination systématique complète pour cet isomère THC est (−)-(6aR,10aR)-6,6,9-triméthyl-3-pentyl-6a,7,8,10a-tétrahydro-6H-benzo[c]chromèn-1-ol. Deux substances apparentées, l'acide Δ9- tétrahydrocannabinol-2-oïque et l'acide Δ9-tétrahydrocannabinol-4-oïque (THCA) sont également présentes dans le cannabis, parfois en quantités importantes Lorsqu'il est fumé, le THCA est partiellement converti en THC. L'isomère actif Δ8 -THC, dans lequel la liaison insaturée au niveau du cycle cyclohexène se situe entre C-8 et C-9, est présent en quantités nettement plus faibles.

      Structure moléculaire (1)

      Formule moléculaire: C21H30O2
      Poids moléculaire: 314.4 g/mol
      Parmi les autres substances étroitement apparentées présentes dans le cannabis figurent le cannabidiol (CBD) et dans les échantillons vieillis le cannabinol (CBN), l'un et l'autre ayant des effets pharmacologiques fort différents de ceux du THC. Parmi les autres composés figurent les cannabivarines et les cannabichromènes, connus sous le nom collectif de cannabinoïdes. Contrairement à de nombreuses substances psychoactives, les cannabinoïdes ne sont pas des bases azotées.
      (1) Δ9-tétrahydrocannabinol, principal principe psychoactif du cannabis, illustrant le système de numérotation du cycle partiel dans le système plus courant du dibenzofurane

      Source: Observatoire européen des drogues et des toxicomanies
    • La Pharmacologie du Cannabis
      La pharmacologie du cannabis est compliquée par la présence d'un large éventail de cannabinoïdes. À faibles doses, le cannabis induit de l'euphorie, une baisse de l'anxiété, une sédation et une somnolence. À certains égards, les effets sont similaires à ceux induits par l'alcool. Le ligand endogène identifié pour le récepteur cannabinoïde est l'anandamide, qui possède des propriétés pharmacologiques similaires à celles du THC. Lorsque le cannabis est fumé, la présence de THC peut être détectée dans le plasma dans les secondes qui suivent l'inhalation; sa demi-vie est de 2 heures. Lorsqu'une quantité de 10–15 mg a été fumée sur une période de 5–7 minutes, les pics de concentration plasmatique de Δ9-THC sont de l'ordre de 100μg/L. Le Δ9-THC est extrêmement lipophile et largement distribué à travers l'organisme. Deux métabolites actifs sont formés, à savoir 11-hydroxy-Δ9-THC et 8β-hydroxy-Δ9-THC. Le premier est métabolisé en acide Δ9-THC-11-oïque. Deux substances inactives sont également formées - 8α-hydroxy-Δ9-THC et 8α,11-dihydroxy-Δ9-THC - ainsi que de nombreux autres métabolites mineurs, dont la plupart se retrouvent dans les urines et les selles sous forme de conjugués glucuronides. Certains métabolites peuvent être détectés dans les urines jusqu'à 2 semaines après que la substance a été fumée ou ingérée. Peu d'éléments probants ont mis en évidence des lésions au niveau des systèmes organiques parmi les consommateurs modérés; toutefois, lorsque la consommation de cannabis est associée au tabac, elle expose le consommateur à tous les risques inhérents à ce dernier. S'agissant des effets indésirables du cannabis, les études ont essentiellement porté sur son association avec la schizophrénie. Toutefois, aucune relation causale n'a à ce jour été établie entre la santé mentale et la consommation de cannabis. Les cas de décès directement imputables au cannabis sont rares.
      Source: Observatoire européen des drogues et des toxicomanies
    • Bases pharmacologiques du T.H.C
      Avant de parler des effets psychiques et psychodysleptiques du cannabis, il est important de faire la synthèse de ce que l'on sait aujourd'hui sur le système cannabique qui, au même titre que la morphine ou les benzodiazépines influe sur le système nerveux central
      T. H. C. et dérivés cannabinoïdes : Il existe plus d'une soixantaine de cannabinoïdes naturels. Il s'agit de dérivés phénoliques ou non azotés du benzopyrane. Les plus importants sont :
      • cannabidiol :
      • ∆9 T. H. C.(delta neuf hydrotétracannabinol)
      • ∆8 T. H. C.
      • ∆8 T. H. C. C. O. O. H.
      • ∆9 T. H. C. C. O. O. H.
      Définitions
      Le ∆9 T. H. C. est le produit le plus actif, ayant les propriétés psychodysleptiques les plus marquées. (surtout le L. ∆9 T. H. C.). Le ∆8 T. H. C., moins présent dans la plante, a une activité psychotrope moindre.
      Les ∆9 et. ∆8 T. H. C. C. O. O. H. (tétra cannabinoliques) n'ont pas d'effets psychodysleptiques. Ils sont transformés en T.H. C. actif lors de la combustion (lorsque le cannabis est fumé).
      Les constituants secondaires, issus du catabolisme :
      • Le cannabinol et acide cannabinolique
      • Le cannabinol est le produit ultime de la dégradation des cannabinoïdes. Il est doté d'une activité anti-inflammatoire.
      • Le cannibigérol
      • Le cannabicyclol

