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    Emission 36.9° diffusée le mercredi 01 mai 2013, 20:15 sur RTS 1:

    DSM-5: Sommes-nous tous fous?

    DSM-5: Sommes-nous tous fous? Dans quelques jours paraîtra la nouvelle version du DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). En français: le manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux. L'ouvrage est publié par l'association américaine de psychiatrie. Cet imposant inventaire - il pèse plus d'un kilo! - détermine la frontière entre ce qui procède d'un comportement normal et ce qui relève d'un trouble mental. Ainsi si la perte d'un proche vous plonge dans la tristesse, sans doute s'agit-il d'un épisode dépressif majeur. Si vous passez trop de temps devant votre ordinateur, faites-vous soigner, vous êtes probablement atteint d'addiction comportementale! Ces exemples sont directement tirés du DSM et 36,9 les explore à travers plusieurs témoignages qui permettent de comprendre pourquoi de plus en plus de spécialistes critiquent l'évolution de la psychiatrie.

    Définition

    • Le DSM ( Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ) - traduction

      Le manuel Diagnostique et Statistique de Troubles Mentaux (DSM) est la classification standard de troubles mentaux utilisée par des professionnels de santé mentale aux États-Unis et contient une liste de critères diagnostiques pour chaque trouble psychiatrique reconnu par le système américain de santé. L'édition actuelle, DSM-IV-TR, est utilisée par des professionnels dans un large tableau de contextes, y compris des psychiatres et d'autres médecins, des psychologues, des assistants sociaux, des infirmières, professionnelles et des médecins de réadaptation et des conseillers, aussi bien que par des cliniciens et les chercheurs de beaucoup d'orientations différentes (par exemple, biologique, psychodynamique, cognitif, comportemental, interpersonnel, la famille/systèmes). Il est utilisé dans les deux fixations cliniques (le malade hospitalisé, le malade en consultation externe, l'hôpital partiel, la liaison de consultation, la clinique, le cabinet privé).
      Source: American Psychiatric Association (en)
    Historique

    • Brève histoire de la planète DSM

      Dans le domaine de la santé mentale, le premier système diagnostique reconnu a été introduit vers le milieu du XIXe siècle dans le but de faciliter la compilation des dossiers et des statistiques sanitaires des hôpitaux psychiatriques qui étaient en train d'émerger, justement à cette époque, comme des entités institutionnelles autonomes. Les troubles pris en compte étaient exclusivement ceux des patients hospitalisés dans ces structures.

      L'importance de la classification des troubles mentaux a grandi, pendant la Première et la Seconde Guerres mondiales, à partir du moment où les médecins ont compris que les troubles mentaux constituaient la principale raison pour laquelle les personnes n'arrivaient pas à faire face aux obligations de l'armée. Le système créé par les psychiatres pendant la Seconde Guerre mondiale a été modifié pour devenir enfin le DSM -I.

      Le DSM -I a été publié en 1952 et, au même moment, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour la première fois, a reconnu la nécessité d'introduire les troubles mentaux dans sa classification internationale des maladies (CIM). Une deuxième version très similaire ( DSM -II) a été publiée parallèlement à la publication de la CIM-8 en 1968. Le DSM -I et le DSM -II souffraient toutefois d'une fiabilité (reliability) insuffisante et d'un manque d'impact sur la pratique clinique et la recherche.

      La considération accordée à la classification diagnostique a changé avec l'introduction, dans le DSM , de critères pouvant être utilisés comme guidelines pour le diagnostic de chaque trouble. Cette innovation a contribué à augmenter le niveau de fiabilité du diagnostic (tout ou moins dans le cadre de la recherche), a stimulé la recherche et amélioré, pour la première fois, la communication à l'interface entre le monde clinique et celui de la recherche. Le DSM -III-R et DSM -IV n'ont ajouté que des notes de pied de pages au DSM -III. La principale plus-value apportée par le DSM -IV est d'avoir introduit la notion que les changements doivent être justifiés par une évidence empirique.
      Source: Rev Med Suisse 2011;7:398-401
    • DSM -5 enfin validé

      Le conseil de l'Association américaine de psychiatrie (APA) a validé le 1er décembre dernier le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ( DSM -5), fruit du travail de plus de 1500 experts de 39 pays pendant une décennie.