      Source: Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Rouen - Thèse de doctorat en médecine - Jacques Chamayou
    • Pharmacocinétique du T. H. C
      Bio disponibilité :
      L'étude pharmacologique reposera essentiellement sur le T. H. C., produit principalement intéressé et représenté dans le cannabis quant aux effets biochimiques et comportementaux.
      L'absorption peut se faire par ingestion ou par inhalation. L'activité dépend fortement de la voie d'administration :
      elle est nettement plus importante (3 à 4 fois) en cas d'inhalation[116].
      Cette différence d'activité s'explique par une meilleure biodisponibilité du ∆9T.H.C(20%)contre 6% par voie orale[ ].
      En cas d'inhalation, la biodisponibilité est de 20%, d'une part à cause des phénomènes de pyrolyses des cannabinoides, d'autre part à cause d'un métabolisme pulmonaire. Par ailleurs, pour une même quantité fumée, la concentration plasmatique est plus élevée chez les gros fumeurs que chez les consommateurs modérés. Cette différence s'explique d'une part par une inhalation plus efficace chez les usagers habitués (la biodisponibilité peut alors atteindre 40%).
      D'autre part, la prise répétée de cannabis induirait une activité enzymatique des systèmes microsomiaux hépatiques, dégradant le T.H.C en métabolites actifs, ce qui correspondrait à une tolérance cinétique (Selden[224]) .La demi-vie d'élimination est aussi diminuée par 2 voire 3 mais cela n'entraine pas une diminution du taux de THC puisque le sujet continue à en user.
      Ainsi chez les novices, le T.H.C est vite éliminé et peu métabolisé. Le T. H. C. se retrouve dans le sang rapidement. Les effets sur le système nerveux apparaissent dès les premières secondes.
      Source: Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Rouen - Thèse de doctorat en médecine - Jacques Chamayou
    • Cannabinoïdes de synthèse et «Spice»
      Les cannabinoïdes de synthèse sont similaires d'un point de vue fonctionnel au Δ9-tétrahydrocannabinol (THC), le principe actif du cannabis. Comme le THC, ils se lient aux mêmes récepteurs cannabinoïdes dans le cerveau et d'autres organes de la même façon que le ligand endogène anandamide. Désignés de façon plus correcte par le terme d'agonistes des récepteurs cannabinoïdes, ils ont été développés au cours des 40 dernières années comme agents thérapeutiques potentiels, souvent pour le traitement de la douleur. Cependant, il s'est avéré difficile d'isoler les propriétés thérapeutiques des effets psychoactifs non désirés.
      Vers la fin de l'année 2008, plusieurs cannabinoïdes ont été détectés dans des mélanges d'herbes à fumer appelés encens/désodorisants d'ambiance parmi lesquels «Spice Gold», «Spice Silver» et «Yucatan Fire». Ils ne contiennent ni tabac ni cannabis, mais lorsqu'ils sont fumés, ils produisent des effets similaires à ceux du cannabis. Ces produits sont en général vendus sur Internet et dans des boutiques de type «Head shops».
      Source: Observatoire européen des drogues et des toxicomanies
    • Chimie des cannabinoïdes de synthèse
      Bien que souvent désignés simplement par le terme de cannabinoïdes de synthèse, plusieurs des substances ne sont pas structurellement apparentées aux cannabinoïdes dits classiques, c'est-à-dire les composés, comme le THC, basés sur le dibenzopyrane. Les agonistes des récepteurs cannabinoïdes constituent un groupe varié, mais la plupart sont liposolubles et non polaires, et sont constitués de 22 à 26 atomes de carbone; on pourrait donc s'attendre à ce qu'ils se volatilisent facilement lorsqu'ils sont fumés. Une caractéristique structurale générale est une chaîne latérale, où l'activité optimale nécessite plus de quatre et jusqu'à neuf atomes de carbone saturés. La première figure montre la structure du THC, tandis que les autres montrent des exemples d'agonistes des récepteurs cannabinoïdes synthétiques, qui ont tous été identifiés dans le «Spice» ou d'autres mélanges à fumer. Les cannabinoïdes de synthèse sont divisés en sept groupes structuraux principaux :

      1. Les naphthoylindoles (par exemple JWH-018, JWH-073 et JWH-398)
      2. Les naphthylméthylindoles
      3. Les naphthoylpyrroles
      4. Les naphthylméthylindènes
      5. Les phénylacétylindoles (c'est à dire les benzoylindoles, par exemple JWH-250)
      6. Les cyclohexylphénols (par exemple CP 47,497 et les homologues de CP 47,497)
      7. Les cannabinoïdes classiques (par exemple HU-210)

      D'autres agonistes des récepteurs cannabinoïdes comprennent des substances telles que l'oléamide – une substance endogène qui est également utilisée dans la fabrication des plastiques – et le méthanandamide, ceux-ci étant tous deux structurellement apparentés à l'anandamide. Cependant, l'activité cannabinoïde de ces derniers a été remise en cause. On pense que ni le méthanandamide ni les autres dérivés arachidonyl apparentés à l'anandamide ne seraient suffisamment volatils pour être fumés. Certains fluorosulfonates présentent une activité agoniste vis-à-vis des récepteurs cannabinoïdes, comme la naphthalén-1-yl-(4-pentyloxynaphthalén-1-yl)méthanone, mais ceux-ci ne semblent pas être psychoactifs, du moins lorsqu'ils sont administrés oralement.
      Source: Observatoire européen des drogues et des toxicomanies
    Cannabis thérapeutique