      Attendu pour le printemps 2013 dans sa version anglaise, le DSM -5 inclura approximativement le même nombre de troubles que le DSM -IV. «Nous avons cherché à être très prudents dans notre approche de la révision du DSM . Notre travail a été de définir plus précisément les troubles mentaux ayant un impact réel sur la vie des gens, pas d'élargir le champ de la psychiatrie», précise David Kupfer, président du DSM -5 Task force.
      Source: Rev Med Suisse 2012;8:2413
    • L'avant-projet DSM -V entre rupture et continuité

      Le manuel américain pour le diagnostic et la classification statistique des troubles mentaux ( DSM ) a été vertement critiqué de ce côté-ci de l'Atlantique et, notamment, par les psychiatres francophones. Une classification qui sacrifie la notion de névrose à un paradigme nosographique anti-étiologique n'est pas faite pour plaire aux psychanalystes mais ne satisfait pas davantage les médecins attachés au modèle de la neuropathologie. Ajoutons que de nombreux psychiatres sont rebutés par les systèmes diagnostiques qui prônent l'efficience des processus de décision et prétendent mettre des limites à l'arbitraire de la spéculation psychopathologique ou de critères subjectifs de prescription. D'autres collègues se soucient, enfin, des dérapages que l'approche DSM pourrait faciliter en un climat politique tourné vers l'abattement des budgets du service public et, en particulier, de la psychiatrie sociale.
      Source: Rev Med Suisse 2011;7:379
    • Problèmes attenants au processus de développement du DSM -V

      Rapidement des problèmes sont apparus au cours du processus de développement du DSM -V, en rapport direct avec une combinaison d'attentes irréalistes, un manque de transparence et des faiblesses méthodologiques. Le leadership du DSM -V aspirait à introduire un changement de paradigme dans la conception du diagnostic psychiatrique, et cela même s'il est évident que cette ambition n'était pas réalisable aussi longtemps que nos connaissances sur les causes des troubles mentaux ne seront pas plus claires. Le désir de changer de paradigme a également facilité un esprit d'innovation qui a entraîné nombre de suggestions assez troublantes. Un hiatus considérable s'est ainsi ouvert par rapport aux versions antérieures du DSM , qui est aussi le résultat du peu d'échanges dont la version provisoire a fait l'objet. Depuis, on se trouve dans un climat polémique assez insolite entre l'APA et le groupe d'experts ayant collaboré à l'évolution du système dans sa complexité. Les principales critiques ont porté sur l'absence d'une commission externe de contrôle, la faiblesse des critères adoptés pour le changement des catégories diagnostiques, le caractère trop sommaire des études de terrain, la méthodologie d'évaluation du risque/bénéfice associée à l'introduction de nouvelles constructions nosographiques.
      Source: Rev Med Suisse 2011;7:398-401
    Controverses

    • Le DSM-V, nouvelle bible du diagnostic en psychiatrie, ne fait pas l'unanimité

      Arlington, Etats-Unis - La, très controversée, nouvelle édition de la bible du diagnostic en psychiatrie, le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-V), a été validée par l'American Psychiatric Association (APA).

      Dans un communiqué du 1er décembre, l'APA a annoncé que son conseil d'administration avait entériné les critères diagnostics proposés par la nouvelle version du manuel.

      Le manuel sera officiellement lancé lors du congrès annuel de l'APA en mai 2013 et remplacera le DSM-IV qui date de 1994.