    • Le cannabis thérapeutique
      Connue depuis l'Antiquité pour ses vertus thérapeutiques, le cannabis est utilisé de manière médicale dans différents pays européens ainsi qu'aux Etats-Unis ou encore en Suisse où certains de ses dérivés peuvent être délivrés sur ordonnance. Antidouleur, antispasmodique, anti-nauséeux… Le cannabis trouverait sa place dans la prise en charge de plusieurs maladies dont certaines particulièrement graves comme le sida ou la sclérose en plaques. Si les indices d'un bénéfice réel s'accumulent, les études à grande échelle manquent encore pour statuer définitivement sur le potentiel thérapeutique du chanvre. Le mode d'administration de la drogue-médicament pose notamment problème.

      Le cannabis, une médicine connue depuis longtemps Ces vertus sont connues depuis l'Antiquité où le cannabis était utilisé de manière médicale du Moyen-Orient à la Chine en passant par l'Inde [1]. Dans cette partie du monde, le chanvre indien a été utilisé dès 1000 ans avant J.C. pour une gamme variée de fonctions: comme analgésique (contre les maux de tête, dentaires..), anticonvulsif (contre l'épilepsie, le tétanos), tranquillisant (contre l'anxiété, l'hystérie..), anti-inflammatoire (rhumatismes..), antispasmodique (colique, diarrhée), antibiotique, antiparasitaire, stimulateur de l'appétit…

      Utilisé sous forme d'extrait ou de teinture, le cannabis pour usage thérapeutique a fait son apparition en Europe au 19ème siècle, principalement en tant que sédatif, analgésique, antiémétique (contre les vomissements) et anticonvulsif. Mais ce n'est réellement qu'à la fin du 20ème siècle, après la période de prohibition, que ses qualités médicinales ont été étudiées de manière scientifique et rigoureuse. En 1992, l'intérêt pour cette substance a rebondi avec la découverte par le Pr Raphael Mechoulam d'un analogue du cannabis fabriqué par l'organisme lui-même, l'anandamide. Selon ce professeur de l'Université de Jérusalem, "le système des endocannabinoïdes joue un rôle dans pratiquement tous les systèmes physiologiques qui ont été observés"[2]. De quoi orienter les recherches sur les utilisations thérapeutiques du chanvre.
      Source: stop-cannabis.ch
    • Les effets thérapeutiques

      Source: arte - future
    • Etudes scientifiques
      Liste d'études scientifiques et cliniques sur les effets thérapeutiques du Cannabis.

      - Clinical Studies and Case Reports (en anglais)

      - Studies and Case Reports (en anglais)


    • Utilisations médicales du Cannabis

      Remarques générales

      Le niveau de connaissances dans les différents domaines d'utilisations médicales du cannabis et des cannabinoïdes est très hétérogène. Il existe de fortes preuves de son efficacité thérapeutique dans le traitement des nausées et des vomissement liés à une chimiothérapie contre le cancer, de l'anorexie et de la cachexie dues à une infection par le V.I.H./sida, au long cours et surtout douleurs neuropathiques, de la spasticité dans la sclérose en plaques et les lésions de la moelle épinière. En ce qui concerne d'autres indications comme l'épilepsie, démangeaisons et la dépression, il y a beaucoup moins d'informations disponibles. Les découvertes scientifiques pour une certaine indication ne reflètent cependant pas le potentiel thérapeutique réel pour une maladie donnée.

      Des études cliniques sur certains cannabinoïdes ou des préparations avec la plante entière (cannabis fumée, extrait de cannabis) ont souvent été suggérées par les expériences positives de patients qui utilisent des produits naturels du cannabis. C'est ainsi que l'on a découvert les effets anti émétiques, stimulant l'appétit, relaxant les muscles et analgésiques, ainsi que l'administration thérapeutique dans le traitement du syndrome de la Tourette.

      Nausées et vomissements

      Le traitement des effets secondaires associés aux thérapies anticancéreuses est l'application des cannabinoïdes la plus étudiée à ce jour avec environ 40 études (THC, nabilone, autres analogues du THC, cannabis), la plupart ayant été menées dans les années 80. Dans les cas étudiés, les doses de THC relativement élevée ont été nécessaires, et des effets secondaires résultants sont apparus fréquemment. Le THC s'est révélé moins efficace que le métoclopramide à haute dose lors d'une étude. Il n'existe pas de comparaison entre les effets du THC et des antagonistes de la sérotonine récents. De récentes enquêtes cliniques ont montré que l'utilisation du THC à faibles doses renforce l'efficacité d'autres médicaments antiémétiques pris simultanément. Des études montrent aussi l'efficacité des cannabinoïdes sur les nausées et vomissements causés par les radiothérapies et les chirurgies. En médecine traditionnelle les cannabinoïdes sont souvent employés et on les utilise souvent pour d'autres causes de nausées incluant le SIDA, les hépatites et les nausées de grossesse.