      Mais, les remaniements du DSM-V sont loin de faire l'unanimité. Pour le Pr Brent Dean Robbins, Président de la section 32 de l'American Psychological Association, à l'origine d'une pétition qui a recueilli plus de 14 000 signatures contre cette nouvelle version du DSM-5 : « le document final, de ce que l'on en sait, est loin d'avoir pris en considération les préoccupations soulignées dans la lettre ouverte ».
      Source: Medscape France
    • Les propositions controversées adoptées et rejetées

      Les principales critiques évoquées dans les premières versions du DSM-V concernent :
      • l'abaissement des seuils diagnostics pour certains troubles (dépression liée au deuil…) ;
      • les propositions de nouveaux troubles sans preuves scientifiques suffisantes pour les qualifier de troubles spécifiques (troubles de dérégulation dit d'humeur explosive…).

      Deuil : En dépit de ces critiques, il est désormais acté que le DSM-V reconnait le deuil comme un stress psychosocial sévère qui peut précipiter un épisode dépressif majeur débutant rapidement après la perte d'un être cher. Le deuil ne sera donc plus systématiquement exclu du diagnostic de dépression.

      Dans le DSM-IV, le diagnostic de dépression ne devait être posé que si les symptômes dépressifs persistaient plus de deux mois après le décès de l'être cher.

      Pour le Pr Robbins, avoir retiré l'exclusion du deuil ne permettra malheureusement plus de faire la distinction entre « un deuil normal et une dépression clinique. »

      Trouble de dérégulation dit d'humeur explosive « disruptive mood dysregulation disorder. »
      le nouveau diagnostic de trouble de dérégulation dit d'humeur explosive « disruptive mood dysregulation disorder. » Il concerne les enfants de plus de 6 ans qui présentent une irritabilité chronique et au moins 3 accès de colère par semaine pendant plus d'un an. Ce diagnostic viserait à réduire les sur-diagnostics de trouble bipolaire chez les enfants.

      Mais, pour le Pr Robbins, cette décision aura pour conséquence de « qualifier de pathologiques des enfants normaux.»

      Le « syndrome de psychose atténuée » également critiqué pour le manque de données scientifiques validant le trouble, a été inséré dans la section 3 des désordres qui requièrent des recherches supplémentaires.

      Source: Medscape France
    • Controverses sur la nouvelle version du DSM, la bible du psychiatre

      « La décision de répondre à une organisation donnée est toujours bien pesée. Ce n'est pas que nous n'étions pas attentifs aux inquiétudes exprimées dans la pétition. Mais, le texte a été revu par de nombreuses personnes appartenant à plusieurs organisations différentes », a expliqué le Dr Darrel A. Regier, directeur de recherche à l'APA et Vice Président du groupe de travail DSM-5 (Arlington, Etats-Unis) à l'édition internationale de Medscape.

      La pétition a été mise en ligne le 22 octobre 2011 sous forme d'une lettre ouverte destinée au groupe de travail du DSM-5 de l'APA. A ce jour, elle a recueilli plus de 4900 signatures de professionnels de la santé mentale, d'organisations et d'étudiants.

      Au centre des discussions, les propositions d'inclusion de nouveaux troubles dans le DSM-5. A titre d'exemples, le « syndrome d'apathie », le « trouble d'addiction à internet » et le « syndrome d'aliénation parentale » sont critiqués pour le manque de preuves scientifiques qui permettraient de les qualifier de troubles spécifiques.

      Concernant l'abaissement des seuils diagnostics, la pétition s'inquiète de :
      • la qualification de « syndrome de psychose atténué » qui décrit des expériences fréquentes dans la population générale et qui avait d'abord été proposé sous le nom de « syndrome de risque de psychose » ;
      • la suppression de l'exclusion du deuil pour le diagnostic du trouble dépressif majeur (dépression majeure);
      • la réduction des critères pour le diagnostic du trouble « déficit de l'attention »,
      • la réduction des critères et de la durée des symptômes pour le diagnostic du trouble d'anxiété généralisée.