      Anorexie et cachexie

      L'effet stimulant de l'appétit du THC est observé à partir de doses de 5 mg de THC répartie quotidiennement. Le dosage peut être augmenté jusqu'à 20 mg par jour si nécessaire. Lors d'une étude de longue durée menée sur 94 patients atteints du sida, l'effet stimulant de l'appétit de THC a pu être conservé pendant plusieurs mois, ce qui a confirmé la stimulation de l'appétit observée lors d'une autre étude de six semaines. Comparé au placebo, le THC a doublé l'appétit mesuré sur une échelle visuelle analogue. Les patients ont plutôt conservé un poids stable pendant sept mois. Un effet positif sur le poids a été rapporté chez 15 patients atteints de la maladie d'Alzheimer, qui auparavant refusaient de s'alimenter. De plus les produits issus du cannabis peuvent améliorer l'appétit chez les patients atteints de cancers ou de Trouble Pulmonaire Obstructif Chronique (COPD).

      Spasmes

      Pour de nombreux essais cliniques sur du THC, du nabilone et du cannabis, une bonne influence sur la spasticité causée par la sclérose en plaques et sur les lésions de la moelle épinière a pu être observée. Parmi les symptômes positivement influencés, on note la douleur, la paraesthésie, les tremblements et l'ataxie. Certaines études ont montré une amélioration du contrôle vésiculaire Il existe également des observations anecdotiques de la bonne influence de la cannabis sur les spasmes dûs aux lésions cérébrales.

      Syndrome de Gilles de la Tourette et autres Troubles du mouvement

      Il existe des expériences positives dans le traitement du syndrome de la Tourette, des dystonies et des dyskinésies tardives avec du cannabis. L'utilisation dans le syndrome de la Tourette est actuellement étudiée dans le cadre d'études cliniques. La plupart des patients bénéficient d'une légère amélioration, quelques-uns cependant font l'objet d'une amélioration remarquable, voire même un contrôle total des symptômes. Chez quelque patients atteints de sclérose en plaques, on a pu observer des effets anti-ataxiques après l'administration de THC, ainsi qu'une diminution des tremblements. Malgré quelques rapports positifs, les effets bénéfiques n'ont pas été observés dans le cas de la maladie de Parkinson et de chorée de Huntington. Cependant, des produits à base de cannabis pourraient éventuellement être utilisés contre la dyskinésie déclenchée par l'administration de L-Dopa dans la maladie de Parkinson, sans aggraver les symptômes de base.

      Douleurs

      D'importantes études cliniques ont démontré les propriétés analgésiques des produits à base de cannabis. Parmi les indications possibles on peut citer les douleurs névropathiques de la sclérose en plaques, les atteintes du plexus brachial, les infections du SIDA, les douleurs de la polyarthrite rhumatoïde, les douleurs liées au cancer, les maux de tête, les douleurs menstruelles, les inflammations chroniques de l'intestin comme la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn, et diverses névralgies. Il est possible d'associer les cannabinoïdes avec les opioïdes.

      Pruritus

      D'après une courte étude clinique les cannabinoïdes, pris par voie interne ou par voie externe comme onguent, améliore les symptômes du pruritus dû à diverses causes comme le pruritus sévère qui apparait dans le cas de maladies du foie.

      Glaucome

      En 1971, lors d'un recensement systématique des effets du cannabis chez les usagers de cannabis en bonne santé, on a découvert que le cannabis réduit la pression oculaire. Dans les 12 années suivantes, plusieurs études sur le cannabis et plusieurs cannabinoïdes naturels et synthétiques ont été menées chez des sujets en bonne santé et chez des patients atteints du glaucome. Le cannabis réduit la pression oculaire de 25 à 30 % en moyenne, parfois jusqu'à 50 %. Certains cannabinoïdes non-psychotropes et, dans une moindre mesure, certains composants non-cannabinoïdes du chanvre réduisent également la pression oculaire.

      Épilepsie

      L'utilisation dans le traitement de l'épilepsie fait partie des indications les plus anciennes du cannabis. Des études chez l'animal ont démontré l'effet anti-épileptique que possèdent certains cannabinoïdes. Les effets anti-épileptiques de la phénytoïne et du diazépam ont été potentialisés par le THC. D'après quelques rapports du 20e siècle, certains patients atteints d'épilepsie continuent à utiliser le cannabis comme seul moyen pour contrôler les crises qui autrement ne sont pas controlables. Le cannabis peut parfois précipiter les convulsions.

      Asthme

      Les études examinant l'effet anti-asthmatique du THC ou du cannabis datent surtout des années 70 et sont exclusivement des études aigües. Les effets d'une cigarette cannabis (2 % THC) ou d'une dose de THC (15 mg) par voie orale correspondent à peu près aux effets des doses cliniques des médicaments bronchdilatateurs courants (Salbutamol, Isoprenalin). Etant donné que l'inhalation des produits du cannabis peut irriter les muqueuses, il est préférable que la consommation se fasse par voie orale ou par un autre système alternatif. Très peu de patients ont développé une bronchoconstriction après l'inhalation de THC.

      Dépendance et état de manque

      D'après des rapports historiques et modernes, le cannabis est un moyen approprié pour combattre l'état de manque dans la dépendance aux benzodiazépines, aux opiacés et à l'alcool. C'est pour cette raison que certains l'appellent drogue d'abandon. Dans ce contexte, non seulement la diminution des symptômes physiques du manque, mais aussi la réduction du stress lié à l'abandon de la consommation de stupéfiants pourraient jouer un rôle dans les effets positifs observés.