      Source: Medscape France
    • Le Dr Maurice Corcos dénonce les dérives du DSM-V

      L'American Psychological Association a émis, il y a quelques semaines, une pétition exprimant de «sérieuses réserves» au sujet de la prochaine édition en cours d'élaboration du DSM-5, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ("Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders"), à paraitre en mai 2013.

      La pétition, qui a recueilli près de 5000 signatures de professionnels de la santé mentale, d'organisations et d'étudiants, reproche au texte, l'inclusion de nouveaux diagnostics non validés, l'abaissement des seuils diagnostiques existants, et un manque de rigueur scientifique et d'examen indépendant des données.

      Dans une lettre de réponse, le Dr Darrel A. Regier, directeur de recherche à l'American Psychiatric Association (APA) et Vice Président du groupe de travail DSM-5 (Arlington, Etats-Unis) a réfuté certaines critiques. Medscape France a demandé au Dr Maurice Corcos, psychiatre (Institut Mutualiste Montsouris, Paris) et auteur du livre « L'homme selon le DSM. Le nouvel ordre psychiatrique » publié aux éditions Albin Michel, son point de vue sur la réponse du Dr Regier et sur la nouvelle version du DSM-5.
      Source: Medscape France
    • Le DSM-V et la question du deuil: où tracer la ligne entre tristesse et dépression ?

      Philadelphie, Etats-Unis - Jusqu'en 1980, date de la publication du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders III (DSM III), le manuel de référence des psychiatres version 3, la souffrance d'une personne ayant subi un deuil n'était pas considérée comme pathologique, comme une dépression.

      Dans le DSM-IV (1994), les symptômes dépressifs sont considérés comme normaux chez des personnes récemment endeuillées s'ils ne persistent pas au-delà de 2 mois.

      Dans le DSM-V, à paraître en mai 2013, le groupe de travail de l'American Psychiatry Association (APA) prévoit que le deuil ne soit plus considéré comme « une exception».

      Symptômes dépressifs du deuil : état normal ou pathologique ?
      D'après l'éditorial du Lancet, ne pas exclure le deuil du diagnostic de dépression majeure « signifie que ressentir une tristesse profonde, une perte, faire des insomnies, pleurer, avoir du mal à se concentrer, être fatigué et ne pas avoir d'appétit pendant plus de deux semaines après le décès de la personne aimée pourrait être diagnostiqué comme une dépression et non par comme une réaction normale de deuil. »

      Source: Medscape France
    • Les transgenres figureront-ils encore dans le futur DSM-5 ?

      Arlington, Etats-Unis- Dans un communiqué, l'American Psychiatric Association (APA) a indiqué qu'elle allait plaider pour un meilleur accès aux traitements des personnes transgenres et pour une protection renforcée de leurs droits.

      L'association a retiré l'homosexualité de la seconde édition du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-II) en 1973 et elle soutient, depuis lors, les droits des homosexuels. Aujourd'hui, elle souhaite soutenir publiquement la communauté transgenre (ou transgendériste).

      « L'accès aux soins médicaux, chirurgicaux et psychiatriques en rapport avec le changement de sexe est souvent refusé aux personnes transgenres », note le document de l'APA.

      « Etre transgenre ne devrait pas impliquer ne pas être considéré comme un citoyen pleinement responsable », a commenté pour l'édition internationale de Medscape le co-auteur de cette nouvelle position de l'APA, le Dr Jack Drescher (William Alanson White Institute of Psychiatry, Psychoanalysis & Psychology, New York, Etats-Unis)

      Plus récemment cette année, l'APA Task Force a publié une liste de recommandations pour le traitement des personnes qui ont des troubles d'identité sexuelle.

      Plusieurs voix se sont alors élevées pour demander que les troubles d'identité sexuelle ne soient pas considérés comme un problème psychiatrique et qu'ils ne soient pas inclus dans la prochaine édition du DSM-5.

      Source: Medscape France
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