      Symptômes psychiatriques

      Dans plusieurs études cliniques menées sur le THC, il a été observé une amélioration de l'humeur dans des cas de dépressions réactives. Il existe d'autres rapports de cas qui indiquent des effets positifs des cannabinoïdes dans le traitement d'autres maladies ou de symptômes psychiatriques comme les troubles du sommeil, l'anxiété, les troubles bipolaires, les psychoses schizophréniques et les états dépressifs (dysthymie). D'après plusieurs rapports de cas, le THC a été efficace pour traiter des cas réfractaires sévères de désordre compulsif (TOC). Les cannabinoïdes peuvent aussi réduire les symptômes de stress post-traumatique (PTSD). Différents auteurs ont formulé différents points de vue concernant les syndromes psychiatriques et le cannabis. Tandis que certains mettent plutôt l'accent sur les problèmes causés par le cannabis, d'autres soulignent les possibilités thérapeutiques. Il est possible que les produits à base de cannabis puissent être à la fois bénéfiques ou néfastes.

      Trouble Déficit de l'Attention / Hyperactivité (TDAH)

      Le cannabis peut, dans certains cas, être bénéfiques pour les personnes souffrant de Trouble Déficit de L'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH – TDA).

      Maladie d'Alzheimer

      Des études cliniques ont montré que le cannabis peut non seulement améliorer l'appétit des patients atteints de la maladie d'Alzheimer, mais aussi réduire les comportements perturbés et l'agitation.

      Maladies auto-immunes, inflammations et allergies

      Pour un certain nombre de syndrômes douloureux et inflammatoires (par ex. colite ulcéreuse, arthrite) les produits à base de cannabis sont non seulement analgésiques, mais démontrent également un potentiel anti-inflammatoire. Par exemple, certains patients qui utilisent du cannabis rapportent une diminution de leur besoin en médicaments anti-inflammatoires stéroïdiens et non-stéroïdiens. De plus, il existe des rapport sur les effets positifs d'une automédication avec du cannabis en cas d'allergie. On ne sait pas encore si les produits à base de cannabis peuvent avoir des effets en rapport avec les processus responsables de certaines maladies auto-immunes.

      Divers, syndromes variés

      Il existe de nombreux témoignages positifs de patients se rapportant à des conditions médicales qui sont difficilement classables dans les catégories citées précédemment ; par exemple le hoquet, l'hypertension artérielle, les acouphènes, le syndrome de fatigue chronique, la maladie d'Huntington, la maladie de Parkinson, le syndrome des jambes agitées et d'autres. Des centaines d'indications possibles ont été décrites par différents auteurs. Un exemple est le succès du traitement d'un hoquet chronique apparu après une intervention chirurgicale. Aucun médicament n'a été efficace excepté le fait de fumer une cigarette de cannabis qui fit totalement disparaitre le hoquet.

      Les produits à base de cannabis montrent souvent de très bons résultats dans le traitement des maladies à symptômes multiples qui correspondent à la diversité des effets du THC, par exemple contre les douleurs d'origine inflammatoire (par ex. l'arthrite), ou qui s'accompagnent d'une augmentation du tonus musculaire (par ex. règles douloureuses, lésions de la moelle épinière), ou pour les maladies qui s'accompagnent de nausées et d'anorexie en combinaison avec des douleurs, des états d'anxiété ou de dépression (par ex., sida, cancer, hépatite C).


    • Les vertus connues des cannabinoïdes aujourd'hui éclairées
      Plusieurs centaines d'études [7] ont permis de confirmer certaines propriétés des cannabinoïdes entrant dans la composition du cannabis médical :
      • Comme analgésique, en particulier en tant qu'adjuvant pour les douleurs chroniques résistantes [8], bien que dans certains cas, le cannabis ne serait pas plus efficace que de la codéine (un opiacé) et serait contre-indiqué pour les traitements postopératoires [9]
      • Comme agent antispasmodique, utiles en cas de sclérose en plaques [10]. Dans ce cas-là, une diminution de la douleur et des troubles du sommeil liés à cette pathologie sont généralement observés [11,12]. Une étude récente suggère que le cannabis pourrait encore être utilisé comme antispasmodique en cas d'épilepsie partielle [13] ;
      • Comme substance anti-vomitive et contre les nausées, pour les patients sous chimiothérapie [14,15] ou atteint d'un sida [16] ;
      • Pour stimuler l'appétit, en cas de maigreur importante ou de cachexie (dénutrition très importante) chez les personnes âgées en long séjour, les patients atteint du sida [17] ;
      • Mais aussi pour améliorer le sommeil [18], dilater des vaisseaux pouvant améliorer le glaucome [19], etc.

      Le cannabis, sous sa forme naturelle ou chimiquement modifiée, montrerait ainsi une efficacité significative pour certaines conditions pathologiques.

      D'autres applications prometteuses...

      Même si elles doivent être étayées par d'autres recherches, de nouvelles pistes [20] ont également vu le jour suite à la réalisation d'études scientifiques, suggérant par exemple, une efficacité possible face à certaines maladies neuro-dégénératives [21], comme la maladie d'Alzheimer ou face à la croissance de certaines tumeurs en provoquant la mort programmée des cellules cancéreuses [22]. Les cannabinoïdes et leurs agonistes synthétiques (molécules ayant des propriétés biochimiques similaires) sont encore envisagées pour lutter contre l'obésité, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et des tics pathologiques comme le syndrome de la Tourette. Des travaux ont montré encore que le THC permettait de réduire le phénomène d'athérosclérose, caractérisé par l'accumulation sur les parois des artères de dépôts de graisses [23].
      Source: stop-cannabis.ch
    • Sclérose en plaques, spasticité et cannabis
      Quintessence
      Les travaux cités reflètent l'effort toujours plus grand de faire des recherches sur les possibilités thérapeutiques du cannabis, utilisé comme plante médicinale dans l'Antiquité déjà, et de l'employer également à titre thérapeutique. Jusqu'ici seules les propriétés antiémétiques et orexigènes du THC étaient relativement bien documentées. Mais des études indiquent que le cannabis peut également avoir un rôle en tant que myorelaxant à effet analgésique.
      Dans la plupart des travaux publiés à l'heure actuelle, le cannabis a été administré par voie orale. Même si ce mode d'administration n'est pas optimal en raison de la variabilité de la biodisponibilité, qui est de toute façon faible, il présente l'avantage de la simplicité de sa posologie et de son mode d'emploi. La fumée de cannabis serait idéale, pharmacocinétiquement parlant, ce qui ne peut toutefois être recommandé en raison de l'effet carcinogène de cette voie d'administration. D'autres formes, par ex. rectales, topiques, par inhalation ou spray sublingual, sont en l'occurrence des alternatives très prometteuses qu'il s'agit encore d'étudier.
      Même si le THC n'est certainement pas grevé de tous les risques qui lui sont actuellement attribués en général, il ne faut pas scotomiser ses effets potentiels réversibles, il est vrai sur les fonctions cognitives et psychomotrices, qui ont été décrits dans un article paru récemment [1].
      L'aptitude à conduire peut être diminuée immédiatement après la prise de cannabis, et l'absorption prolongée de hautes doses de THC diminue les performances cognitives. Pour contourner justement ces effets (indésirables) psychoactifs, qui sont le facteur limitant du THC à très hautes doses, la recherche se concentre actuellement sur l'activation des cannabinoïdes endogènes, non psychoactifs à doses physiologiques, ce qui devrait être possible par des substances inhibant la dégradation des endocannabinoïdes tout comme pour les antidépresseurs, qui y parviennent par ex. pour la sérotonine.
      Pour terminer, il ne faut naturellement pas s'attendre à ce que les patients SEP rient et dansent de joie après avoir pris du THC, comme les Scythes dont parle Hérodote. Mais la vente libre de THC et de cannabis à des fins thérapeutiques pourrait par contre aider les patients SEP à vivre avec moins de spasmes. L'abandon de la mauvaise conscience sur la consommation d'une médecine interdite devrait alors très considérablement contribuer à améliorer leur qualité de vie.
      Source: Schweiz Med Forum 2004;4:732–738
    • Cannabis et schizophrénie
      La schizophrénie est une maladie mentale caractérisée principalement par des hallucinations et des délires (psychose) qui, pour la majorité des personnes, apparaît à la fin de l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Dans bon nombre de cultures, nombreux sont ceux qui, et particulièrement les jeunes, consomment du cannabis : une plante dont le composant psychoactif est le delta-9-transtétrahydrocannabinol. Cette plante, généralement fumée ou mangée, procure une sensation de bien-être. Cependant, consommée à haute dose, elle peut également être à l'origine d'une psychose. Chez les personnes souffrant de la schizophrénie, sa consommation peut empirer le résultat global. Certaines personnes schizophrènes affirment toutefois que le cannabis permet d'atténuer les symptômes et de réduire les effets indésirables provoqués par les antipsychotiques. Cette revue vise à examiner les effets du cannabis, sa consommation et son arrêt, chez les personnes schizophrènes.

      Quatre études pertinentes ont été identifiées mais trois d'entre elles sont en attente d'évaluation, leurs auteurs étant encore en quête d'informations complémentaires. Le dernier essai a été réalisé dans un centre de santé mentale pour jeunes en Australie. Son objectif était de savoir si une intervention spécifique fournissant des informations sur le cannabis et la psychose et visant à motiver le changement (Thérapie pour le cannabis et la psychose, CAP) ou si une série de conférences générales à propos de la psychose, des traitements et de la prévention de la rechute (psychoéducation, PE) était plus susceptible de réduire la consommation de cannabis. L'essai portait sur 47 personnes : 23 dans le groupe CAP et 24 dans le groupe PE. Après trois mois et neuf mois, il n'existait aucune différence significative entre ces deux groupes pour ce qui est de l'état mental des personnes concernées. Il n'y avait pas non plus de différence significative en termes de consommation de cannabis, et les connaissances en matière de santé mentale et de cannabis étaient identiques dans les deux groupes. Le principal problème de cet essai était le nombre réduit de personnes étudiées. Des différences pourraient apparaître entre les deux groupes dans le cadre d'un essai portant sur un plus grand nombre de participants. D'une manière générale, il n'est pas possible actuellement de dire si la consommation de cannabis entraîne une amélioration ou une détérioration de l'état mental chez les personnes souffrant de schizophrénie.

      (Résumé en langage simplifié préparé pour cette revue par Janey Antoniou de RETHINK, Royaume-Uni www.rethink.org).
      Source: Centre Cochrane Français
    • Comment le cannabis médical est-il administré ?
      Le cannabis est prescrit sous condition d'indications dans certains pays. Preuve doit être faite notamment que les traitements classiques sont inopérants et que le recours au chanvre est documenté dans la littérature médicale. Pour éviter la toxicité associée à la fumée de cannabis, les voies orales et sublinguales (sous la langue) sont privilégiées.

      Le cannabis médical est vendu sous la forme de deux médicaments : le Marinol® (la molécule active est le dronabinol, équivalent synthétique du THC) et le Césamet® (molécule de nabilone, analogue du dronabinol).
      Ce cannabis réservé aux pharmacies est disponible aux Etats-Unis (dans une douzaine d'états), au Canada, en Allemagne, en Italie et en Finlande. Aux Pays-Bas, l'Office pour le cannabis médical recommande encore sa consommation sous forme de tisane (trois préparations différentes) ou en utilisant des vaporisateurs de sorte à inhaler le principe actif du chanvre sous forme de vapeur mais sans le brûler ni produire de substances cancérigènes.
      Au Canada, un spray sublingual fait à base d'extraits de cannabis (et contenant du THC et du CBD en proportions équivalentes), le Sativex® est également accessible en pharmacie depuis 2005 en cas de pathologie neurologique grave (le cas de la sclérose en plaques par exemple). L'Angleterre, l'Australie, la Nouvelle Zélande, la Belgique ou encore la Suisse autorisent aussi la prescription par le médecin et la délivrance par le pharmacien de dérivés du cannabis. Plus d'une vingtaine de ces derniers serait en cours de développement.
      Source: stop-cannabis.ch
    • Cannabis thérapeutique, l'accès aux médicaments
      L'Europe est encore largement divisée sur la règlementation concernant le cannabis. Mais, avec la mise sur le marché de cannabinoïdes synthétisés, l'enjeu médical a fait bouger les lignes. Cependant, en l'absence d'harmonisation entre les pays et de véritable volonté politique, les transports illégaux entre pays, l'autoproduction plus ou moins tolérée et les situations ubuesques sont encore de mise. Comme en Belgique ou en République Tchèque, où l'usage de cannabis à visée thérapeutique est autorisé en principe mais où aucun patient n'a encore obtenu d'ordonnance pour se fournir en médicaments.

      Source: arte - future
    • Une évaluation de la qualité du cannabis à usage thérapeutique aux Pays-Bas
      Depuis 2003, du cannabis à usage thérapeutique est délivré sur ordonnance dans les pharmacies aux Pays-Bas. La culture, la transformation et le conditionnement de la matière végétale sont réalisés selon les normes pharmaceutiques et sont supervisés par le Bureau du Cannabis Médical (OMC). La qualité est garantie par des tests réguliers effectués par des laboratoires certifiés. Cependant, un marché illégal du cannabis est toléré aux Pays-Bas, qui existent sous la forme des coffee-shops qui proposent un large éventail de variétés de cannabis au grand public ainsi qu'aux usagers de cannabis thérapeutique. Depuis que le cannabis est disponible en pharmacie, de nombreux patients ont commencé à comparer le prix et la qualité du cannabis de l'OMC avec le cannabis des coffee-shops. En conséquence, le débat public sur le succès et la nécessité du programme OMC est basé sur des expériences personnelles plutôt que sur des données scientifiques. De l'avis général des consommateurs, le cannabis de l'OMC est plus cher, sans qu'il y ait pour autant une grande différence de qualité. Cette étude a été réalisée de façon à montrer les différences de qualité qui peuvent exister entre les sources légales et illégales de cannabis à usage thérapeutique. Les échantillons de cannabis obtenus dans des coffee-shops choisis au hasard ont été comparés au cannabis à usage thérapeutique de l'OMC dans des essais confirmés. De nombreux échantillons provenant des coffee-shops contenaient moins que le poids attendu, et tous étaient contaminés par des bactéries et des champignons. Aucune différence notable n'a été retenue pour le taux de cannabinoïdes ni pour le taux d'humidité des échantillons. Les résultats obtenus montrent que le cannabis thérapeutique délivré dans les pharmacies est plus fiable et plus sain pour la santé des usagers de cannabis à usage thérapeutique.
      Source: Cannabinoids 2006;1(1):1-9 [version francaise]
    Législation

    • Législation Suisse - Loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes
      La présente loi a pour but:

      - de prévenir la consommation non autorisée de stupéfiants et de substances psychotropes, notamment en favorisant l'abstinence;

      - de réglementer la mise à disposition de stupéfiants et de substances psychotropes à des fins médicales et scientifiques;

      - de protéger les personnes des conséquences médicales et sociales induites par les troubles psychiques et comportementaux liés à l'addiction;

      - de préserver la sécurité et l'ordre publics des dangers émanant du commerce et de la consommation de stupéfiants et de substances psychotropes;

      - de lutter contre les actes criminels qui sont étroitement liés au commerce et à la consommation de stupéfiants et de substances psychotropes.

      Source: Confédération suisse
    • Législation Suisse - Demande d'une autorisation de solution huileuse de dronabinol (THC) auprès de l'OFSP
      (à savoir: l'OFSP autorise en principe la prescription solution huileuse de dronabinol pour les indications suivantes: spasmes et douleurs liés aux maladies neurologiques (SEP, SAL, etc), nausées, vomissements, cachexie liés au traitements oncologiques et anti-VIH. L'assurance de base ne rembourse pas toujours le traitement qui coûtera en général entre 15 et 40 FS par jour. Le dosage prescrit varie entre 5 et 40 mg/jour)
      Documents à présenter :
      * Confirmation écrite du médecin qu'il assume l'entière responsabilité des conséquences de sa prescription de Dronabinol, préparation magistrale
      * Nom, prénom, date de naissance et adresse du patient (protection des données garantie conformément aux prescriptions de la loi sur la protection des données)
      * Déclaration écrite du patient qu'il consent au traitement avec Dronabinol
      * Informations sur les médicaments utilisés jusque-là pour le traitement de cette maladie spécifique
      * Dosage envisagé
      * Durée de traitement prévue
      * Consentement écrit du médecin responsable d'établir tous les six mois un rapport intermédiaire sur l'état du traitement, de rédiger un rapport final et d'envoyer ces documents à l'Office fédéral de la santé publique
      * Description exacte du type de surveillance et de prise en charge du patient (au début et après la stabilisation)
      * Logistique prévue pour la remise du médicament au patient (remise directe par le médecin responsable, par une pharmacie publique ou par un hôpital ?)
      * Si le médicament doit être remis par une pharmacie : nom et adresse de la pharmacie
      * Type de financement de la thérapie, étant donné que les coûts ne doivent pas être pris en charge par l'assurance de base de la caisse-maladie
      Demande à envoyer à:
      Office de la santé Publique,
      M Gablu Kilcher
      Section bases juridiques et scientifiques
      Schwarztorstrasse 96
      3003 Berne

      Source: Société Suisse de Médecine de l'Addiction
    • Législation française concernant le cannabis thérapeutique

      SATIVEX® : l'autorisation de mise sur le marché accordée au médicament

      L'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient d'accorder au SATIVEX®, par décision de ce 8 janvier 2014, une autorisation de mise sur le marché (AMM).
      Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, avait ouvert la possibilité, par un décret du 5 juin dernier, que des médicaments dérivés du cannabis sollicitent une AMM en France.
      Le SATIVEX®, commercialisé dans plusieurs pays européens, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni, est un médicament utilisé chez certains patients atteints de sclérose en plaques, pour soulager les contractures sévères (spasticité), résistantes aux autres traitements. Le traitement devra être initiée par un neurologue et un rééducateur hospitalier.
      Source: Ministère des Affaires sociales et de la Santé
    • Législation Canadienne usage cannabis thérapeutique
      À propos du Programme d'accès à la marihuana à des fins médicales Santé Canada permet aux Canadiens atteints d'une maladie grave ou débilitante d'avoir accès à de la marihuana à des fins médicales. Il est important de noter que le Règlement sur l'accès à la marihuana à des fins médicales (RAMFM) ne s'applique qu'à la consommation de marihuana à des fins médicales et ne porte pas sur la légalisation de la marihuana en général.
      Source: Santé Canada
    • Canada - Déclaration : Changements aux exigences de déclaration dans le Règlement sur la marihuana à des fins médicales
      OTTAWA - Santé Canada ne cautionne pas la consommation de marijuana et prend les mesures nécessaires pour protéger la sécurité du public tout en offrant un accès raisonnable à la marijuana à des fins médicales, conformément à une ordonnance des tribunaux. Le programme, lancé en 2001 en vertu du Règlement sur l'accès à la marihuana à des fins médicales, a ouvert la voie à des abus graves. Permettre aux personnes de produire de la marijuana chez elles a eu des conséquences inattendues sur la santé et la sécurité du public.

      Le Règlement sur la marihuana à des fins médicales, entré en vigueur en juin 2013, rend plus sûres les collectivités canadiennes, tout en garantissant aux Canadiens autorisés un accès à de la marijuana cultivée dans des conditions sûres et sanitaires.

      À compter du 1er avril 2014, la production de marijuana à la maison ou dans des habitations privées sera illégale. À compter de cette date, la seule source légale de marijuana sera produite dans des conditions sûres et de qualité contrôlée par des producteurs autorisés. Les producteurs autorisés devront se soumettre à des exigences réglementaires strictes en matière de sécurité et de qualité.

      La possession et la consommation de marijuana demeurent illégales au Canada sauf si un médecin ou une infirmière praticienne l'autorisent en vertu du Règlement.

      Le gouvernement du Canada a récemment modifié le Règlement sur la marihuana à des fins médicales afin d'obliger les participants du Programme d'accès à la marihuana à des fins médicales à fournir un avis écrit à Santé Canada d'ici le 30 avril 2014, indiquant qu'ils ne possèdent plus de marijuana (marijuana séchée, plants ou graines de marijuana) obtenue en vertu de l'ancien programme. Les personnes qui étaient autorisées à produire de la marijuana doivent attester qu'elles ont cessé la production. Les participants doivent aussi confirmer la quantité de marijuana et le nombre de plants détruits, le cas échéant.
      Source: Santé Canada
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